Je referme ce livre le souffle coupé. En le lisant, j'ai eu l'impression de ne rien connaître et de tout connaître à la fois : les lieux, j'y ai vécu, je les revois, tout est si vivide dans mes souvenirs, ç'en est presque physique. Pourtant, j'ai presque envie de ne rien connaître : la guerre qui a meurtri mon pays et mon peuple, qui persiste dans notre mémoire collective transmise inconsciemment, qui se fait ressentir aujourd'hui dans chaque discours politique... cette guerre-là, s'est-elle jamais éteinte ? Ou sommes-nous simplement dans le déni ?
Ce livre m'a parlé de mon pays d'origine, de mon pays d'adoption, du Liban au temps de mon propre Jeddo, de l'horrible guerre que mes parents ont vécue, de l'école des soeurs où j'ai appris le français, de la douceur du coucher de soleil à Byblos, d'amour et de haine, d'un système politique qui cause encore du tort, d'une histoire familiale qui ressemble à la mienne de loin, mais de près aussi. Ce livre m'a touchée. Merci.
J'ai adoré ce roman, cela faisait longtemps que je n'avais pas été transportée à ce point. Le personnage principal François est très attachant, il fait preuve d'un discernement et d'une volonté incroyables. En 4ème de couverture, on lit : "on ne sort pas indemne de l'histoire bouillonnante de François Le Bruel" et c'est exactement mon ressenti. Je vous le recommande vivement
Très long à lire mais rassemble l’histoire du Liban et de son mélange de cultures. On y raconte la guerre civile, celle qui a déchirée le Liban mais également son peuple qui garde son espoir dans toute épreuve.
Magnifique roman sur l'histoire du Liban et d'une famille déchirée par des convictions différentes. Le personnage principal est très attachant et remarquable dans sa tolérance et sa force de vivre !