Antoine Monnier est le paisible quinquagénaire qui préside aux destinées d'une petite gare échouée en pleine campagne, au bord d'une ligne secondaire. La train du matin emmène vers la ville les voyageurs qui reviendront immuablement par le train du soir ; entretemps, quelques rapides passent sans ralentir... Rien ne semble devoir rompre cette douce monotonie.
Et puis, il y a ces rumeurs de fermeture de la ligne... Et puis, il a ce jeune type aux allures de voyou qui vient rôder autour de la gare. Il s'appelle Alex. Aux yeux de ses copains, c'est un vrai dur. En réalité, c'est une petite frappe qui croit le grand jour venu lorsqu'on lui demande de tuer quelqu'un. Quelqu'un qui, chaque jour, prend le train du matin, et revient par le train du soir...
Le Réflexe de survie est une variation inattendue sur une des thèmes fondateurs du polar : l'homme à abattre.
Il entreprend des études d'arts plastiques en 1985 à Rennes, et fonde avec quelques amis, dont Joub, Jean-Luc et Fred Simon, le studio BD Psurde. Cette petite structure éditoriale leur permet de publier leurs premiers travaux, dont un album collectif, La Vie Tourmentée d'Ernest Formidable.