Il n’est pas toujours avisé de se mêler des affaires des gens puissants. Pour avoir galamment raccompagné Patricia Fortin Rousseau dans son manoir de Cap-Rouge après une beuverie, l’ex-prisonnier Daniel Hurteloup se voit offrir un boulot de gardien de nuit chez TV6, qu’elle dirige. Comme réhabilitation, il ne pouvait rêver mieux. Mais peu après ce coup de chance, le malheur frappe : Patricia est retrouvée pendue dans le studio B. Pour la police comme pour la famille de la victime, de riches industriels à la tête de Fortin Médiacom, Daniel fait un suspect tout désigné. Déterminée à disculper son frère, Sophie Hurteloup mène l’enquête, qui semble vouloir se transformer en leçon d’histoire : le meurtre de Patricia serait-il le contre-coup d’un conflit de travail ayant secoué l’empire Fortin quarante ans auparavant ? « Prolétaires de tous les pays, qui tricote vos chaussettes ? » La question lancée autrefois par les grévistes de l’usine de bas Forty attend toujours sa réponse.
Avec Les Tricoteuses, Marie Saur signe un premier polar dense, volubile et teinté d’ironie, où s’affrontent le milieu des télécommunications et celui du militantisme féministe.
J'ai apprécié cette histoire se déroulant à Québec et mettant en scène un repris de justice, une famille de riches avec des squelettes dans le placard et un chat prénommé Al Capone.
J'aurais voulu aimer ce livre. La prémisse est intéressante, le personnage de Daniel est attachant, les aspects liés au féminisme et au militantisme ouvrier sont plutôt innovants dans le genre policier, mais certains thèmes demeurent en surface et les aspects liés au hacking deviennent peu crédibles au bout du compte. J'ai continué parce que l'intrigue était assez bonne, mais on dirait que le dénouement est bâclé. J'ai terminé le livre en ne sachant pas vraiment qui a fait le crime ni comment, et j'ai eu beau revenir en arrière, je n'ai pas compris davantage. Je comprends que l'autrice voulait une conclusion atypique, mais à ce point-là, c'est confus et frustrant. Vraiment dommage.
J'aime bien les romans policiers qui ne s'en tiennent pas qu'à une enquête, et qui profitent d'une intrigue pour aborder d'autres sujets ou domaines. Ce premier roman de Marie Saur est très ambitieux dans son spectre, et s'attaque à une multitude de thèmes: la vie sociale d'un ex-détenu, le pouvoir de corruption des nantis, le milieu de la communication, l'origami, les acteurs de théâtre aux rêves brisés, les luttes syndicales féministes, et j'en passe.
Il ne manque donc pas d'intrigues. La multitude des points de vue est particulièrement maîtrisée, mais la structure novatrice des événements provoque parfois une légère confusion, même chez le lecteur le plus aguerri. On regrette aussi que certains sujets soient abordés, mais pas explorés davantage au fil des pages.
Reste une intrigue tout à fait honnête avec des rebondissements difficiles à voir venir, et une écriture très fluide, quoiqu'un peu précieuse par moments.
Ce roman n’était définitivement pas pour moi. De un, ça m’a pris 6 jours le terminer puisque je n’avais tout simplement pas envie de le prendre et de poursuivre ma lecture. De deux, ça partait un peu de tout bord tout côté. Chacun des personnages faisaient sa propre enquête sans que le tout soit cohérent. L’enjeu du militantisme féministe est important, mais j’ai trouvé qu’il prenait une trop grande place dans cette histoire.
J'ai choisi de lire ce livre à cause du titre. Il me faudra me souvenir de ne plus faire ça!
Le début m'a plu. J'aimais l'atmosphère, les personnages. Mais c'est devenu de plus en plus compliqué, à un point tel que je dois reconnaitre qu'après avoir terminé le livre, je ne sais toujours pas qui est l'assassin, ni pourquoi la victime a été tuée.
Peut-être qu'une relecture me permettrait de mieux comprendre, mais je n'en ai pas du tout envie.
Le personnage de Daniel est très bien amené. J'ai malheureusement décroché un peu avec l'histoire des tricoteuses de l'usine qui, à mon avis, s'est connectée difficilement avec toute la prémisse qui étaient mise en place.
On dirait que c’est une enquête « calme ». J’ai aimé les passage où on a les témoignages des tricoteuse, mais sinon je trouve qu’on ne s’attache pas tant que ça au personnage principal. Sa soeur est plus divertissante.