Combien de gens sont touchés, atteints en plein coeur quand quelqu’un se suicide ? Combien de blessures sont infligées à ceux qui restent ? Personne n’en sort indemne. Charlène, Vincent, Mélanie, Stéphane, Muguette… tous brisés, freinés dans leur vitalité par la mort brutale de Sylvain. Chacun réagit à sa façon. Chacun se bat comme il peut, avec les armes dont il dispose. La violence du geste suicidaire se répercute longtemps dans leur existence. Mais la vie est forte, très forte. Roman d’action empreint d’émotion, de réflexions sur la vie, roman d’une profonde humanité, Ceux qui restent fait entendre des personnages puissants et attachants. Malgré la dureté des faits évoqués, ce roman est avant tout centré sur ceux dont on parle si peu et qu’on laisse seuls devant l’innommable et l’insupportable. Parce que, si souvent, la société s’attarde au geste plutôt qu’à ceux qui doivent vivre avec.
Depuis quarante ans, Marie Laberge sonde les profondeurs de l’âme humaine ; avec ce roman déchirant, sa plume maîtrisée atteint un degré de maturité et de sensibilité inégalé.
Marie Laberge est née à Québec (Québec, Canada). Elle étudie chez les Jésuites, puis s'initie à la danse avec Ludmilla Chiriaeff. Après des études en journalisme, qu'elle abandonne en 1970, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et de l'enseignement en art dramatique. En 1981, elle quitte Québec et s'installe à Montréal. En 1983-1984, elle enseigne et est directrice du département de théâtre de l'université Laval.
En tant que dramaturge, elle signe vingt pièces, dont la plupart sont jouées au Québec et dans divers pays européens. Parmi les plus notables, soulignons
L'Homme gris, jouée en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Lettonie, dans les langues respectives de ces pays, Oublier (prix de la meilleure production théâtrale de Bruxelles 1987-1988), Aurélie, ma sœur (produite en 1994 au Gate Théâtre de Londres), Le Faucon, présenté en 1996 au Festival des Francophonies en Limousin à Limoges. Elle est aussi scénariste, administre le Théâtre du Trident (1977 à 1980) tout comme le Centre d'études en art dramatique (1978 à 1981), dont elle est la présidente de 1987 à 1989.
Marie Laberge écrit cinq romans avant de rédiger la trilogie intitulée Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent), qui se vend à plus de 500 000 exemplaires.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée Le temps qui compte, mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Entre 2009 et 2011, Marie Laberge publie un roman épistolaire - Les lettres de Martha - une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.
Comment survivre au suicide d'un proche. Qu'arrive t'il à ceux qui restent derrière. Sylvain s'est pendu, laissant derrière lui sa femme, son fils, ses parents, et sa maitresse. Contrairement aux autre livres qui nous parle de suicide, le livre ne nous entraine pas dans la douleur immédiate vécue par la famille tout de suite après l'acte, mais des années plus tard. Que sont-ils devenus, pourquoi et comment ce geste les affectent toujours des années plus tard. Racontée par différents narrateurs, on apprend à connaître leur histoire et comment leur passé et leur futur s'entremêle, poussé de continuer malgré le vide.
Une réflexion sur les gens qui doivent vivre avec cette décision, et souvent, sans pouvoir comprendre le pourquoi.
Le début de ce livre m'a un peu rebutée, surtout au point de vue de la langue. La première personne qui nous parle dans ce livre est Charlène, la maîtresse de Sylvain. Sylvain vient de se suicider et Charlène exprime ses émotions sous forme de journal qui s'adresse à Sylvain. Après avoir abandonné le livre, j'y suis retournée et je bien contente de l'avoir fait car l'histoire devient vraiment touchante et les personnages attachants. Bonne lecture!
A Montréal, Sylvain Côté à mis fin à ses jours brutalement, sans signes avant-coureurs et sans explications, à l'aube de ses 30 ans. Marié, jeune papa, passionné par son travail, des parents aimants, des amis et un caractère joyeux pas compliqué.. A priori aucune raison de se donner la mort.
Le livre est construit par l'alternance de chapitres qui donnent la parole à trois proches de Sylvain : Charlène, sa dernière maîtresse, Mélanie-Lyne, son épouse et mère de son fils Stéphane, et Vincent Côté, son père.
Le narrateur nous raconte aussi la vie de Muguette Vignault, la maman, et de Stéphane, le fils de Sylvain.
Au fil des pages, sur quinze ans, on en apprend plus sur la façon dont chacun vit ce suicide, et l'impact qu'il a sur leur vie et leur vie sentimentale. Les protagonistes sont liés entre eux par Sylvain malgré son absence.
Ce n'est pas un livre triste, malgré le sujet. La vie continue, plus ou moins difficile selon la personnalité de chacun.
Il y a des longueurs, mais j'en sors avec un esprit "feel good" plein de bons sentiments. Et, pourtant, ce n'est pas non plus toujours léger. Il y a aussi des épisodes dramatiques dans le récit
A savoir : le roman est rédigé en français du Québec ce qui peut surprendre les francophones d'Europe, notament au début, où Charlène est la narratrice et utilise un vocabulaire populaire et direct. Je recommande de faire l'effort nécessaire.
J'ai adoré ce roman ! On s'accroche rapidement aux personnages, qu'on apprend à aimer ou à détester, dans certains cas. Sujet délicat, certes, mais jamais l'histoire tombe dans le lugubre ou le tordu. C'est fluide, clair, même presque lumineux.
J'ai dû m'y prendre à 2 reprises pour lire ce bouquin.. cela n'arrive souvent quand je ne suis pas dans le "mood" pour le sujet..cette lecture. mais à mon deuxième essai alors que j'étais sceptique puisque je n'avais pas embarqué la première fois je suis tombée des nues. un sujet impeccablement abordé tout en fragilité et en sincérité. un excellent bouquin
Ce roman m’a bouleversée, complètement. J’ai dû le déposser à plusieurs reprises. Je vivais la perte d’un être par suicide aussi, et ce livre je l’avais débuté, ironiquement, quelques jours avant sa mort. Ce roman m’a accompagné dans une partie de mon deuil. Marie Laberge écrit toujours de façon extraordinaire.
Woaw. C'est un roman dont les pages filent, sans que l'on s'en aperçoive. Les personnages sont tous très différents et à la fois se complètent parfaitement. On passe un moment agréable en leur compagnie, malgré les circonstances.
Et puis, quel plaisir de retrouver l'écriture de Marie Laberge. C'est plein d'émotion, fort, puissant et très très plaisant.
Un qui me vient: "wow" Quel livre, beaucoup d'émotion! J'ai adoré comme ces écrits. C'est touchant. Tu vois le parcours du monde qui reste après un suicide. Que dire de Charlène et Vincent ( je l'ai adore)
Très belle analyse de l'impact du suicide sur "ceux qui restent". Comme d'habitude, Marie Laberge nous fait connaître et aimer différents personnages en descendant au plus profond de leur psyché.
Comment le suicide laisse des traces sur les proches, pendant des années. Très touchant et personnages attachants à travers leurs qualités et leurs faiblesses.
Et doit-on vraiment tenter de rationaliser cet acte..? Surtout quand aucune explication n'est laissée sur son chemin? Quand vivre avec la perte peut conduire à renouer avec l'humain, découvrir des (Les?) émotions; se remettre en question : vainement par la culpabilité corrosive, puis de façon évolutive et "constructive". Construire et se reconstruire; dénouer et renouer; expliquer et s'expliquer...se trouver?