John Parisella a été chef de cabinet des premiers ministres Robert Bourassa et Daniel Johnson ainsi que conseiller de Jean Charest et proche de Claude Ryan, en plus d’avoir été permanent politique, directeur général du Parti libéral du Québec et candidat lors des élections de 1985.
Fils d’un père immigrant italien et d’une mère d’origine irlandaise, il a grandi dans le quartier montréalais francophone de Rosemont et il connaît bien la diversité culturelle du Québec. D’abord enseignant, il a vécu de l’intérieur les grands évènements politiques et les crises sociales et linguistiques qui ont façonné la société québécoise au cours des 40 dernières années.
La politique dans la peau est le témoignage d’un citoyen engagé et le récit d’un parcours unique non seulement dans les coulisses, mais plus encore, au cœur même du pouvoir.
John Parisella est un gentleman qui ne veut se brouiller avec personne. Cela en fait un bon partenaire (j'ai souvent fait équipe avec lui à différents titres) mais un raconteur fade. Témoin d'importantes tranches d'histoire du Québec des derniers 25 ans, il réussit à nous en faire la narration sans rien ajouter à ce qu'on connaissait déjà. Sauf une chose, une seule: son admission qu'il avait voté PQ en 1976, lui qui allait devenir le DG du Parti libéral, puis le chef de cabinet de Robert Bourassa.
John Parisella a mené une vie politique passionnante, il serait dur de dire l'inverse. Par contre, cet autobiographie laisse le lecteur un peu sur sa faim. C'est environ 200 pages de doctrine politique et de discussion sur les enjeux en vision méta, pour environ 40 pages d'anecdotes et de véritables pépites d'informations de qualité. Connaissant un peu le personnage, je m'attendais à plus de son livre qui m'a fait rouler des yeux à quelques occasions. Une bonne lecture pour les ''junky'' de politique québécoise, mais pas accessible à tous!
On n'apprend rien du tout sur l'histoire du Québec dans ce livre. Le survol de la Crise d'Oka est particulièrement révélateur. À moins que vous ne soyez intéressé par l'enfance de cet homme, passez, vous économiserez votre temps.