Écrits pour la plupart au XIIIe siècle, les fabliaux sont des contes à rire, des récits courts et sans prétention symbolique, véritable contrepoint et contrepied de la littérature courtoise. Ils racontent, avec un humour tour à tour cynique et tendre, des aventures plaisantes ou exemplaires, et mettent en scène des épisodes de la vie quotidienne médiévale. C'est, ici, l'histoire d'un paysan trompé, là celle d'un savetier se vengeant du prêtre qui l'a fait cocu. Si les femmes n'ont pas toujours le beau rôle - elles sont avares, mégères et inconstantes-, elles apparaissent aussi d'une redoutable habileté... Histoires lestement contées où le dialogue anime le scénario, les fabliaux nous invitent à découvrir un Moyen Âge déridé et souriant, dont on méconnaît parfois l'existence.
Du cul, de l’argent et encore du cul. Vive les clercs et les femmes qui trompent leurs maris 🙌🏻 Pourquoi avoir tinder si on a une église proche de soi ? 🤭
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Il y a des bons points comme des mauvais… je comprends l’intérêt qu’on peur avoir pour les fabliaux, le contre-point avec la littérature fin’amor et courtoise. Mais justement, je préfère cette littérature courtoise. Bien que les femmes soient parfois, sous les couches de sexismes, franchement badass et bien intelligentes comparées à leur mari stupides… elles sont souvent montrées comme cupides et avares. Parfois décrites comme des sorcières (clairement négatif à cette époque vous vous en doutez). Je mets 2 étoiles pcq’il n’empêche que certaines histoires moins graveleuses étaient marrantes…
une écriture audacieuse et des êtres types qui ne sont pas ménagés par les auteurs. les plus vicieux sont châtiés et la ruse est un atout prisé. il y a des histoires un peu lourdes, d'autres qui font franchement sourire, certaines énervantes et quelques-unes vraiment intéressantes. c'est incroyable d'avoir une littérature qui se moquait aussi ouvertement des hommes d'église, toujours mauvais religieux dans les histoires, sans jamais n'avoir été condamné ou censuré.
This is a collection of fabliaux, medieval tales about treachery that were meant to be sung. As these tales to, some are better than others and most are quite crude. However, they provide an inside in medieval (13th century) France.
The last two have been written by Rutebeuf, the most famous author of whom a tale has been included.
plus sérieusement, j'ai été agréablement surprise de cette lecture médiévale au programme de l'agrégation : la force des fabliaux réside dans leur efficacité narrative, permise par le format court, le comique et la valorisation de la ruse. Loin de n'être que des récits scabreux et obscènes tant par les images véhiculées que par le langage, certains fabliaux ont même le mérite de poser de véritables questions sur les enjeux des relations entre les hommes et les femmes, enjeux toujours d'actualité, mais également sur l'usage de la violence, le respect de la religion, l'avarice, et le rire comme moyen d'échapper à l'angoisse existentielle.
Franchement 2/3 fabliaux ça va mais 50 comme ça ? C’est cru donc assure la satire mais vraiment pas ouf, toutes les histoires sont les mêmes (je vous en dis pas plus, vous ne voulez pas les connaître)