Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?
Bref c'était une histoire classique de possession et de poupée hantée. J'ai aimé la plume de l'écrivaine surtout que j'ai été capable de déambuler dans les couloirs lugubres de château et imaginer l'effrayante poupée mais franchement la fin m'a beaucoup déçu ......
Me voila avec une première histoire jeunesse fantastique, un peu horreur sur les bords, mais pas trop, qui donne des frissons. Si ma chronique s'arrêtait là, est-ce que cela serait suffisant ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais à force, vous me connaissez, je en sais pas faire très court. Déjà le livre en lui même est magnifique, comme quasiment tous les livres de cette maison d'édition. Ils ont des illustrateurs qui font un super travail et pour ce titre, il s'agit de mina M (aussi bien pour l'extérieur que pour l'intérieur et j'ai adoré). Un petit bijou, avec des pages épaisses qui ne se déchirent pas à la première tournée de page, une belle qualité pour les plus jeunes et les autres. Et cette poupée de porcelaine représentée juste sous nos yeux, dot le résumé nous intrigue forcément, même en temps qu'adulte, nous donne au moins cette question : que se passe-t-il réellement ?
Avant d'être auprès des personnages principaux, nous assistons à une scène qui met mal à l'aise, laissant un ruban violet sur son passage. Puis, nous suivons Sybille, une adolescente de 12 ans qui adore tout ce qui est étrange. Les laissés pour compte, les ossements, les objets sombres, le noir, les fameux "trucs" bizarres, mais ce n'est pas pour autant qu'elle est dépressive. Ce n'est pas parce que Sybille adore ce qui est différent et le gothique d'une manière générale qu'elle n'a pas une joie de vivre surprenante. Elle adore sa mère, sa famille et est véritablement attachante. De plus elle ne joue pas les intéressées et préfère avoir peu d'amis, mais des solides, comme Philémon. Lui fait partie de ses parias de l'école, parce qu'il est différent et ne joue pas les gros bras et elle est du genre chevalier servant pour damoiseau en détresse. Durant le récit, les passages où ils sont ensemble, nous comprenons qu'il y a une très forte amitié qui est solide, à toutes épreuves. Et je peux vous assurer qu'il y en a quelques unes de ces épreuves.
Nous entrons très vite dans le monde de Sybille, avec joie certes, mais aussi curiosité. Sa mère est adorable, un métier de "brocanteuse" en somme et cette fois, elle embarque avec elle sa fille pour aller trouver des trésors dans un château digne de ce nom ! Bien entendu, les murs ne sont plus habités depuis des années, des décennies et il peut y avoir des trésors cachés. Entendez par là, pas d'or, mais des meubles anciens, de la vaisselle qu'un collectionneur pourrait acheter à prix d'or justement, de la porcelaine aussi... C'est sous la forme d'une poupée que Sybille va tomber littéralement en pâmoison et l'emmener avec elle. Sauf que le résumé apportant déjà des frissons, est-ce que la poupée n'aurait pas mieux fait de rester dans son coin ? Oui et non, lorsque vous arrivez à la fin vous allez comprendre beaucoup de choses, mais pour y arriver, il va falloir s'accrocher.
Cette jolie porcelaine a vécu depuis pas mal de temps et sa présence en ces lieux n'est pas anodine. Je suis moi-même collectionneuse de ce type de poupées et je dois bien admettre que je ne les regarde plus de la même manière depuis. Qu'est-ce qui se cache vraiment derrière un beau physique, un teint parfait, de grands yeux toujours ouverts sur le monde sans pouvoir intervenir ? Est-ce que Sybille ne serait as en train de devenir folle en imaginant des choses ou bien... Ou bien cette poupée pourrait s'apparenter à la copine de Chucky dans une version plus soft physiquement, mais atteinte psychologiquement ? Des rêves, ou plutôt des cauchemars en puissance, qui vont jusqu'à intervenir dans la réalité vont fabriquer ce climat de mal-être. Le malaise est ressenti pour quiconque tient ce livre entre ses doigts et pourtant je n'ai pas 12 ans ! Le froid s'intensifie au fil de la lecture et nous cherchons à comprendre ce qui se produit réellement.
L'horreur n'est pas comme pour les adultes, mais elle se pose bien là, entre les lignes, avec des sous-entendus, des ricanements, des moments de doutes, des pertes de repères de nos héros, des prises de possession... L'auteur ne s'est pas cantonné à écrire une histoire pour faire peur, il donne matière à réflexion sur plusieurs sujets important dont l'identité, la sienne à soi, comment la gérer (et bien entendu d'autres points qu'il faut découvrir). D'ailleurs le livre est toujours en vente sur le site de l'éditeur, donc n'hésitez pas ! Cet aparté fait, les sujets sont très intéressants, mis en valeur avec douceur et sans forcer. Le sujet principal, autre que la famille et l'amitié est fort et surtout permet d'ouvrir l'esprit des plus jeunes en montrant les avancées ou non dans les esprits des gens. Et si à une époque c'était étriqué pour certains sujets, à la notre, cela ne change pas de beaucoup.
Des rebondissements, du surnaturel, Sybille va devoir composer avec tout ce qui arrive et la peur de perdre quelqu'un de cher. La lecture est fluide avec assez de descriptions et d'illustrations qui donnent vraiment des détails plus qu'appréciables. C'est un texte qui est touchant par les sujets proposés et également les liens entre les personnages. Et la révélation de fin, ou plutôt la double dont l'une se voyait un peu tout de même est un moment très sensible. J'ai adoré l'ambiance du récit, avec les contrastes du sombre et de la gaieté, que tout n'est pas obligatoirement triste dans ce qui n'est pas beau pour la plupart des gens. Chacun des personnages apportent un petit plus, avec son propre style, le fait de ne pas s'occuper du regard de ceux qui les entourent. Le plus important c'est la famille qui se construit avec nos propres choix. Entre une maman qui est hyper compréhensive, un beau-père franchement adorable, des tantes un peu folles sur les bords mais qui sont géniales, Sybille est bien entourée et Philemon adore cette ambiance.
En conclusion ? Un récit qui plaira aux jeunes et moins jeunes (comme moi quoi). Des thèmes forts mis en avant, des illustrations magnifiques. Les personnages sont jeunes, mais forts et attachants. Le côté gothique est décrit avec justesse, humour, passion et imbriqué dans la vie ! Le récit se lit vite avec intensité, l'effroyable porcelaine joue très bien son rôle et lorsque nous avons le fin mot de l'histoire nous comprenons les diverses douleurs qui existent. De nombreuses questions vont forcément en découler, mais cela ne fera qu'ouvrir un peu plus la perception de chacun.
Ça fait un moment qu'il me tente. J'avoue je ne savais pas de quoi ça parlait. Oui je fais aveuglément confiance aux copines et aux merveilleuses couvertures !!! Une histoire qui fait froid dans le dos mais dont le fond est profond et d'actualité. A mettre entre beaucoup de mains!!!
Un roman fantastique jeunesse qui commence de façon très classique, sur le thème de la poupée possédée. Le dernier tiers prend toutefois une tournure surprenante et poignante, permettant de sensibiliser le jeune public sur des thématiques fortes. J'en reste très émue.
Une très bonne histoire, très bien écrite et qui m'a vraiment plu. Peut être un peu dark pour la cible jeunesse par contre, on verra ce que mon fils de 10 ans va en penser.
Tout a débuté avec un concours qu'ont lancé les éditions du Chat Noir : me voici gagnante d'un lot qui comporte les cinq romans qui composent la superbe collection Chatons Hantés. Ni une ni deux, je m'empresse sur le premier de la liste, il s'agissait de Effroyable porcelaine, de Vincent Tassy. Oserais-je seulement vous avouer mon amour pour les illustrations et les couvertures ? C'est d'ailleurs ça qui m'a incité à plonger dans ma lecture sans regarder le résumé.
Le premier chapitre donne le ton : sur une narration au présent et une écriture très agréable avec de belles sonorités poétiques et une ambiance qui surfe entre l'ombre et les mystères, on fait la rencontre du personnage central du roman, je vous dirais. Suivi de peu par Sybille, l'autre personnage qu'on va suivre. Ah, Sybille, une jeune fille aux allures gothiques avec qui j'aurais pu devenir meilleure copine, on a tellement en commun ! Notez aussi que, contrairement à plein d'autres romans de ce style, Sybille a beau être gothique, elle n'est pas dépressive, c'est appréciable d'avoir un schéma changeant ! Quant à Ophélia, le fantôme qui habite la poupée de porcelaine trouvée par Sybille, elle est effrayante autant que fascinante, le genre de poupée que l'on ne voudrait pas forcément accueillir dans sa chambre. Méfiez-vous de la froideur angélique des poupées, vous ne savez pas qui traîne à l'intérieur, ou ce que les yeux vides ont vu dans leur vie…
C'est un roman pour, globalement, un public assez jeune, de 9 à 12 ans, aussi l'intrigue se met très rapidement en place et les chapitres avancent à vitesse folle, accompagnés à chaque fois par des illustrations en noir et blanc qui immergent davantage dans l'histoire. Cette histoire de poupée démoniaque possédée par un fantôme en mal de vengeance, on croit peut-être l'avoir vu souvent et en connaître la fin, prévisible. Eh bien, mes ami(e)s, on se trompe, et en grand ! La force majeure de Effroyable porcelaine est en effet située dans son originalité et les thèmes qui y sont traités. On s'éloigne des répétitions des romans d'horreur et on aborde un sujet qui est encore assez peu développé. Je ne vous en dis rien, pour ne pas vous gâcher la lecture, mais je tiens quand même à signaler que ce sujet est amené avec respect, et surtout avec humanité, à travers le personnage d'Ophélia, mais pas que.
Un roman qui se lit très rapidement et avec une vraie facilité, une écriture qui porte et nous fait voguer dans la brume que laisse Ophélia, la poupée de porcelaine souffrante et perdue… Effroyable porcelaine est vraiment simple et agréable à lire, même pour un public jeune, et sa manière d'aborder et d'interroger certains sujets, comme le genre ou les normes par exemple, mérite qu'on se penche dessus. Attention toutefois, la délicate poupée risque de vous emporter aussi dans sa douleur, prudence !
Sybille est une ado de 11 ans un peu particulière. Elle aime l'étrange et ce qui repousse l'individu lambda. Un jour, sa mère l'emmène dans un château à vider avant sa vente et c'est là qu'elle découvre une splendide poupée, bizarre, dans une chambre d'enfant pleine de poussière, qu'elle appelle très vite Ophélia. C'est également à partir de ce moment là que commencent des cauchemars affreux. Ce titre fait parte de la collection pour enfants, pourtant sous ses airs, il cache un thème particulièrement adulte et je le trouve autant adapté à un public plus vieux qu'enfant. Je n'entrerai pas dans les détails car ce serait vendre la mèche, mais je l'ai trouvé surprenant et très bien amené, même si cela est abordé subtilement. Une agréable lecture, courte, parfaite pour la période d'Halloween. Cela dit ça ne m'a pas convaincue que j'ai raté quelque chose dans l'enfance en n'ayant pas de poupée de porcelaine que j'ai toujours trouvé moi aussi très creepy. J'ai beaucoup aimé l'écriture de Vincent Tassy, mélancolique et pleine de rêves dans ses descriptions du château abandonné et de la nature sauvage alentours. Je ne vais d'ailleurs pas tarder de commencer Apostasie.
Effroyable porcelaine est un beau roman jeunesse. C’est un roman bien écrit, mystérieux, attendrissant et par moments angoissant. Vincent Tassy nous offre une écriture poétique et gothique à souhait. Ce livre se lit très vite, et est très immersif. Le message véhiculé par l’histoire est très important, et essentiel à transmettre aux enfants. L’acceptation de soi et la quête d’identité sont des questions centrales au récit. Ce roman peut se lire à tous les âges, le lecteur trouvera toujours des questions à se poser. La fin a été inattendue pour ma part, et a été une surprise totale. Un magnifique roman à mettre dans toutes les mains.
Une histoire qui commence doucement, dont les mystères prennent progressivement de l’ampleur et de l’intensité. En ce qui me concerne, la fin était prévisible : les détails sont distillés tout au long du récit et en les interprétant correctement, il ne pouvait y avoir qu’une seule conclusion possible. Malgré cela, j’ai bien aimé cette lecture, c’était une découverte sympathique. https://psylook.kimengumi.fr/2017/10/...
Magnifiiiiiique. Ça mélange les histoire de poupées classique avec des évènement moins classiques. J’ai vraiment aimer les plot twists auxquels je ne m’y attendais pas du tout. Pour être honnête, j’ai crue pendant un bon moment que ça allait être une histoire de poupée vraiment classique, mais ça ne me dérangeait pas vue que j’adore l’horreur. Ça commence avec des trucs classiques de ce style, mais ça change complètement quand le meilleure ami du personnage principale commence à l’aider.
Bref, Effroyable Porcelaine de Vincent Tassy est une lecture sympathique qui m’a emmenée dans son histoire de poupée maléfique aux côtés de deux personnages atypiques, Sibylle et Philémon. Un très beau message de tolérance s’y trouve.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance et le personnage principal. Je me suis totalement laissée emporter par l'intrigue et le petit mystère. Je suis juste un peu déçue du dénouement par contre...
Une lecture sympathique, qui tient sa promesse horrifique avec un décor glauque, une héroïne qui porte bien l'histoire et une poupée effrayante. Le message final de l'histoire m'a émue et apporte une touche marquante à ce roman, qui aurait pu vite se lire et être oublié.
Ma sœur l'a acheté en convention et j'ai été agréablement surpris.
Je suis plus âgé que le public cible, c'est sûr, mais j'ai tout de même très apprécié la plume de l'auteur. (Je dirai que le public cible est les pré-adolescents).
De prime à bord, c'est une histoire classique de fantôme mais l'addition de thème LGBTQIA+ rend le livre différent des autres.
Un court roman jeunesse gothique très bien mené qui propose un très beau message sur un thème qui me tient beaucoup à cœur. [CHRONIQUE] -> http://pugoscope.fr/1787-effroyable-p...
Ce livre a été un véritable coup de cœur : des illustrations magiques de la très talentueuse Mina M, un texte poétique et envoûtant mêlant passé et présent, un mystère autour d’une poupée possédée, une ambiance sombre qui fait frissonner, avec de très belles valeurs : soyez vous-même, même si ça ne plait pas à tout le monde, car c’est ce qui vous rendra heureux !
Une histoire de fantômes, pour petits et grands, parfaite pour frissonner les longs soirs d'automne. La plume est belle et le fond est sensible et touchant ! Je n'ai pas vu venir la chute, bravo l'auteur !
+ : couverture sublime, jolie plume, histoire profonde et intéressante, personnages attachants et qui ne sont pas stéréotypés, ne fait pas peur mais instaure une agréable ambiance brumeuse et inquiétante - : /