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Nicolas Malebranche was a French Oratorian and rationalist philosopher. In his works, he sought to synthesize the thought of St. Augustine and Descartes, in order to demonstrate the active role of God in every aspect of the world. Malebranche is best known for his doctrines of Vision in God and Occasionalism.
Dans ce traité, Malebranche présente les conséquences et l’utilité pratique de sa philosophie occasionnaliste. Il reprend apparemment le style de Bérule. Il aborde d’abord la vertu en général puis son application dans les différents domaines de la société (vie politique entre les citoyens, relation entre les chrétiens, les relations conjugales, les relations parents enfants, l’amitié, etc.). La méthode en gros est de s’éloigner de tout ce qui est sensible, des passions et de l’imagination car tout cela nous corrompt depuis le péché originel (l’esprit n’a plus de contrôle sur le corps) pour se concentrer sur le spirituel. Il cite abondamment la Bible avec des versets pour soutenir ses thèses.
Première partie : De la vertu
Chapitre 1 :
Il faut suivre l’Ordre immuable fixé par Dieu et non pas l’ordre de la nature. Il faut suivre la Raison pour bien se conduire et non pas son imagination ou celle des autres. Les sens nous détournent du bien qu’être saisi par l’intelligence.
Chapitre 2 :
Il ne faut pas confondre vertus et devoirs : on peut tout à fait accomplir des devoirs sans avoir la vertu qui l’accompagne. Par exemple, un soldat efficace au combat motivé par la soif de sang et non pas par le désir de servir la nation.
Chapitre 3 : L’amour de l’ordre est la principale vertu
L’amour de l’ordre (immuable) est la seule vertu. Une grande confusion règne car les philosophes ont multiplié le nombre de vertus alors qu’il n’y en a qu’une. Il y a deux charités :
Aimer une chose parce qu’elle est désirable et aimer une chose en désirant son bien. L’amour envers Dieu ne peut évidemment qu’être du premier type.
Dieu juge les hommes non sur la base de leurs actions transitoires (des mouvements) mais sur celle de leur disposition fixe. Un pécheur qui fait beaucoup de péchés peut ensuite faire le bien, et inversement, un juste péchera après être resté intègre longtemps. Il n’y a pas de pécheurs aussi mauvais que possible car il cherche l’ordre au bout d’un moment ni d’homme impeccable car tous péchent au bout d’un certain temps.
Pour grandir dans la vertu, il faut suivre la Raison et non pas son imagination, ses sens, ses passions, etc.
Dieu par l'incarnation s'adapte à nos sens mais seulement par convenance, le but étant de nous faire atteindre l'intelligible par un moyen pédagogique. Puis au ciel il n'y aura plus de problème de désordre entre nos sens et notre âme (sens qui agit de façon trop influente sur notre âme).
Pour apprendre la morale on peut se fier à la fois à la raison et aux sentiments ("le reproche secret"). Mais il est difficile de se fier à ses sentiments car ils se confondent aux passions qui elles sont mauvaises et trompeuses.
Les idées claires incluent non seulement des vérités claires théoriques mais aussi pratiques de morale (contrairement à l'avis de Descartes).
Chapitre : La liberté de l’esprit
Il reste un tout petit libre-arbitre à l’homme pour choisir Dieu même si l’influence des passions et de l’imagination reste énorme.
Chapitre
Il y a besoin de la grâce pour effacer la mauvaise influence des passions.
Il y a trois choses contre lesquelles il faut lutter :
Les sens
L’imagination qui accentuent les effets des sens
Les passions qui accentuent les effets de l’imagination
Il y a deux types de concuspidence : la concuspidence du plaisir et la concuspidence de “l’orgueil”
Seconde partie : Des devoirs
Chapitre 2
Ici Malebranche donne des arguments pour justifier que Dieu mérite d’être adoré. Des païens ont eu raison de faire de Dieu l’objet principal de la recherche spéculative mais il ont négligé de l’adorer pour sa providence comme ils affirment qu’il n’a aucun lien avec la Création, qu’il n’y agit pas. Dieu mérite d’être adorer pour sa puissance car il est la seule cause avec une efficacité réelle (et non occasionnelle selon quoi les créatures déterminent Dieu à agir d’une façon particulière dans les créatures).
Chapitre 3
Arguments qui justifient d’adorer Dieu pour sa sagesse. De même que nous tirons notre pouvoir causal de Dieu seul, nous ne pouvons connaître que par la vision des essences en Dieu. Notre connaissance dépend entièrement de Dieu. Il mérite donc d’être adorer pour sa sagesse. C’est par Jésus seul que nous pouvons connaître : qui est sagesse de Dieu.
Chapitre 4
Dieu mérite aussi d’être adoré pour son amour (de lui-même, du bien, qu’il est lui-même) qu’il imprime en nous : notre amour du bien est un amour de Lui, qui est le Bien. Nous ne pouvons pas ne pas aimer le bien : nous pouvons nous tromper en aimant une chose mauvaise en la prenant à tort pour un bien. On peut rapprocher l’Amour du Saint-Esprit (la procession).
Dans cette dernière partie, Malebranche traite des devoirs que nous devons aux hommes.
Nos devoirs envers la société éternelle (l’Eglise) sont plus importants que ceux envers la terrestre (la société civile).
Il y a deux pouvoirs : le pouvoir civil (l’Etat) et le pouvoir ecclésiastique (l’Eglise sous le pontife, le pape). Le civil s’occupe des biens temporels et l’ecclésiastique des biens éternels. Les deux ne doivent pas se mélanger mais doivent se respecter mutuellement dans les champs où ils se doivent respect.
Il y a deux types de devoirs :
Devoirs de respect (reconnaître l’autorité en général et s’adresser avec respect en conséquence, même lorsqu’on doit désobéir à des lois impies)
Devoirs d’obéissance (à des règles précises)
Les maris doivent subvenir aux besoins, aimer, consoler leurs femmes qui elles doivent les respecter.
Les parents doivent bien éduquer leurs enfants : privilégier d’abord la Bible et la philosophie avant les autres matières qui sinon ne servent à rien (géométrie, lettres, histoire). Il vaut mieux apprendre à l’enfant à bien vivre au présent plutôt que des faits inutiles du passé.