Les structures inégalitaires de l'ordre social rangent certains individus dans des catégories infériorisées (femme, gay, noir, etc.). L'appartenance à l'une de ces catégories produit un type spécifique de psychisme et de rapport au monde. Prenant pour fil conducteur les écrits de Genêt, mais aussi ceux de Proust, Green, Jouhandeau, Fanon et bien d'autres, Didier Éribon décrit ce que produit dans la conscience et dans l'inconscient le fait d'être insulté, stigmatisé, voué à l'"abjection". Il élabore une analyse historique et sociologique de la subjectivité minoritaire, qui place en son centre l'un des affects les plus puissants de la vie sociale : la honte. Comment la honte est-elle inscrite dans le corps des individus différents ? Comment ceux-ci se réinventent-ils à partir de l'exclusion qui les a façonnés et deviennent-ils, par l'affirmation de ce qu'ils sont, les producteurs de nouvelles subjectivités ? En soulevant ces questions, Didier Éribon récuse la conception psychanalytique du sujet, et lui oppose une politique de décolonisation des esprits.
Um belíssimo ensaio sobre a identidade, a partir de uma reflexão sobre a obra de Jean Genet, que segundo Eribon foi pioneiro na transição literária da figura do homossexual como vítima do olhar social para uma presença de orgulho, a partir desse lugar mesmo onde a vergonha o colocou. O dispositivo é transferível, segundo Genet, para os movimentos de libertação de outras minorias. Também se elabora sobre Foucault, e há quatro capítulos dedicados a apontar o dedo à homofobia presente na psicanálise, sobretudo a subsidiária de Lacan. Muitos motivos de interesse, portanto, para quem se quiser entregar ao desafio da leitura.
Notion intéressante de l'art utile, selon laquelle l'art doit répondre à un besoin spécifique (avoir une utilité) ou n'être quelque chose que de superficiel (gloriole).
Le livre est (quasiment ?) exclusivement centré sur l'homosexualité masculine, un peu dommage.
Notion de réunir toutes les exclusions en une exclusion (2.1) : pas convaincue du tout du raisonnement...
J'ai lu que la moitié du livre, j'ai eu du mal à accrocher pour une fois.