Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde. Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque. Imaginez que ces deux univers se rencontrent. À 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire. Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels. Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes. L’accompagnerez-vous ? Mêlant conte philosophique, aventure et magie, La Bibliothèque doit comporter cinq tomes. Grandir est le premier ; les autres seront Vivre, Aimer, Mourir et Rêver. Poursuivez votre voyage sur www.paulinedeysson.com
Vous avez faim ? Voici un plat pour vous sustenter ! Vous avez froid ? Voici de quoi vous réchauffer le corps à défaut du cœur ! Vous vous ennuyez ? Jouez à ce super jeu vidéo sélectionné pour vous par votre Revery, une machine qui sera votre meilleur ami répondant voire anticipant chacun de vos besoins. Alors n’est-ce pas magnifique de vivre dans une société où la moindre de vos envies est satisfaite immédiatement grâce à la technologie ? Bienvenue dans le technomonde !
Émilie, fillette de dix ans, se pose beaucoup de questions et sent, en son for intérieur, qu’il existe une autre voie que celle qu’on lui montre. A l’issue d’un test qu’elle réussit, elle refusera néanmoins de prendre son Revery supposé lui apporter le bonheur, sans s’imaginer une seule seconde les conséquences sur sa vie. Sa tentative pour sortir des sentiers battus ne passera en effet pas inaperçue dans une société ultra-formatée où toute différence doit être annihilée. Elle sera heureusement sauvée d’un funeste destin en étant transportée dans un lieu hors du temps, La Bibliothèque. En son sein, plus de technologie, mais des livres qui sont ici tout autant de rêves qui s’offrent aux âmes. La Bibliothécaire veille sur ces livres, guide les âmes vers les ouvrages dont elles ont besoin et crée de nouvelles histoires. Émilie, quant à elle, devient son apprentie et apprend, petit à petit, les secrets de l’écriture et des rêves avant de se plonger dans son premier livre…
Commencera alors pour cette jeune fille une aventure faite de découvertes, parfois belles, parfois horrifiantes, de peine, de pleurs, mais aussi d’amitié et d’espoir. Mais n’est-ce pas ce que devrait être toute vie ?
Alors que j’ai d’emblée trouvé le style de l’auteure très travaillé et prompt à satisfaire mon admiration pour les belles plumes, j’ai eu du mal à m’immerger dans le récit. Il m’a fallu attendre la formation de bibliothécaire d’Émilie et son apprentissage de la lecture pour vraiment m’intéresser au roman. J’ai, en outre, adoré la voir découvrir l’histoire d’Icare et Dédale, deux personnages qui devraient parler à pas mal de lecteurs, et celle du Voleur de cœurs et sa quête du rêve universel. Mais c’est vraiment quand notre héroïne se lance dans la lecture de son premier livre que mon attention a complètement été happée, et que je n’ai plus levé la tête de mon livre.
C’est d’ailleurs assez étrange, alors que le lecteur sait très bien qu’Émilie ne vit pas vraiment l’aventure que l’on suit, mais la lit ou la rêve, on ne peut pas s’empêcher, comme elle, de se prendre au jeu. Très vite, la barrière du livre/du songe s’efface pour nous faire vivre l’aventure d’Émilie et de ses amis comme si elle était nôtre. Il faut dire que l’auteure ne vous laisse pas le choix en vous donnant tellement de détails et d’images qui prennent vie devant vos yeux, que de lecteur, vous en devenez presque acteur. Et de l’action, il y en a que ce soit dans le technomonde où les Clandestins qu’a rejoint Émilie se battent pour la liberté ou dans des endroits habités par des créatures surnaturelles comme des sirènes, des elfes, des mages, des fées…
Je ne m’attendais pas forcément à rencontrer autant de créatures magiques et je dois dire que c’est un point que j’ai particulièrement apprécié. J’ai aimé découvrir l’environnement de ces créatures fascinantes qui aideront, chacune à leur manière, nos héros dans leur combat. Je dois toutefois avouer une nette préférence pour le monde des sirènes qui est particulièrement immersif. D’apparence plus froides que d’autres créatures rencontrées dans la suite de l’aventure, certaines sirènes n’en demeurent pas moins attachantes. A cet égard, alors que je n’ai pas l’âme d’une romantique, je n’ai pu m’empêcher d’être touchée par l’histoire de Mélisande que, bien sûr, je ne vous dévoilerai pas. Je me contenterai de vous dire qu’Émilie ne s’est pas non plus montrée insensible à celle-ci.
Émilie est d’ailleurs une fillette assez intrigante. Bien qu’elle ait été élevée dans les mêmes conditions que les autres enfants, elle se pose beaucoup de questions, et a cette force de caractère qui la pousse à ne pas se laisser écraser par les principes et les règles qu’on lui a dictés toute sa vie. Elle se montre également sensible tout en étant assez rationnelle pour avancer malgré les difficultés qu’elle rencontrera sur sa route pour la liberté. Et les difficultés seront nombreuses : trahison, peur, morts de personnes auxquelles elle tenait, doutes… Elle fait face à toutes les situations avec un tel aplomb voire un certain leadership que j’ai parfois eu le sentiment d’un décalage entre ses actions et son âge. Mais l’environnement dans lequel elle a grandi et les épreuves qu’elle traverse peuvent expliquer cette maturité que l’on associerait volontiers à un personnage plus âgé. Quoi qu’il en soit, difficile de ne pas s’attacher à cette fillette qui fait montre d’un courage à toute épreuve.
Quant aux autres personnages, sans les détailler un par un, je les ai trouvés très réalistes avec cette part d’ombre et de lumière qui caractérise l’être humain. Certains m’ont plus touchée que d’autres, mais comme pour Émilie, j’ai croisé les doigts pour qu’ils aient tous une fin heureuse. En parlant de personnages nuancés, Taméo, la personne à la tête des Clandestins en est un parfait exemple. Il se bat pour que chacun puisse retrouver les rênes de sa vie et vivre comme il le souhaite, en toute liberté, ce qui est fort louable. Néanmoins, obnubilé par son objectif, il en est devenu tellement froid qu’on peut se demander parfois s’il n’est pas plus proche des personnes qu’il combat qu’il ne le pense. C’est ainsi qu’il est prêt à sacrifier les personnes qui le soutiennent pour le bien du « groupe » sans se poser de questions. Soyons clairs, dans une guerre, car ici nous sommes bien dans une guerre pour la liberté, les pertes humaines sont une réalité. Mais la froideur avec laquelle il les considère laisse songeur. De la même manière, il est prêt à laisser mourir des enfants car ils sont trop longs à former et reviennent trop cher… A la question, la fin justifie-t-elle les moyens, sa réponse ne fait donc pas de doute. La liberté a un prix que Taméo est prêt à payer !
Comme vous l’avez certainement deviné, ce roman est riche, très riche ! L’imagination de l’auteure est foisonnante et entraîne le lecteur dans une multitude d’aventures, mais également de réflexions parfois philosophiques. C’est d’ailleurs là, à mon sens, toute l’originalité et la puissance de ce roman : arriver à nous divertir à travers l’histoire d’Émilie et de ce technomonde tout en nous invitant à penser et à réfléchir à notre propre monde. Le technomonde et ses excès ont de quoi faire peur, mais ce qui se révèle peut-être encore plus perturbant, c’est que nous ne pouvons que faire des parallèles avec notre propre réalité : abrutissement des masses puisqu’un peuple qui ne pense plus est un peuple qui se laisse contrôler, course effrénée à la satisfaction de besoins vides de sens qui n’apportent pas le bonheur escompté et qui nous poussent à toujours vouloir plus, monde de plus en plus connecté n’empêchant pas la solitude derrière son écran, perte de sens dans une société valorisant l’image et le bien-être de surface à défaut de l’être, grignotage des libertés individuelles pour assurer la sécurité des individus… Nous n’en sommes heureusement pas encore venus à éliminer toute liberté et toute tristesse pour assurer un bonheur de façade. L’auteur soulève également la place de la technologie qui gère la vie des habitants du technomonde au point de les rendre dépendants et de les isoler les uns des autres. Difficile de ne pas penser à tous ces appareils et évolutions technologiques qui ont intégré notre quotidien et sans lesquels nous ne nous imaginerions plus vivre. Le roman aborde beaucoup d’autres points que je vous laisserai le plaisir de découvrir.
En conclusion, avec La bibliothèque vous découvrirez un monde où la technologie règne en maître et dans lequel, l’initiative humaine est supplantée par celle de machines. Mais vous découvrirez aussi le pouvoir des livres, des rêves et de l’envie de liberté qui poussent une fillette de dix ans à lutter contre le système et l’ordre établi. En vous plongeant dans cette lecture, vous entamerez un double voyage, le premier vous fera vivre une aventure épique soumettant votre cœur à différentes émotions, quand le second vous conduira à réfléchir à des notions fondamentales comme le bonheur, la liberté, le sens de la vie… Qu’un seul niveau de lecture ou les deux vous intéressent, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ce livre, au côté d’Émilie. Comme elle, vous en sortirez peut-être grandis, et certainement, comme moi, ravis.
Je suis maintenant impatiente de découvrir le second livre que notre héroïne ouvrira dans le deuxième tome de la saga qui devrait en comporter cinq.
Nous suivons l'histoire d'Émilie qui grandit dans le technomonde, où règnent les technologies. Plus aucun livre n'existe puisque plus personne n'est capable de les écrire. Pourtant, Émilie ne se sent pas à sa place dans le technomonde. Au moment où elle se retrouve dans une situation délicate, une fleur lui apparaît et elle se retrouve dans une bibliothèque. Elle apprend alors qu'elle a été choisie pour être la prochaine bibliothécaire, en attendant, elle sera apprentie et devra apprendre le métier.
J'ai beaucoup aimé cette histoire car elle comporte une morale. J'ai eu du mal à me plonger dans l'histoire au début parce qu'il y a beaucoup d'abréviations mais avec le lexique présent à la fin, j'ai réussi au bout de quelques pages à être totalement dans l'histoire. L'auteure nous amène à réfléchir sur l'écriture, le langage, la lecture et le bonheur sous forme philosophique. Il y a beaucoup de métaphores pour que l'on puisse faire le parallèle avec l'histoire et notre monde, notre vie. On sent que l'auteure a dû beaucoup travailler sur l'aspect philosophique pour en arriver à ce résultat. Le récit est entrecoupé par des contes et des mythes revisités mais on ne perd jamais le fil conducteur de l'histoire. Émilie grandit au fil des pages et devient plus mature et l'on sent nous aussi notre vision des choses progresse.
L'histoire est bien écrite, le mélange des genres littéraires est maîtrisé. La couverture du livre est douce. C'est un récit de 500 pages mais qui se lit assez vite puisque l'on veut toujours essayer de comprendre ce que vit Émilie et il y a aussi pas mal d'actions, bien que celles-ci soient espacées. L'auteure n'hésite pas à faire mourir ces personnages et à en créer d'autres, ce qui fait que nous avons beaucoup de noms de personnages, mais malgré tout, on ne se perd pas. J'ai également trouvé que parfois il y avait quelques longueurs cependant cela ne m'a pas vraiment gêné dans ma lecture. Je pense que pour comprendre la morale de cette histoire, il faut avoir un esprit ouvert ainsi qu'un certain bagage culturel.
Pour un premier tome, c'est très prometteur ! J'ai hâte de retrouver les aventures d'Émilie dans le second tome !
Bien que le récit soit de qualité et les mots réfléchis, je me suis perdue dans cet univers créé de toute pièce par l'auteure qui présente une imagination débordante. J'ai au bout de la moitié abandonné la lecture.
On plonge donc dans un monde mêlant science fiction, fantasy et conte philosophique ce qui est néanmoins fort original.
J'ai apprécié dans ce que j'ai lu la réflexion qui est amenée par cette lecture: la condition humaine, le droit au bonheur, la robotisation de la société entre autre.
La bibliothèque est un vrai roman dans un roman, une ode au rêve et à la littérature, et j’ai énormément aimé ce point-là. On plonge dans une histoire qui en révèle d’autres, très complètes. Et si on arrive à suivre, c’est une très bonne expérience. L’univers y est extrêmement bien développé et réfléchi.
Le roman est parfois trop long en intrigues. Ce qui créent une surabondance de personnages, lieux et évènements qui peuvent parfois nous perdre.
J'ai néanmoins apprécie ce roman pour le moins original.
L’histoire Nous suivons Emilie, jeune fille d’une dizaine d’années, habitante de la Terre, dans une société où tout est géré via des objets numériques. L’Homme n’a plus besoin de réfléchir, puisqu’il est totalement dirigé par les Revery, des petites tablettes qui leur disent quel film regarder, fabriquent instantanément nourriture et vêtements. Les hommes n’ont plus qu’à gagner des points en jouant aux jeux vidéos pour évoluer dans la société. Les citoyens qui refusent de suivre les instructions des Reveries sont déclarés inaptes, et enfermés dans des bâtiments spéciaux, sorte de prisons dont ils ne ressortent jamais. Bien sur, notre héroïne est une rebelle, et elle est déclarée inapte après avoir posé trop de questions pour comprendre. Hors du Temps et de l’Espace, Antonie, Bibliothécaire, aide les âmes à rêver, pour échapper au Voleur de Coeur. Elle doit former une apprentie. Emilie est choisie, et s’échappe par magie de sa “prison”. Elle se retrouve dans la Bibliothèque, auprès d’Antonie, qui lui apprendra à déchiffrer les signes des livres, et à accompagner les âmes dans leurs rêves. Pour son initiation, Antonie fait lire une histoire à Emilie : c’est cette histoire qui sera relatée dans la grosse majorité du livre. Une architecture cohérente, mais compliquée. “La Bibliothèque : Grandir” est un long roman. Impossible d’insérer ce premier tome dans une case. Dystopie, Science-Fiction, Fantastique, Epic Fantasy, Conte philosophique… autant de genres représentés dans un seul livre. C’est un mélange détonnant, mais la digestion est parfois un peu difficile. Le gros point positif du roman est la totale cohérence de l’histoire malgré la multiplication des genres. Et pourtant, passer d’une société complétement techno-dirigée à des créatures magiques, ce n’est pas toujours évident.
Parce qu’il en faut du temps pour comprendre. Pauline Deysson a joué sur la technique que j’appelle personnellement la technique des Matriochkas. Un peu comme Azel Bury, dans “La Femme qui tua Stephen King“. Kezaco la technique des matriochkas vous demandez-vous? Et bien c’est raconter une histoire dans une histoire, qui elle-même, parfois, raconte une histoire. Donc, Pauline Deysson a choisi d’imbriquer plusieurs histoires. Aussi il faut bien suivre pour ne pas confondre les personnages, et pour comprendre où nous en sommes dans le récit. Le lecteur peut avoir du mal à saisir les enjeux, même s’il est aguerri. Pour autant, une fois que l’on a sauté les premiers obstacles, l’histoire nous embarque entièrement. Le danger résidant justement dans la volonté du lecteur de passer l’obstacle, ou non. Un conte philosophique, critique de notre société actuelle On peut lire “La Bibliothèque”, sans essayer de comprendre le sens qui s’y cache. Le prendre comme une jolie histoire, un roman d’aventures atypique, dans un milieu technologique hostile peuplé par des créatures magiques invisibles aux yeux des hommes. S’amuser d’un personnage qui accompagne les âmes dans leurs rêves, et qui rêve elle-même une histoire qui lui parait si vraie qu’elle en oublie que ce n’était pas la réalité. Mais il ne faut pas longtemps au lecteur pour comprendre que ce n’est qu’une parabole de notre société. Une projection presque. D’ailleurs un long passage m’a fortement rappelé une scène du film “Abyss”. Pauline Deysson passe par le récit merveilleux pour faire une critique, une mise en garde à notre société actuelle. Avec poésie, elle tente d’ouvrir l’esprit du lecteur, et de l’emmener dans des lieux où il ne pourra que tomber sous le charme de la tolérance. Mais quelques passages un peu lourds gâchent le plaisir. Dans un roman aussi long, il est important de maintenir le rythme et d’alléger la lecture afin de ne pas la rendre trop oppressante. De longues explications, des descriptions allongées, rendent indigestes certains passages qui auraient mérités d’être raccourcis. Et si une seule histoire avait suffit? D’ailleurs, c’est l’histoire contenue dans le livre qu’Antonie donne à Emilie qui sera la plus passionnante. Le lecteur en arrive même à regretter la fin de la lecture de la jeune fille, et le retour dans la Bibliothèque hors du Temps et de l’Espace. Signe que l’auteure sait comment faire passer des émotions, toutes les aventures d’Emilie pourraient faire l’objet d’un seul bouquin, sans cette Bibliothèque. Et même si cela enlèverait le côté métaphysique de l’Intrigue, cela rendrait sans doute le livre plus digeste. Mais aussi plus banal. Parce que le mélange des genres, et les histoires entremêlées font toute l’identité de ce premier tome, dont on ne peut attendre que la suite (un chouilla plus simple on l’espère) avec impatience.
Merci à Pauline Deysson pour son petit mot et pour m'avoir envoyé son livre. J'ai pu découvrir avec joie ton univers ! Nous vivons l’aventure avec Emilie, une jeune fille de 10 ans qui vit dans un monde où la technologie règne, un espèce de monde futuriste. Où elle contrôle chacun de nos faits et gestes et décide pour nous jusqu’à nos propres sentiments. Nous sommes une coquille vide, la différence n’est pas acceptée. C’est ce qu’Emilie va faire les frais. Le jour où elle doit passer un test d’aptitude pour recevoir son Revery (Vous vous demandez ce que s’est ? Eh bien vous n’allez pas savoir jusqu’à avoir acheté le livre !!), elle a des doutes sur son monde actuel et surtout pour son avenir. Et bien sûr, quand tu poses trop de questions, on te met à l’écart. Sa vie va changer le jour où ...