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Siloé
Simon n'est pas quelqu'un qui attend. Étudiant à la Sorbonne, il aime la vitesse, la fantaisie, sentir bouillonner en lui une ivresse confuse. Le monde alentour lui paraît triste, monotone. Jusqu'au jour où il est frappé par la maladie. Atteint de tuberculose, il doit partir vivre au Crêt d'Armenaz. Là, au sanatorium, il rencontre la douce Ariane et goûte autrement à la vie, entre magie et pureté.
Écrivain né en 1907 et décédé en 1956 de la tuberculose, Paul Gadenne était professeur de lettres. Son œuvre compte sept romans, une vingtaine de nouvelles, des carnets et une pièce de théâtre.
" Une langue, une réflexion, une écriture comme hélas on n'en voit plus guère ! "
Le Magazine littéraire
696 pages, Pocket Book
First published February 1, 1983
About the author
Paul Gadenne
24 books15 followersPaul Gadenne, né à Armentières (Nord) le 4 avril 1907 et mort à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques) le 1er mai 1956, est un écrivain français.
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Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
July 1, 2025
💫"Le bonheur n'est pas de posséder. La vie d'un homme a son rythme et ses alternances comme les saisons. Il faut savoir s'enchaîner à ses actes comme la nature s'enchaîne au printemps, quand chaque fleur s'engage et fait serment de servir. Mais une fois que les fruits sont donnés et partagés, il faut savoir se libérer comme elle et se dépouiller de tout poids comme elle se dépouille de ses feuilles, et ne plus se soucier que de devenir..."
Simon Delambre est un jeune étudiant brillant en lettres classiques à la Sorbonne.
Atteint de tuberculose, il est contraint de séjourner dans un sanatorium d'altitude et de renoncer à ses plans de vie.
Il y rencontre plusieurs patients qui représentent chacun une vision de la maladie et de la mort, une attitude face à la souffrance et un rapport à la foi;
On retrouve ainsi le fataliste qui accepte la mort sans rébellion, le révolté nihiliste qui refuse d'accepter le cadre imposé et la consolation religieuse, ainsi que - Simon - qui recherche la lumière au sein de la souffrance à travers un chemin initiatique vers une ouverture spirituelle, en quête d'un sens profond et mystique...
La maladie est ainsi l'occasion de vivre autrement, et la religion est une question permanente chez Gadenne.
Le titre de l’œuvre fait d’ailleurs référence au ruisseau de Siloé à Jérusalem qui est évoqué dans la Bible et qui a permit la guérison de l’aveugle, après que Jésus lui ai demandé de se laver les yeux dans ce même point d’eau.
Siloé est donc un lieu de miracle qui évoque Jésus Christ comme l’envoyé de Dieu pour guérir non seulement physiquement mais spirituellement, à l’instar de la transcendance et de la traversée initiatique que connaîtra Simon.
On peut aisément comparer ce roman à la magistrale "Montagne magique" de Thomas Mann dont l’intrigue se déroule également dans un sanatorium et où chaque personnage incarne un des courants de pensée qui s'affrontaient en Europe à l’aube de la Première Guerre Mondiale.
J’ai été subjuguée par la beauté de la plume de l’auteur, avec des phrases d’une profondeur à couper le souffle!
J’ai également été très touchée de savoir que l’intrigue faisait écho à la vie de l’auteur, ayant séjourné lui-même dans un sanatorium à cause de la tuberculose.
Bref, un chef-d’œuvre qui fait désormais partie de mes romans favoris!💛
"Et qu'était-ce que la foi, au fond, si ce n'était cette confiance, cette assurance, maintenue à travers le doute, à travers l'absence et la mort des êtres, de retrouver un jour ce qu'on avait momentanément perdu - une manière de suppléer aux éclipses, aux fléchissements de l'amour, aux insuffisances de la raison, à la nuit des sens : la possession même de l'invisible..."
"Sans la mort, mes amis, il n'y aurait pas la vie !... » Ainsi la vie n'était pleinement perçue, d'après lui, que dans ce qui la nie... « Et c'est pourquoi, dit-il, il y a plus de vie dans un homme malade que dans toute une ville de gens bien portants. Vous vous en apercevrez quand vous redescendrez chez les bien portants, quand vous les retrouverez bien endormis dans l'ombre de leurs petites villes; vous verrez comme les objets de leurs disputes, de leurs passions, vous feront rire ! Que ceux qui souffrent trop ici me pardonnent! La maladie est un poison, mais elle est un poison utile qui fait mourir en nous les sentiments parasites, les mensonges, les faux dieux ! La maladie, je vais vous dire : c'est ce qui fait sortir la vérité de la bouche des hommes !... »<\i>"
Simon Delambre est un jeune étudiant brillant en lettres classiques à la Sorbonne.
Atteint de tuberculose, il est contraint de séjourner dans un sanatorium d'altitude et de renoncer à ses plans de vie.
Il y rencontre plusieurs patients qui représentent chacun une vision de la maladie et de la mort, une attitude face à la souffrance et un rapport à la foi;
On retrouve ainsi le fataliste qui accepte la mort sans rébellion, le révolté nihiliste qui refuse d'accepter le cadre imposé et la consolation religieuse, ainsi que - Simon - qui recherche la lumière au sein de la souffrance à travers un chemin initiatique vers une ouverture spirituelle, en quête d'un sens profond et mystique...
La maladie est ainsi l'occasion de vivre autrement, et la religion est une question permanente chez Gadenne.
Le titre de l’œuvre fait d’ailleurs référence au ruisseau de Siloé à Jérusalem qui est évoqué dans la Bible et qui a permit la guérison de l’aveugle, après que Jésus lui ai demandé de se laver les yeux dans ce même point d’eau.
Siloé est donc un lieu de miracle qui évoque Jésus Christ comme l’envoyé de Dieu pour guérir non seulement physiquement mais spirituellement, à l’instar de la transcendance et de la traversée initiatique que connaîtra Simon.
On peut aisément comparer ce roman à la magistrale "Montagne magique" de Thomas Mann dont l’intrigue se déroule également dans un sanatorium et où chaque personnage incarne un des courants de pensée qui s'affrontaient en Europe à l’aube de la Première Guerre Mondiale.
J’ai été subjuguée par la beauté de la plume de l’auteur, avec des phrases d’une profondeur à couper le souffle!
J’ai également été très touchée de savoir que l’intrigue faisait écho à la vie de l’auteur, ayant séjourné lui-même dans un sanatorium à cause de la tuberculose.
Bref, un chef-d’œuvre qui fait désormais partie de mes romans favoris!💛
"Et qu'était-ce que la foi, au fond, si ce n'était cette confiance, cette assurance, maintenue à travers le doute, à travers l'absence et la mort des êtres, de retrouver un jour ce qu'on avait momentanément perdu - une manière de suppléer aux éclipses, aux fléchissements de l'amour, aux insuffisances de la raison, à la nuit des sens : la possession même de l'invisible..."
"Sans la mort, mes amis, il n'y aurait pas la vie !... » Ainsi la vie n'était pleinement perçue, d'après lui, que dans ce qui la nie... « Et c'est pourquoi, dit-il, il y a plus de vie dans un homme malade que dans toute une ville de gens bien portants. Vous vous en apercevrez quand vous redescendrez chez les bien portants, quand vous les retrouverez bien endormis dans l'ombre de leurs petites villes; vous verrez comme les objets de leurs disputes, de leurs passions, vous feront rire ! Que ceux qui souffrent trop ici me pardonnent! La maladie est un poison, mais elle est un poison utile qui fait mourir en nous les sentiments parasites, les mensonges, les faux dieux ! La maladie, je vais vous dire : c'est ce qui fait sortir la vérité de la bouche des hommes !... »<\i>"
March 16, 2025
Ça traîne en longueur parfois, des phrases à rallonge, souvent, mais c’est un roman imposant, qui s’impose par sa vérité. Avec Vincent la Soudière, sous-coté.
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