Deux jours de vertige est le récit d'une tempête. Il faut d'abord franchir les murs de cette élégante maison de campagne où se réunit une bande d'amis le temps d'un week-end ; puis réparer la belle et flottante Sara, juste au moment où elle apprend que l'amant qui l'a précipitée dans un état d'errance en la quittant sera de la partie. C'est là, au coeur des émois de Sara, que se joue l'essentiel de ce roman qui s'attache moins à raconter des événements qu'à se livrer à une minutieuse description des états de l'être dans sa perméabilité et ses imperceptibles fluctuations au gré des rencontres, de la lumière du jour, du temps qu'il fait.
Il ne se passe pratiquement rien dans ce livre et pourtant, je ne voulais pas le déposer. J’ai beaucoup aimé ma lecture. Et ce, malgré le fait qu’il y a peu d’action, le déjà vu de l’histoire et le dénouement prévisible.
Les gens dansent parfois ensemble. Mais personne ne pense à personne. Ce roman approche tant la réalité perfide des amitiés que ça inquiète. On en connait tous des Alexandre et des Valérie, des Étienne et des Félicie, des Gabriel et bien sûr, des Sara et des Hugo. Vous avez déjà été l’un d’eux, j’en suis sûre. Le regard posé est sévère et farouchement braqué sur soi-même. Tout ce que je croyais être la seule à penser y est.