Île d'Orléans, quelques années devant nous. Un incendie ravage le chalet de Gabrielle Rochefort, militante écologiste notoire, au moment même où, sur la rive d'en face, l'intéressée participe à une grande manifestation contre la pétrolière Cliffline Energy. Existe-t-il un lien entre les deux événements ? Lorsqu'on retrouve, non loin du sinistre, le cadavre d'un employé de la ferme où Gabrielle travaille, les soupçons se tournent plutôt vers le contremaître, dont le caractère violent n'est un secret pour personne. Mais la militante soutient qu'il n'est qu'une pièce égarée du casse-tête et qu'un vaste complot se trame, qui remonte peut-être jusqu'aux hautes instances du gouvernement. Le dénommé Chef, retraité de la SQ et ancien amant de Rochefort, cherche la vérité derrière la paranoïa. Dans l'ombre des services de police, il mène sa propre enquête. Avec ce polar à trame politique, dont le rythme s'emballe jusqu'à la collision finale, Marie-Ève Sévigny imagine un Québec rongé par la corruption où même le paysage est à vendre. Un Québec qui, somme toute, n'est pas si loin du nôtre.
Je n'ai pas réussi à arrêter ce livre ce soir. J'étais happée par le désir de savoir ce qui allait arriver. C'est un roman prenant, il n'y a aucun doute. Les chapitres sont courts, rien n'est inutile.
La forme aussi est intéressante: on change de narrateurs souvent, prenant le "je" dès que c'est le Chef (policier de l'Île d'Orléans retraité) qui parle.
Les femmes ne sont pas des demeurées. Gabrielle est...eh bien, elle est certainement à la hauteur. Fortunée est terriblement intéressante et j'aimerais bien la retrouver.
C'est donc un excellent roman qui a rempli son mandat: me raconter une histoire. Mais il y a plus: c'est un roman extrêmement préoccupant. Parce que le monde qu'on nous raconte, quelques dizaines d'années après 2016, c'est notre monde avec la corruption, la saleté, la médiocrité qui se sont poursuivies, qui se sont étendues. Préoccupant.
J'ai aimé aussi la touche très humaine qu'elle a su donner aux travailleurs mexicains venus cueillir dans les champs... Et le lien, tissé d'habitudes, d'incompréhensions, d'égoïsme et de bienveillance tout à la fois que leur patronne, Marie-Louise, entretient avec eux. À méditer.
Histoire intéressante, d'actualité avec le terrorisme écologique, et les mexicains engagés pour travailler à salaires moindres. bien écit. Bémol sur le suspense qui n'est pas assez présent à mon goût. J'ai pu laissé traîner, et même lire autre chose, ce qui m'arrive rarement dans un "policier ou suspense". Et les passages de lecture du Chef ne font que retarder l'action. Fin un peu décevante. J'aime quand même la facon de raconter de l'auteure, je m'y sentais à l'Ile d'Orléans, je la voyais sa cabane et je sentais presque le fleuve. Je lirai certainement autre chose d'elle.
Une critique mitigée pour le premier polar de Marie-Ève Sévigny, publié en 2016 aux éditions Héliotrope.
J’ai découvert avec ravissement la belle plume, riche et habile de l’auteure, son écriture soignée, fluide et évocatrice. Marie-Ève Sévigny nous livre un polar intelligent, bien documenté et pertinent, traitant d’enjeux d’actualité en lien avec l’environnement, mais pas seulement. Y sont aussi abordés divers enjeux sociaux tels que la question des travailleurs agricoles saisonniers en provenance du Mexique, la gentrification de l’Île, etc. Malgré cela, je dois avouer que j’ai été portée davantage par le talent de l’auteure que par l’intrigue, qui m’a semblé somme toute sans intérêt, peu présente et peu enlevante. C’est tout de même dommage quand on a envie de lire un polar! Finalement, le personnage de Gabrielle, l’héroïne principale, n’était pas très bien ficelé et j’ai eu peine à comprendre certaines de ses actions - qui m'ont paru parfois incongrues -, elle m’est restée étrangère durant toute ma lecture.
En somme, un petit polar bien de chez-nous, d’un peu plus de 250 pages, à lire presque d’un trait un dimanche de grand froid, mais sans attentes. Malgré cette légère déception, j’espère que Marie-Ève Sévigny s’aventurera à un autre genre, où j’aurais j’en suis sûre grand plaisir à la retrouver.
Roman policier sur fond politique et écologique qui se déroule à Québec, plus précisément à l'Île d'Orléans. On suit quelques protagonistes. Une écologiste, un ancien policier qui fût également son ancien amants et deux travailleurs immigrants qui travaillent dans les champs de cueillettes pendant l'été. Une intrigue au rythme soutenu du début à la fin mais qui manque peut-être un peu de rebondissements plus spectaculaires. J'ai bien aimé l'humour et les petits détails comme le thérapeute/libraire.
3,5* Ce n’est pas un mauvais livre, je ne me suis pas vraiment ennuyé, mais je ne me suis pas vraiment attaché aux personnages non plus. Pourtant, il me semble que j’aurais dû m’attacher à la militante écologiste qui combat ardemment la collusion et la corruption de nos politiciens. Il me semble que j’aurais dû être plus fâché devant ce récit réaliste montrant notre élite plus intéressée à se remplir les poches qu’à servir la population.
Great story, great atmosphere! I could really feel the tension on Île d'Orléans. Gabrielle is a great character, full of contradictions, and getting in trouble. The retired policeman narrator was convincingly melancholic and astute. Some of the locals would fit in very well in an Elmore Leonard novel. A very good read.
Un livre qui se passe dans mon coin d'origine. Pour avoir vécu de près le projet Rabaska il y a quelques années.. il est triste de voir à quel point le peuple n'a que peu de pouvoir face à l'argent. Excellent livre de Marie-Ève Sevigny qui m'épatait déjà avec ses "Promenades des écrivains"!
WoW! Très bon policier québécois! Ça sent le fleuve de l'ile d'Orléans!!! Et les expressions!!!! Comme: une bonne soulerie ça enfantdechiennenalise l'ennui! Faut le faire! Bonne intrigue, les personnages sont touchants.