« Je ne comprends rien à rien. Tant d’événements inattendus qui bousculent notre vie ! La frénésie de l’Inde. Et puis, cette réaction démesurée, viscérale, de Florent face à l’enlèvement de Hope et de Saleem. On dirait qu’il est en choc post-traumatique. Le directeur de l’école a annoncé solennellement à l’interphone que la sécurité serait renforcée au collège dès demain. De ne pas nous inquiéter. Ce matin, des paparazzi sont entrés dans la cour pour mitrailler les élèves de questions sur Saleem. Ils ont aussi assailli Florent pour recueillir sa version des faits.»
Intrigue qui aurait pu être intéressante si les deux narrateurs adolescents n'avaient pas employé un langage aussi recherché, utilisant des mots que même certains adultes ne connaissent pas. L'auteure a bien tenté de contrebalancer le tout en insérant ici et là quelques mots du jargon québécois, mais selon moi, cela a enlevé toute vraisemblance à leur discours et pour ma part, tout intérêt à cette histoire.
Les lueurs du petit matin irisaient la rue.
Ce qu'il pouvait m'énerver celui-là avec ses arguments d'altermondialistes écolos. - Si tu continues, je vais te renier, maudit zigoto.
Dire qu'on fait de l'effet à Bangalore, avec nos tignasses cuivrées et notre gémellité, est un euphémisme.