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De officio mariti =: Los deberes del marido (Colección J. L. Vives)

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This treatise is a sequel to Vives’ On the Education of the Christian Woman, published in Brill’s series, Selected Works of J.L. Vives. It studies the institution of marriage from a male vantage point, with interesting observations on female psychology, anticipating his later work, De anima. Vives insists more here on the weakness and instability of the woman than in the previous treatise, relying on the biological tenets of Aristotle and Galen. Much attention is given to the choice of a wife and to the husband’s role as tutor of his spouse and disciplinarian. The marriage debt is regarded as a necessary evil, as in St. Paul, while the spirituality of the union is exalted. The book was often printed together with the De institutione feminae Christianae and even considered as a fourth book of that work.

235 pages, Paperback

First published January 1, 1994

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About the author

Juan Luis Vives

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Juan Luis Vives y March. Humanista y pensador español. Nacido en una familia de judíos conversos, estudió en las universidades de Valencia y París. Desde 1512 se estableció en Flandes, donde fue profesor de la Universidad de Lovaina y entabló una estrecha relación con Erasmo de Rotterdam. También mantuvo amistad intelectual con Tomás Moro, que le llevó a enseñar en la Universidad de Oxford desde 1523.

Al igual que Moro, se opuso al divorcio de Enrique VIII, motivo por el que fue arrestado y hubo de dejar Inglaterra y regresar a Flandes en 1528. Su influencia sobre la Europa del Renacimiento fue enorme, pues no sólo acudieron a consultarle los más influyentes artífices de la Reforma protestante y de la Contrarreforma católica, sino que fue tutor y educador de muchos nobles que ocuparon puestos de responsabilidad en la monarquía de Carlos V.

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Juan Luis Vives was a Valencian scholar and humanist who spent nearly his entire adult life in the Southern Netherlands. His beliefs on the soul, insight to early medicine practice, and perspective on emotions, memory, and learning earns him the title of the ‘father’ of modern psychology. Vives was the first to shed light on some key point ideas that established how we perceive psychology today.

Vives was born in Valencia to a Jewish family which had converted to Christianity. As a child, he saw his father, grandmother and great-grandfather, as well as members of their wider family, executed as Judaizers at the behest of the Spanish Inquisition; his mother was acquitted but died of the plague when he was 15 years old. Shortly thereafter, he left Spain never to return.

Whilst still in Spain he attended the Valencia Academy, where he was taught by Jerome Amiguetus and Daniel Siso. The school was dominated by scholasticism, with the dialectic and disputation playing a central role in the delivery of education.

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January 5, 2014
Les Devoirs du mari font suite à L'éducation de la femme chrétienne de l'humaniste espagnol Juan Luis Vives. Le premier livre, qu'il avait dédié Catherine d'Aragon, la femme d'Henri VIII, avait rencontré un succès extraordinaire, et nombreux étaient ceux qui le poussaient à pousser son propos pour édifier également les hommes. L'idée ne l'a pas tout de suite convaincu, car son premier ouvrage s'adressait évidemment aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Mais en 1528, les choses ont changé: Henri VIII désole la terre par ses crimes et scandalise le ciel par ses adultères. Alors qu'il enseigne à Oxford, Vives s'oppose au projet de divorce du roi, qui rêve d'épouser Anne de Boleyn, ce qui lui vaut une disgrâce, tandis que la reine est emprisonnée. A quoi peut bien servir de houspiller la femme avec des leçons de morale si déjà le mari est un fou ou un tyran? N’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

Il faut déjà que le mari prenne conscience des devoirs qu’il a envers son épouse, de sa responsabilité, et qu’il n’abuse pas de la position d’autorité que les mœurs lui ont assignée : pour y parvenir, il doit se rappeler la longanimité avec laquelle les femmes acceptent la position subalterne qui leur échoit, en passant de la tutelle d’un père à celle d’un mari. Pour autant, Vivés n’est en rien « féministe », ce serait totalement anachronique : il insiste aussi sur le fait que le mari ne doit surtout pas se laisser aller à une complaisance coupable, et laisser sa femme le diriger, où la gâter par des cadeaux, une adoration sans bornes, une vie oisive, sans qu’elle participe aux travaux de la maison, comme le font les riches, ou les amoureux trop passionnés. Ainsi, le rappel du mari à ses devoirs n’est pas sans rappeler l’Economique de Xénophon, ou de celle d’Aristote. Il peste également très fortement contre les œuvres littéraires de pur divertissement qui font, dans son esprit, la promotion d’une mauvaise mentalité: Certains ouvrages préparent à la rhétorique; d'autres sont des passe-temps voluptueux, inutiles et dangereux. Ce ne sont que fables milésiennes, inventions ou mensonges, comme l'Âne d'or d'Apulée et autres Lucien, composés par des gens oisifs, ignorants ou vicieux. Tous sont à rejeter: Lancelot, Ogier le Danois, Amadis de Gaule, La légende d'Arthur de Bretagne, Tristan et Yseult, et autres ouvrages de même farine.

Même s’il reste marqué par les préjugés de son siècle, j’ai beaucoup apprécié le caractère progressiste de certaines des idées défendues par Vivés : une critique sévère des abus de l’église lorsqu’elle cherche le pouvoir et la richesse, la promotion de l’éducation des femmes, dont il attend les meilleurs fruits, plutôt que la défiance à laquelle l’associe généralement le préjugé populaire. Pour Vivés, c’est bien l’éducation qui détermine le comportement moral des individus, non leur nature mâle ou femelle. Ils doivent également avoir l’âge d’être autonome et mature : contre les lois de l’époque qui permettaient les mariages à 12 ans, il souhaite plutôt attendre 17 ou 18 ans. Enfin, il plaide contre les mariages arrangé contre la volonté des intéressés, ou à leur insu : il en va de leur bonheur, et doivent pouvoir se connaître avant de se décider :
En entendant une femme parler, on peut deviner ses mœurs, ses affections, ses vices ou ses vertus, ce qui lui plait ou déplaît. Or, chacun aime son semblable. Donc un homme doit pouvoir approcher la femme qu'il se destine à épouser, la rencontrer, la sentir, parler et plaisanter avec elle, boire, manger en sa compagnie, se divertir aussi afin de mieux connaître son tempérament et ses goûts.
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