Le premier tome de cet Antimanuel racontait la rareté, l'offre, la demande, la concurrence, le commerce, l'argent... C'était le tome des fourmis : raisonneuses, rationnelles, égoïstes, épargnantes, bref, calculatrices. Le lecteur découvrait, un peu étonné, que la compétition n'était pas le vrai moteur des échanges et qu'elle laissait souvent la place aux phénomènes de pouvoir, de mimétisme et de foule. Voici venue la revanche des cigales ! Et si l'inutile, la gratuité, le don, l'insouciance, le plaisir, la recherche désintéressée, la poésie, la création hasardeuse engendraient de la valeur ? Et si les marchands dépendaient - ô combien ! - des poètes ? Et si la fourmi n'était rien sans la cigale ? Voici venu le temps d'affirmer, contre les économistes, que l'inutile crée de l'utilité, que la gratuité crée de la richesse, que l'intérêt ne peut exister sans le désintéressement. On verra que ce livre ne dédaigne en rien les marchands. Mais pourquoi sont-ils devenus la classe dominante ? Pourquoi sommes-nous sortis de ces sociétés de chasseurs-cueilleurs, qui " marchaient dans la beauté ", comme le chantent certaines tribus ? Nous sommes passés du côté de l'utile et du laid. Et en même temps, le capitalisme fait partie de notre vie, tout simplement, et ne mérite pas d'être méprisé, sauf à mépriser la vie. Si l'on veut approcher l'essence du capitalisme, il faut sortir des sentiers de l'économie et musarder avec l'histoire, l'anthropologie et la psychologie. Ce second tome se situe aux frontières ou au-delà de l'économie.
Bernard Maris was a French economist, writer and journalist who was also a shareholder in Charlie Hebdo magazine.
Graduated from Sciences Po Toulouse in 1968, Bernard Maris then earned a doctorate in economics at the University of Toulouse I in 1975. Assistant Professor (then senior lecturer from 1984) at the University of Toulouse I, he became Professor of the universities by contest of aggregation (General economic science) in September 1994 at the Institut d'études politiques de Toulouse.
At the time of his death, he was a professor at the Institute of European studies of the University of Paris-VIII. He also taught microeconomics at the the University of Iowa in the United States and the Central Bank of Peru.
Bernard Maris wrote for various journals: Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine, Le Monde and Charlie Hebdo, in which he spent most of the time under the alias of "Uncle Bernard". In this last journal, he was the Deputy Editorial Director until 2008. As the founder, during the renaissance of the title in 1992, he was an 11% shareholder.
On the radio, Bernard Maris had a weekly column entitled J'ai tout compris à l'économie, each Saturday on France Inter, and took part each Friday in a debate on a topical economic issues with the economic journalist of Les Échos, Dominique Seux, from 7:50.
He also presented on television, on the i-Télé channel where he participated as a columnist in Y'a pas que le CAC, where he commented with another professor of Economics, Philippe Chalmin (close to the neoclassical school), on the economic news until June 2009. He also intervened repeatedly in the program C dans l'air on France 5.
Bernard Maris was often presented as anti-globalization, because of his ex-participation with the Scientific Council of ATTAC.
He was an inhabitant of 16th arrondissement of Paris, and presented himself in 2002 at the elections in the 10th arrondissement of Paris under the label of Greens, to which he militated.
Bernard Maris published several novels including L'enfant qui voulait être muet, and was awarded with the Leclerc's booksellers award in 2003.
Second volume, consacré à la gratuité. Où l'on tente de montrer que bien souvent la concurrence est inefficace et la coopération donne les meilleurs résultats. Moins convaincant que le premier volume. En même temps, ses livres vont beaucoup me manquer…