Jump to ratings and reviews
Rate this book

Génie du Christianisme #1

Génie Du Christianisme, 1

Rate this book
This scarce antiquarian book is a facsimile reprint of the original. Due to its age, it may contain imperfections such as marks, notations, marginalia and flawed pages. Because we believe this work is culturally important, we have made it available as part of our commitment for protecting, preserving, and promoting the world's literature in affordable, high quality, modern editions that are true to the original work.

511 pages, Paperback

First published January 7, 1993

Loading...
Loading...

About the author

François-René de Chateaubriand

2,495 books286 followers
François-René, vicomte de Chateaubriand was a French writer, politician and diplomat. He is considered the founder of Romanticism in French literature.

He has also been mistakenly given the forename François-Auguste in an 1811 edition, but signed all his worked as just Chateaubriand or M. le vicomte de Chateaubriand.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
6 (23%)
4 stars
5 (19%)
3 stars
6 (23%)
2 stars
7 (26%)
1 star
2 (7%)
Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Yann.
1,414 reviews404 followers
July 25, 2011
Cet ouvrage est la première moitié du Génie du Christianisme, un ouvrage écrit par François-René de Chateaubriand à la toute fin du XVIIIème siècle. Il est impossible d’évoquer le contenu de l’ouvrage sans évoquer les circonstances pendant lesquelles il a vu le jour. Chateaubriand est en effet un noble, émigré, ayant combattu la Révolution, mais ayant ensuite rejoint Bonaparte. Même si ce dernier était considéré comme un imposteur par l’ancienne noblesse, certains voyaient en lui le restaurateur de la religion d’état, au travers du Concordat. C’est dans cette ambiance d’instrumentation de la religion par le pouvoir que parait cet ouvrage, tout à fait en ligne avec les ambitions du nouveau pouvoir impérial : ce qui s’annonce comme une apologie du Christianisme est en réalité un panégyrique nostalgique de l’ancien régime et du catholicisme français ; mais aussi un rejet des lumières, de ses penseurs et des acquis de la révolution.

La composition n’est pas tant fondée sur une démonstration et des raisonnements : il s’agit de confirmer l’adhésion d’un lecteur déjà convaincu en confortant ses préjugés. Ainsi, les athées sont présentés comme des individus penchant naturellement vers le mal et le désespoir, tandis que les chrétiens sont naturellement portés à faire le bien, et à réussir dans la vie ; les hommes n’ont aussi pour Chateaubriand que du cœur ou que de la cervelle, et seuls les premiers sont à même d’éprouver des sentiments moraux, tandis que les second ne sont bien sûr que de tristes sires voués à une déchéance inéluctable. L'homme ne raisonne bien que la gorge nouée par l'émotion et les yeux embués de larmes. Tout est bon pour dresser les hommes les uns contre les autres. L’auteur utilise également toutes les ficelles de la rhétorique : l’argument d’autorité par exemple : il ne cesse d’étaler sa science, et d’ensevelir le lecteur sous une montagne de noms d’auteurs patristiques, classiques et ecclésiastiques, chose bien propre à impressionner le lecteur moyen et pusillanime. Malheureusement, sous ce verni joli et pimpant, aucune substance vraiment solide : Chateaubriand se contente d’additionner des références sans égard pour le contenu réel des doctrines de ceux qu’il convoque : celles-ci ne sont même pas évoquées, et il se contente simplement d’y substituer ses propres vues. Par exemple, il fait le malin en s’extasiant sur les premiers mots du Béréchit (la Génèse) en hébreu : n’est-ce pas un peu de l’esbroufe ?!

L’intimidation prend également diverses formes : lorsqu’il ne s’agit pas d’effrayer le lecteur par le tableau affreux de la mort, on cherche à l’impressionner en l’accusant de trahir la mémoire de ses ancêtres, s’il s’écarte du culte qu’ils ont suivi. Plaisante façon de raisonner, qui conduirait immanquablement l’humanité vers le progrès, si chacun s’en laisser imposer par de telles sottises. Par exemple, Jésus aurait continué à observer scrupuleusement la loi mosaïque, et Abraham serait resté à Ur en Mésopotamie, à honorer les milliers de dieux à qui ses parents rendaient un culte. Mais pour Chateaubriand, être chrétien, c’est être réactionnaire : buté, obéissant et patient, quand on est du peuple, et sublime, intelligent et inspiré quand en est de l’élite, car c’est ce qui lui convient. Ainsi, grâce à la religion, nous explique l’auteur, le soldat donne plus volontiers sa vie en prend plus facilement celle des autres, puisqu’une récompense l’attend dans l’autre monde pour avoir été bien cruel et bien obéissant. Voilà qui, évidemment, ne pouvait que plaire au pouvoir impérial.

La partie la plus consistante de la démonstration se situe dans le domaine esthétique : il s’agit de montrer que le Christianisme a inspiré aux artistes de bien meilleures œuvres que celles des païens, et que l’abandon de la religion conduirait à la décadence des arts. S’il n’oublie pas l’architecture, la musique ou la peinture, c’est surtout la littérature qui est convoquée. Le système est toujours le même : on compare un auteur païen et un auteur chrétien, et si le païen s’en sort assez honorablement, le chrétien l’emporte nettement grâce à l’excellence de sa religion. Homère, c’est pas mal, mais le Tasse est excellent. C’est oublier que ce dernier devient fou, de peur d’avoir commis une impiété en composant sa magnifique « Jérusalem délivrée ». Enfin, il encense les auteurs du XVIIème pour mieux étriller ceux du XVIIIème : il fustige le style badin dans lequel Voltaire enchâsse ses raisonnements, mais que dire des grandiloquences dans lesquelles il enveloppe ses pauvretés ? Il ne cite bien sûr que des auteurs déistes, et n’évoque jamais les encyclopédistes qu’avec un sentiment d’horreur perceptible.

Il est clair qu’à des jugements de goût, il n’y a rien à répliquer, mais le côté systématique de Chateaubriand finit par peser. Montrer, citer, affirmer, voilà en quoi se résume son travail : alors certes, ce n’est pas désagréable de lire des extraits des plus grands auteurs du passé, de repasser les mérites des uns et des autres, mais Chateaubriand n’y ajoute rien que des vues intempestives et fatigantes, qui semblent plus tenir du réflexe partisan que d’une réelle probité. Là où Chateaubriand parvient à être touchant, c’est quand il est vrai, c'est-à-dire qu’il parle de sa propre expérience et de sa vie. L’évocation d’anecdotes tirés de ses voyages en Amérique ou au Proche Orient sont vraiment émouvants, et parviennent à eux seuls à hisser ce livre hors du pamphlet partisan. Tout semble se combiner par contrastes dans ce livre : ici une imposture manifeste, là la sincérité la plus pure ; ici un hommage à la simplicité, là la pédanterie la plus outrée et la plus ridicule ; ici on cite honnêtement la pensée d’un auteur, là on déguise ou on déforme celle d’un autre ; ici on loue la morale et l’honnête, là on prône les injustices les plus révoltantes ; ici on loue l’ignorance des humbles, et là on se targue de tous les savants et génies chrétiens. Je me demande ce que sera la seconde partie…
Profile Image for Ugur Tezcan.
79 reviews11 followers
December 9, 2019
J'arrête, je m'énerve, j'arrête... je ne supporte pas! Après avoir traité les athées d'imbécile, il a dénigré toutes les croyances autres que le christianisme. Il a également plaidé les auteurs inspiré du Bible qui ont écrit des œuvres d'une certaine renommée, affirmant mainte fois que l'antiquité n'aurait pas fourni de telles œuvres car bien sûr c'est grâce au christianisme que l'on sait écrire.... Enfin, il s'est attaqué aux sciences en défendant que les découvertes scientifiques ne sont pas toujours des progrès et que ce n'est pas seulement sous la chrétienté que certaines découvertes scientifiques ont été réprimées mais aussi dans l'antiquité. La mauvaise foi de Chateaubriand est de telle que si la régression est causée par les chrétiens, il doit y avoir certainement une bonne raison, si c'est fait par les autres, ces derniers ont certainement tort.
Sinon il a un beau style (d'où la deuxième étoile) mais celui-ci ne rachèterai pas les sottises que contient ce livre et je ne lirai certainement plus Chateaubriand.
4 reviews
April 23, 2025
On sent dans ces pages tout le style pré romantique de Chateaubriand. On découvre l’impact du christianisme sur les sociétés occidentales. Chateaubriand passé tantôt dans le registre de la démonstration pour prouver l’intérêt du christianisme sur les critiques de son époque avec les lumières, tantôt dans l’éloge de la nature dans ce style romantique qui m a fait voyager. Si certains de ses points sont sujet à débats, cela reste une référence selon moi pour connaître les racines judéo-chrétienne de l’Europe
Displaying 1 - 4 of 4 reviews