La littrature, la musique ou les beaux-arts entretiennent des liens troits avec la culture protestante. En revanche, le cinma reste beaucoup plus autonome par rapport une telle influence. Dans cet essai, Bernard Reymond revient sur cette indiffrence en expliquant que l'essor de l'art cinmatographique s'est fait sur des impulsions populaires que les thologiens contemporains de sa naissance peinaient mesurer. L'auteur propose ds lors une lecture protestante du cinma, tirant des parallles avec la construction d'une prdication et le montage d'un film, ou entre l'icne immobile du Dieu chrtien et celles en mouvement des grandes figures de l'art cinmatographique. Sans luder la question importante des reprsentations de Dieu et de Jsus l'cran, il voque galement quelques films dont le propos russit exprimer les questionnements majeurs de la foi protestante.