Au Japon, à la fin du XIXe siècle, le Voleur mène une double vie : le jour, il travaille dans le restaurant familial, la nuit, il cambriole la colline aux palais. Un chassé-croisé se met en place lorsque la fille du gouverneur le découvre.
J'ai profité de l'offre de Glénat pour le lire en ligne. C'est tellement beau que ça donne envie de voir l'objet livre pour prendre le temps d'étudier les illustrations dans leur moindre détail. L'histoire s'arrête vraiment en plein milieu, donc il faudra lire le tome 2 pour savoir ce qu'il advint du voleur d'estampes... Même si comme d'autres l'ont dit avant, ce qui compte avant tout ici, c'est la beauté de chaque page, l'atmosphère créée en noir et blanc.
Des dessins qui reprennent parfaitement le style des vielles estampes japonaises, c'est particulier mais très bien réalisé. La découpe et l'absence de bulles sont aussi originales et donne un côté artistique à l'oeuvre. Quant à l'histoire, sans être exceptionnelle, elle est agréable à suivre et je suis curieuse d'en connaître le dénouement.
Cet ouvrage est visuellement très beau, par son parti pris de recréer l'esthétique des estampes japonaises traditionnelles. On s'y croirait. L'histoire en revanche, m'a laissée un peu plus perplexe...
C'est un livre intéressant qui s'inspire du style des estampes japonaises. Malheureusement l'histoire reste assez maigre, on s'attache peu au personnage principale qui a des motivations insipides, et le sens de lecture est parfois très chaotique. De plus ce livre nous laisse avec tout un tas de questions sans réponses qu'on espère voir résolu dans le tome 2.
This is more an artbook than a real manga, each drawing is really beautiful, with so many details, it is a pleasure to the eye. Too bad the story and characters are only here to serve art, we never get invested in what happens to them. I really enjoyed the drawings though.
Que dire? Je ne suis pas sûre que séparer l'œuvre en 2 tomes ait été très judicieux... L'objet livre en lui-même et les dessins sont en revanche très beau.
Quand on pense aux mangas, on pense forcément aux Japonais. Si certains auteurs étrangers se livrent à cet exercice également, rares sont ceux qui parviennent à reproduire cette touche typiquement japonaise. Pourtant, parfois, certains y arrivent et Camille Moulin-Dupré réussit admirablement bien à nous plonger dans une ambiance médiévale japonaise avec ce premier tome du Voleur d’Estampes ! Merci aux éditions Glénat pour m’avoir permis de découvrir ce manga.
Le Voleur d’Estampes, c’est l’histoire d’un voleur qui sévit la nuit et que personne n’a encore réussi à arrêter. Sorte de Robin des Bois, il se contente de voler aux riches sans pour autant marcher dans ses traces et redistribuer aux pauvres. Pour lui, seul le frisson de l’aventure compte ! De retour en ville avec sa fille, le gouverneur ne peut plus laisser la situation perdurer, d’autant plus que la population locale le soutient ! Alors, afin de l’arrêter, il a décidé d’offrir la main de sa fille à celui qui parviendrait à arrêter le voleur. Voilà une occasion que le commandant ne saurait laisser filer. Il se lance donc sur ses traces mais la traque s’avère plus difficile que ce qu’il escomptait. Le voleur est insaisissable. Mais qu’en est-il de son cœur ?
Je vais commencer par vous parler de l’esthétique de ce manga car c’est ce qui m’a le plus marquée. Déjà, l’ouvrage en lui-même est vraiment très beau. Très lourd aussi pour un livre de ce format, j’ai adoré la qualité du papier (je ne sais pas si vous aussi vous y prêtez attention mais j’adore certaines qualités de papier pour les livres). Le visuel d’ensemble est assez déroutant et atypique. Tout en contraste, j’ai eu l’impression d’avoir à faire quasiment à un film d’animation tant les planches se succédaient avec une fluidité incroyable.
Concernant l’histoire, en elle-même je ne l’ai pas trouvée spécialement originale. Le protagoniste principal est un jeune homme qui aide son père à tenir un restaurant la journée mais qui ne saurait se contenter de cette vie monotone et sans surprise. À la recherche du grand frisson, c’est la nuit qu’il s’épanouit en s’immisçant dans les demeures des riches pour leur dérober leurs biens. Mais un jour, la fille du gouverneur aperçoit son visage et c’est le début des ennuis pour notre héros. Le gouverneur ne peut pas laisser cet importun qui l’empêche de jouir en toute tranquillité de ses privilèges et le commandant voit quant à lui dans cette arrestation l’occasion rêvée d’une ascension sociale. Mais qu’en est-il de la fille du gouverneur ? Surprise par le voleur, elle n’en demeure pas moins intriguée au point que la moindre de ses pensées est désormais tournée vers lui. Osera-t-elle s’opposer à son père ?
Le Voleur d’Estampes est un manga envouteur et poétique qui m’a agréablement surprise. L’histoire est prenante et c’est trop tôt que ce premier tome se termine. Par ailleurs, certes ce manga est plus cher que la moyenne mais vu la qualité du papier et des couleurs, Glénat nous livre ici un format qui permet pleinement d’apprécier cette lecture.