Will gare son van devant le Salt Café et y loue une chambre. Personne dans les parages, excepté Zach, un vieux mécanicien noir, et Singer, un adolescent orphelin recueilli par Amy, la tenancière du motel. Mais qu'est venu faire Will en plein désert texan ? Et qui repose dans le cercueil, à l'arrière de son camion réfrigéré ? L'escale au Salt Café va se prolonger jusqu'au terme du livre et révéler un à un les liens du sang qui unissent cette poignée de personnages. Entre deuils amoureux et malentendus familiaux, la construction polyphonique de ce roman apporte une dimension nouvelle à l'imaginaire cruel et initiatique qui hantait déjà Les Yeux secs. On sent dans La Route de Midland un style arrivé à pleine maturité à force de donner la parole aux démons de l'enfance.
Une même histoire qu on assemble à travers différents points de vue. Des personnages brisés par une histoire compliquée et qui essayent de se libérer de leur passé.
Un roman en forme de puzzle dont les pièces s'assemblent les unes aux autres au fil d'une narration portée par deux voix principales et toutes leurs voix annexes. Avec des échos, des silences qui ricochent. Et la nôtre de voix intérieure, bouleversée par ces destins qui interrogent la résilience, le pardon et la difficulté d'être. Un écrit d'une grande intelligence servie par une structure narrative ingénieuse.