Cécile est atteinte d'une grave maladie. paralysée sur son lit d'hôpital, elle se rappelle une aïeule, elle-même malade jadis, dont le souvenir l'aide d'abord mais menace aussi de la perdre. Car la maladie a des charmes néfastes : s'enfermer en soi-même, accepter la dépendance et la mort. Cécile échappe à cette tentation et apprend au contraire dans la maladie le goût des choses, la valeur d'une lumière, d'une saveur. Guérie, sortie de l'hôpital, elle ne peut plus être comme tout le monde bien qu'elle essaie en apparence de reprendre ses activités passées. Une nouvelle vie commence pour elle, transformée, plus attentive aux suggestions du corp, aux autres et aux moindres événements quotidiens. Ce roman n'a rien d'autobiographique, sauf la circonstance sans laquelle il aurait été déplacé de l'écrire : autrement et dans des conditions différentes, l'auteur a été gravement malade.
Professeur émérite à la Sorbonne, auteur de nombreux essais et d'éditions commentées, Marie-Claire Bancquart est aussi l'auteur d'une vingtaine de recueils de poèmes dans lesquels sa ville aimée, Paris, prend une place importante. Son travail d'essayiste a reçu le Grand prix de l'Académie française, le Prix de l'essai de la Ville de Paris et le Grand prix de l'association internationale des critiques littéraires. La Différence a déjà publié deux volumes de la série de ses études sur la capitale : " Paris fin-de-siècle " et " Paris des surréalistes ".