Koyoshi de Kyôtô raconte le long et difficile chemin qu'elle suit avec patience, et enthousiasme, pour devenir geisha. D'abord, il faut changer de nom, comme pour une nouvelle naissance. Quitter ses parents, dès la fin du collège, pour aller vivre dans un yakata, une maison du quartier des geishas. Accorder sa parure aux saisons, maîtriser mille aspects du geste et de la posture qui confèrent politesse, douceur et raffinement. Les fêtes rythment la vie du quartier des geishas, et les arts, la musique et la danse, sont au cœur de leur existence. Plus qu'une profession, c'est un art de vivre, fondé sur l'attention portée aux moindres détails de l'être. [Source: éditeur].
2,5/5 Un très joli ouvrage pour en savoir plus sur les premières années de formation d'une geisha : une maïko. Kimono, coiffure, maquillage, arts, entourage... Il y a de très belles photographies de Koyoshi, la jeune maïko qui nous présente son parcours. Cependant, malgré quelques anecdotes, l'œuvre survole l'essentiel. Nous ne découvrons pas son quotidien, ni ses pensées ni même ses relations. Un peu superficiel.
Cette œuvre biographique s'inscrit dans la lignée des "Mon histoire" parus aux Éditions Gallimard, mais contrairement à ses sœurs, qui sont des journaux intimes, celui-ci relève davantage de la biographie descriptive. Vous ne trouverez pas la formule "datée" des journaux intimes, mais une compilations de petits textes sur divers aspect de la vie de maiko de Koyoshi, la jeune femme de 20 ans qui nous en apprend sur le fascinant univers artistique qu'est le sien.
Qu'on se le dise, devenir "maiko", c'est-à-dire une apprentie Geisha ( ou "Geiko", comme on dit à Tokyo), est une vocation et non une profession. Un peu comme la garde suisse du Vatican, par exemple. C'est une vie caractérisé par un nombre effarant de contraintes, de codes et le tout exige une discipline, une rigueur et un don de soi incroyable. Être "Geisha", c'est devenir en quelque sorte une muse: ces femmes ( et quelque fois ces hommes) se consacre entièrement aux arts, spécialement celui de la danse traditionnelle japonaise, mais aussi à la peinture, au chant et à la cérémonie du thé ( un art au Japon).
Koyoshi, de son nouveau nom de "maiko", nous livre les dessous de son univers. À travers les kimonos somptueux, les coiffures élaborés et les manières, il y a tout un monde de règles et de coutumes à suivre. Ces artistes sont employées pour les banquets, mais aussi les grandes fêtes du pays, dont certaines remonte à un millénaire.
Donc, on en apprend beaucoup sur cette vocation spécifique au Japonai(e)s. Ceci-dit, ne vous attendez pas à un roman débordant de péripéties et d'amours, il n'y en a pas. Cela a même des airs d'entrevues, ce qui est accentué par la présence des photos ( fort jolies) de Koyoshi dans ses habits de Maiko.
Les informations sont relative à ses cinq années de formation, donc on ne sait rien de son passé ou de son futur, c'est centralisé sur son domaine. le tout se lit rapidement. Il y a par ailleurs la présence d'un lexique, car les termes japonais sont nombreux et certains nécessitent plus d'explication car ils n'ont pas d'équivalent en français.
Une bonne petite lecture qui fait voyager loin et qui démystifie un métier qui à encore court de nos jours.
Catégorisation: Roman biographique japonais, littérature jeunesse intermédiaire, troisième cycle primaire, 10-12 ans Note: 6/10
Le témoignage de Koyoshi met en valeur le rôle des Arts dans la carrière des maiko. On découvre grâce à ce livre des détails sur les visions esthétiques des apprenties geishas ainsi que sur le fonctionnement d'un yakata. Le tout est illustré de plusieurs photos. Un bon livre pour découvrir les bases de cette culture, mais ce qui s'y connaissent déjà n'apprendront pas grand chose de nouveau.