« Mon père appartient à cette génération qui, sous prétexte qu’elle est née après guerre et en plein progrès, a décidé que son combat d’une vie serait de ne pas mourir. De ne pas mourir, donc de ne pas vieillir. D’arrêter le temps. Au début, je croyais qu’il était le seul atteint. Et puis j’ai vu d’autres spécimens, je les ai parfois côtoyés : les faux jeunes. Au début je croyais que le syndrome ne touchait que les hommes de son âge, les éternels « baby-boomers », puis je me suis aperçue que la génération suivante était pire. Déjà faux jeune à quarante ans. Voilà le problème. Les gens ne veulent plus mourir. Alors ils volent la vie de leurs enfants. Ce sont des ogres » L’ogre est ici un père si juvénile et séduisant qu’il courtise de préférence des filles plus jeunes que la sienne. Il lui présente des nymphettes renouvelables à talons compensés, quand Marion alias « big » (son surnom !) pratique volontiers l’amant quinquagénaire cabossé par la vie. Au-delà du sujet de société - les pères et leurs filles, l’homme occidental en proie à l’obsession du jeunisme – Marion Ruggieri, tout en se moquant d’elle-même en adolescente à perpétuité, a réussi un roman qui tient du prodige : faire rire de nos travers virils et faire pleurer d’une si attachante liaison avec son géniteur. Comment grandir quand son père reste à jamais l’impossible M. Bébé ? A la fois pudique et réaliste, tendre et cruel, autobiographique mais universel, ce premier roman sur la confusion des âges devrait connaître un grand succès auprès de tous les publics. Car hélas ! nous sommes tous concernés par cette phrase : « Le problème avec les parents d’aujourd’hui, c’est qu’ils ne meurent jamais. Ou qu’on les aime trop. »
"L'homme qui ne veut pas mourir", c'est totalement mon style. Peut-on vraiment leur en vouloir de désirer rester jeunes?? Ce livre défonce l'hypocrisie en général. le prononcé est cash et très osé tout en restant correct, pas d'inceste, pas de viol, etc...
Un bouquin qui suscite beaucoup d'intérêt! Très original! Je suis retournée plusieurs fois en arrière. Je vais le relire je pense... Tout est tellement honnête et cash!
Il faut lire attentivement la page 34 sinon on peut croire à une éloge de la zoophilie !! et ce serait trop dommage car ça aurait tout gâché.
La voilà, la femme-enfant de Nietzche! Jusqu'au bout c'est une pépite !! j'avais l'impression de connaître l'auteure. Jusqu'à la fin elle me possède xd...
La folie du temps qui passe... le Madame Bovary du XXIe siècle. Et si vous trouvez ça tabou vous êtes un sans doute un peu réac!
Un roman au pitch un peu tiré par les cheveux, certes, mais qui se lit avec un plaisir étonnant. Marion Ruggieri propose une histoire à la fois fluide, drôle et résolument originale, où les situations improbables deviennent prétextes à des dialogues vifs et à des observations pleines d’esprit. On se laisse rapidement surprendre par le ton léger et désinvolte, qui contraste avec des thématiques plus profondes abordées en filigrane:les relations familiales, les non-dits, les maladresses affectives. Une lecture qui ne se prend pas trop au sérieux, qui fait sourire et qui étonne jusqu’au bout.
Comme dirait ma copine Anne Olivia, ce bouquin c'est carrément le malaise en Malaisie.
c'est très très le malaise et très très nul aussi. La narratrice a un père limite pédophile, mais ça ne l'empêche pas de porter son complexe d'Oedipe en écharpe... bref. La vie est trop courte pour entamer des bouquins nazes et se forcer à les terminer.
J'avoue j'ai achete ce livre de facon impulsive; la couverture m'a attiree et puis apres en lisant le 1/4 de couverture et les critiques positves qui y figuraient, je me suis dis "achetons"! Ce livre se lit vite, comme un magasine feminin, et a vrai dire l'histoire releve du meme type de magasine... Les personnages sont insipides et deja-vu, probablement la marque de leur epoque, mais meme cela ne justifie rien... Déçue...