Saint-Jean-d'Acre, 1203. Une nef génoise arrive à Marseille. Elle débarque un templier infidèle, une jeune veuve, un arbalétrier et un clerc en mission pour Aliénor d'Aquitaine. Cette dernière veut voir le saint linceul du Christ avant de mourir. Cette précieuse relique est très convoitée. Certains souhaitent la posséder pour son caractère sacré, d'autres veulent s'en servir pour asseoir leur pouvoir perdu. Guilhem d'Ussel se retrouve, malgré lui et pour venger les siens, emporté dans ce combat. Les destins se croisent à Rouen, où Arthur, le jeune duc de Bretagne, est retenu prisonnier par son oncle Jean sans Terre. Qui obtiendra la sainte relique ? Arthur sera-t-il délivré par ses fidèles ?
Jean d'Aillon (pseudonyme de Jean-Louis Roos), né le 16 avril 1948, est un écrivain français.
Docteur d'État en sciences économiques, il vit à Aix-en-Provence, théâtre de plusieurs de ses romans. Outre sa carrière à l'université en tant qu'enseignant en histoire économique et en macroéconomie, puis dans l'administration des finances et au sein de la Commission européenne, il écrit des romans policiers autour de l'Histoire de France. Il a démissionné de l’administration des finances en 2007.
Alexandre, jeune et brillant clerc dans une abbaye, a un caractère violent qui ne s'accomode pas du travail d'étude et de soumission auquel il est appelé. Lorsque Aliénor d'Aquitaine fait le vœu de se recueillir sur le vrai Linceul du Christ, nouvellement arrivé à Saint-Jean d'Acre, Alexandre y voit le signe de Dieu : il est en effet le seul à pouvoir identifier les sceaux accompagnant la relique, le seul à identifier le vrai du faux dans un commerce très lucratif. Mais durant le voyage, les Templiers chargés de ramener la relique, meurent de la peste et Alexandre n'hésite pas une seconde à endosser une identité qui n'est pas la sienne. Petit à petit, il laisse son véritable tempérament exploser, et n'hésite pas à commettre de nombreux délits. Mais le suaire a disparu lors d'une embusquade et Alexandre jette son dévolu sur une autre relique, n'hésitant pas, pour ce faire, à se lier avec une troupe de massacreurs et à piller un monastère. De retour auprès d'Aliénor, Alexandre ne récolte pas la gloire qu'il espérait, et est chassé. Dans un pays ravagé par la guerre entre le roi de France et Jean-Sans-Terre, Alexandre a tôt fait de se trouver une place, pillant, massacrant à tour de bras, cherchant partout le suaire qu'il considère comme sien. Lorsqu'il assassine les gens de Guilhaume d'Ussel, l'ancien clerc ne se doute pas qu'il se crée un ennemi bien plus redoutable que tous ceux qu'il a croisés jusqu'à présent. D'Ussel, homme d'arme expérimenté, n'a qu'une idée en tête : retrouver le coupable et le châtier. J'ai toujours beaucoup aimé les ouvrages de Jean d'Aillon, notamment sa série « La guerre des trois Henri », ainsi que « L'Archiprêtre », mais j'avoue avoir été déçue par « Rouen 1203 ». De trop nombreux protagonistes, de très (trop) longues descriptions et redites d'actions, et un lien trop ténu entre les divers chapitres qui se succèdent.