À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen. La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle. Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises. Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité. Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné. N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.
Un’indagine tragicomica, in un paesino sperduto tra Belgio e Francia, con personaggi improbabili ed un passato intriso di segreti e misteri. Una lettura divertente, leggera, scorrevole. Mi ha ricordato “La chiave di tutto” di Vignali, letto l’anno scorso; entrambi i libri sono usciti nel 2018.
2.5☆ Plutôt déçue par rapport aux très bonnes critiques lues sur les blogs. Certes, il y a des passages "truculents" comme on dit mais je n'ai vraiment accroché qu'à 80 pp. de la fin.
Bonne surprise pour ce polar dont on ne comprend pas bien comment ça démarre, avec des protagonistes pour le moins loufoques, mais qui prend de la consistance au fil de la lecture. L’humour est toujours très risqué dans l’écriture, et même si je n’étais pas convaincue en entamant le livre, il s’avère être drôle juste ce qu’il faut. Il me rappelle un polar que j’avais lu il y a très longtemps : Poste Mortem, de #jeanjacquesreboux (dont l’humour noir et grinçant me revient et que je conseille vivement si on aime ça)
Un bon 3,5 même, qui pourrait même tendre vers un 3,75. Vraiment dommage que GR ne permette pas la nuance, 4, c'était un poil trop, mais j'ai hésité. Du bon Bartelt que j'ai retrouvé avec plaisir, un poil moindre peut-être que ce que j'avais gardé en mémoire, mais il y a de sacrés bons passages du point de vue stylistique, du truculent même, et l'intrigue se tient bien.
À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen. La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle.
Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises.
Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité. Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné.
N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.
Il s’en passe des crimes dans ce petit village des Ardennes Belge.
J’ai aimé l’inspecteur Vertigo qui ne mange que des frites du matin au soir, descendant forces bières au litre, mais sans mousse.
J’ai aimé Nicolas qui enquête sur la star de cinéma Rosa, son enquête l’emmenant sur les assassinats qui font l’actualité.
Des personnages haut en couleur : le syndicaliste qui lui ouvre un boulevard à sa sortie du train et qui se fait un devoir de boire du thé parce que ça fait plus sérieux ; la mère octogénaire de l’actuelle patronne qui compte les bocks depuis sa mezzanine ; le directeur du Centre de Motivation toujours tiré à 4 épingles ; le simplet du village et la famille d’agriculteurs flamands ostracisée.
Une enquête qui ramènera Vertigo aux plus noires heures de la libération.
L’image que je retiendrai :
Celle du taxi chargée d’emmener chaque matin un élève radié du programme du Centre de Motivation.
Un petit village au cœur des Ardennes belges, un Hôtel du Grand Cerf qui n’a pas bougé depuis qu’il y a 40 ans une actrice y a été retrouvée morte dans sa baignoire, un journaliste chargé d’enquêter sur cette vieille histoire en vue d’en faire un documentaire, et un assassinat puis un deuxième suivi d’une disparition …. Entre en scène alors l’inspecteur Vertigo Kulbertus qui, a quinze jours de la retraite, va poser ses quartiers dans le fameux hôtel pour résoudre cette affaire. Le lecteur suit donc parallèlement deux enquêtes : les recherches sur la mort de l’actrice et ces nouveaux meurtres.
Je suis tombée par hasard sur ce polar d’un auteur dont je n’avais jamais entendu parler alors qu’il a publié une quarantaine de livres !
Toute l’originalité du livre tourne autour de ce personnage , une espèce d’inspecteur Colombo qui aurait pris du gras et oublié toutes ses bonnes manières et qui enfilerait les répliques d’Audiard dans une ambiance à la Simenon ! Obèse et fier de l’être, il a une façon bien à lui d’enquêter et sème le bazar dans le village où les vieilles querelles ont la vie dure : « Dans un village, il n'y a jamais prescription. le plus lointain passé reste d'actualité. On règle ses comptes avec trois siècles de retard, mais on les règle. Ce qui est dû doit être payé. »
Une trame assez classique, des personnages bien typés, un inspecteur extravagant mais efficace au final parce que « La bizarrerie n'est pas incompatible avec la compétence », un humour un peu trash, des dialogues ciselés ( on a envie d’en citer plein mais c’est déjà fait par d’autres !) , le tout saupoudré d’un peu de pensées bucoliques… une découverte intéressante qui donne envie d’essayer d’autres titres de l’auteur.
Franz Bartelt, c’est l’humour noir des Ardennes, un styliste du polar à la langue affûtée comme un couteau de chasse. Un peu grinçant, un brin absurde, toujours précis. On le lit comme on écoute un conteur ironique au fond d’un troquet.
Écrit en 2017, L’Hôtel du Grand Cerf s’inscrit dans la veine du polar rural. Un village figé dans ses secrets, un hôtel décrépit, une affaire ancienne qui remonte – tout est là pour une enquête qui racle sous les tapis. Le roman s’offre comme un clin d'œil aux classiques du genre, mais avec un regard très contemporain.
Nicolas, journaliste à l’ironie bien pendue, débarque à Reugny pour une enquête sur la mort mystérieuse d’une star du cinéma... soixante ans plus tôt. Il croise la route de Thérèse, propriétaire de l’hôtel, et d’un cortège de villageois aussi étranges que bavards. Chaque personnage éclaire Nicolas à sa façon – ou l’égare. Ils sont miroirs, obstacles ou révélateurs dans ce jeu de piste narratif.
Un journaliste désabusé creuse une vieille affaire oubliée dans un village qui a tout intérêt à se taire : voilà l’histoire, tendue comme une corde de piano, qui oscille entre enquête et satire.
Sous la surface : les non-dits d’une communauté, la vérité maquillée, le pouvoir du silence (et le poison du temps). Ce n’est pas juste un polar : c’est aussi une peinture féroce de l’humanité en huis clos.
Bartelt écrit sec, vif, drôle. Les dialogues claquent, les descriptions font mouche. L’ironie affleure partout, sans jamais dissiper le malaise. Une voix singulière, qui rend la campagne aussi angoissante qu’un roman noir américain.
Ce livre amuse autant qu’il inquiète. Il rappelle Les Rivières Pourpres de Grangé (vérités enfouies et justice tordue), ou L’Anomalie d’Hervé Le Tellier (le réel piégé par ses propres fictions). Et dans la même veine, Bartelt a signé Le fémur de Roger (absurde et enquête improbable) ou Les Bottes rouges (fantaisie et satire sociale).
Hôtel du Grand Cerf n'est certainement pas le roman policier de l'année. Il s'inscrit dans une version old-school, dans la lignée un peu démodée des enquêtes à la Agatha Christie. Les indices sont très, très menus et ne permettent pas de trouver le coupable. Aussi faut-il faire tourner ses petites cellules grises et ne pas s'attendre à de pics de tension avec les courses-poursuite ou les séances de malversation des victimes.Mais il ne faut pas lire ce roman au premier degré, il faut y avoir le second voire le troisième degré. En plus de faire un roman critique sur les Ardennes et ses habitants qui peuvent paraître bourrus et rétrogrades, il le fait avec drôlerie et dérision, et de temps en temps d'humour noir. On se délecte de la description et de l'attitude de l'inspecteur qui nous fait invariablement penser à un Colombo mais irrévérencieux.Si sur l'aspect policier le roman ne restera pas dans les annales, le lecteur passera un bon moment avec Hôtel du Grand Cerf et découvrira une région française méconnue. https://quoilire.wordpress.com/2019/0...
La narration, le développement et la chute, sont excellents même si cette dernière s'avère prévisible (il n'y a pas 20 solutions à ces multiples meurtres...). Des descriptions longues parfois.
Le personnage de l'inspecteur Vertigo Kulbertus est outrancier, vulgaire, atypique, non pas sans rappeler le légendaire San Antonio. Les autres personnages, ceux du village et les étrangers (Nicolas et Sylvie) sont attachants.
Deux histoires se rejoignent. En premier lieu, le pigiste Nicolas se rend à Reugny pour découvrir la vérité sur la mort de l'actrice Rosa Gulingen, survenue des années en 1960 à l'hôtel du Grand Cerf. Meurtre, accident, suicide ? En second lieu, l'inspecteur Kulbertus, à 14 jours de sa retraite, se retrouve à Reugny lui aussi, pour enquêter sur une disparition et des morts suspectes.
Un polar empli d'humour noir qui tient éveillé jusqu'à la dernière page.
Un des premiers romans belges que je lis ! ça se passe dans les Ardennes proche de la frontière française. Une drôle d'ambiance dans cet hôtel où une actrice célèbre est morte il y a longtemps. Il y a une double enquête, l'une par un journaliste parisien l'autre par un enquêteur belge loufoque car plusieurs meurtres viennent d'être commis dans le village. Même si on devine assez facilement les coupables par élimination, la chute de l'histoire révèle un surprise. J'ai dévoré les 150 dernières pages.
Assolutamente pazzesco. Un giallo intrigante e pieno di colpi di scena inaspettati. Geniale l'approccio da più punti di vista per la narrazione che permette di ricostruire i tasselli un po' alla volta. L'ispettore è esilarante, il suo umorismo dissacrante non risparmia nessuno e i suoi discorsi deliranti a volte perdono totalmente il loro senso. Il finale non è sicuramente rivoluzionario o geniale, è il percorso narrativo il punto forte del libro, ma non per questo meno avvicente.
Une enquête mêlant le présent et un passé lourd de secrets dans un coin des Ardennes. Les personnages sont originaux et l’histoire alambiquée. Mais le scénario est cohérent et l’histoire se lit vite. La lourdeur et la dureté de cette histoire est habilement contrebalancée par les notes d’humour apportées par le comportement de l’enquêteur, plus fin qu’il ne le laisse paraître.
Un crescendo di colpi di scena, che hanno reso il libro sempre più intrigante. Il personaggio del poliziotto inizialmente odioso, ma che si rivelerà invece incredibilmente arguto. Una lettura leggera, uno di quei libri che riusciresti a finire in una giornata o due (non per la lunghezza, ma per quanto ti tenga attaccata alle pagine).
Un polar atypique et à l'humour décapant. Les personnages sont haut-en-couleur, notamment celui de l'inspecteur, et l'enquête en deviendrait même secondaire tant on aime cette atmosphère de secrets enfouis qui règne entre eux.
Carino! Simpatico e divertente. Non so perché sia stato associato a Simenon, che invece di solito è molto più cupo. Immagino solo per l'ambientazione. Un po' triste il finale, con un colpevole che non viene punito. Vorrei leggere altro dell'autore ma non c'è granché tradotto in italiano, temo.
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Polar intéressant mais qui prend un peu de temps à démarrer. Le personnage de l inspecteur est assez marrant et les descriptions des Ardennes franco-belges plutôt attirantes !
Decisamente piacevole.Ognuno ha i suoi scheletri nell'armadio e, come dice l'obeso ispettore: la verità non esiste, tutti mentono e vivono di illusioni.
This is a real page turner. I lke the way there are no chapters but sections at different places and different times of day. I can see why it won the Trophée De 813. A must!!
Sometimes, I subscribe to La Kube, where a bookseller chooses a book based on your tastes, and send it to you with a few goodies. I don’t do this often, as it’s expensive for my budget. But not that expensive in itself, around $20. I have never been disappointed by their choice, and they have helped me discover new authors, like Bartelt. Who wrote around 40 novels!