Pouvoirpoint se déroule dans un futur intemporel, lointain mais déjà vintage, dans lequel les Terriens ont colonisé les systèmes solaires voisins. Nous suivons la vie d’un graphiste stagiaire à bord d’un vaisseau spatial de commerce, le temps d’un voyage de quelques mois entre la Terre et Alpha du Centaure.
Sur un ton absurde, nous découvrons avec lui la vie du vaisseau, entre quotidien de bureau et grands thèmes de science-fiction (sauts en hyper-espace, menace extra-terrestre).
L’histoire est découpée en dix chapitres, allant de l’embarquement jusqu’à l’arrivée. Mais, en prologue et intercalées entre chaque chapitre, on voit des scènes en flash-forward pleines de bruit et de fureur, qui nous racontent la fin de l’histoire : tirs et explosions en rafales, le vaisseau et les personnages semblent en très mauvaise posture, rien ne va plus.
Toute l’histoire de Pouvoirpoint se résume en une seule question : comment en sont-ils arrivés là ?
c'était très rigolo et plein de références marrantes et j'aime toujours beaucoup le trait de Surcouf. J'ai juste eu un peu de mal à rentrer pleinement dans le truc
J'ai eu du mal au début. Sur le livre, il n'y a aucun résumé, on a une espèce de fiche sur le rôle du personnage au bord du vaisseau, c'est tout. On sait qu'il est graphiste. On sait qu'il doit se diriger vers Nouméa-du-Centaure, et qu'il n'est pas impliqué dans des activités d'espionnage. Jusque là, c'est comme dans un gros n'avion. Youpli Youpla. . La BD s'ouvre et c'est tout coloré ; on a un espèce de bonhomme en combinaison à qui il arrive des tuiles et dont le tic de langage n'est autre que "ah euh, non", en tout cas il fait beaucoup "heu", c'est comme un enfant qui ne comprend rien mais qui fait quand même. . J'ai eu du mal car je ne comprenais pas grand chose, en plus moi qui suis habituée aux ambiances un peu sombres et aux dessins plus abstraits, j'ai été désarçonnée : c'est rose, jaune, vert, pétant, flashy, avec des ambiances qui changent et des gens bizarres qui causent de trucs un peu surréalistes tout en gueulant parce que le machin qui porte une combinaison n'a toujours pas de carte de cantine. C'est un peu absurde. Mais ça marche. . Quand on arrive à la fin, on peut être bluffé ou scandalisé. Moi ça m'a plu, petit message satirique et dénonciateur bien apprécié !!! . En résumé, parce que là franchement mon cerveau fait ce qu'il veut, c'est une BD à première vue compliquée, puis absolument barrée, pour finir par une fin qui a du sens et qui est putain d'actualité. (Oui je dis putain parce que purée de vermisseau, c'était cool!) . Voilà, comprenez ce que vous voulez, moi je ne sais même pas ce que j'ai voulu dire. C'est à l'image de Pouvoirpoint : on ne comprend pas tout, mais on s'en tamponne la bille.
Un livre complètement génial ! Les références sont délicieuses, le rythme est maîtrisé, les couleurs sont éclatantes, survoltées et juste parfaites. Je m'emporte un peu mais cette histoire tellement drôle et critique juste ce qu'il faut d'un stagiaire dans un vaisseau spatial peuplé de ceux qui ont peur de "l'ennemi" est juste vraiment excellente et bien ficelée. Bref une très chouette bd et un vrai plaisir de lecture !