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La Fête des masques
C'est Catherine Lara qui rythme les premières pages de ce roman, narquois et doux requiem érotique pour une société défunte."Babylone, c'est la fête au châteauOn va enfin changer de peauLes masques sont de tropIls n'auront pas le dernier mot."Le jour où Clara déguise son petit frère Carlos en jeune femme, elle ignore qu'elle le pousse vers la perspective la plus importante de sa vie : "En tout cas, il faut le dire, rien au monde n'avait produit sur et en moi un effet comparable à celui qui résulta de cette vaine attente, l'attente du pays d'Oscar Wilde." Elle ignore aussi qu'il rencontrera Antonio, qui berce sa mère au son de sa voix : "Il se pencha sur elle et, comme d'habitude, c'est lui qui chanta pour l'endormir. Et, comme d'habitude, pénétrée par cette voix devenue sa richesse depuis des années, elle s'endormit." Elle ignore enfin qu'il va s'enchanter de sa propre mort : "Sa décision de me tuer me réjouit donc, et, si je m'étais tué moi-même, comme je l'aurais frustré, cet enfant !"Un savoureux badinage au coeur du crime.
112 pages, Paperback
First published April 20, 2004
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Community Reviews
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
March 20, 2022
Bien des références littéraires et musicales aux auteurs gay très connus. Les noms des personnages principaux pourraient être latinoaméricains. Par contre, ces « fantômes » après la mort, ceux-là sont bien de cette région d’Afrique d’où est d’origine notre auteur: le Togo.
la Fête des masques de cette partie d’Afrique permet de transmettre le savoir à la jeune génération, mais quel savoir!? Celui de la violence, du viol? Va savoir! Peut-être seulement la transmission des émotions, des vides et peurs d’une génération à l’autre? Je vous laisse lire cette oeuvre, car c’en est une, peut-être y verrez aussi d’autres choses.
la Fête des masques de cette partie d’Afrique permet de transmettre le savoir à la jeune génération, mais quel savoir!? Celui de la violence, du viol? Va savoir! Peut-être seulement la transmission des émotions, des vides et peurs d’une génération à l’autre? Je vous laisse lire cette oeuvre, car c’en est une, peut-être y verrez aussi d’autres choses.
September 30, 2024
What a wonderful surprise this book was. It is the story of Carlos, who cross-dresses once for an event with the help of his sister Carla, and then spirals into a crisis of identity and misogyny that results in him killing a woman, his lover, only to tell everything that turmoils his mind to her unfortunate son Antonio. I found the queer themes fascinating, the book contains many references to classic queer literature including Oscar Wilde, Death in Venice by Thomas Mann, and Marguerite Yourcenar. The violent way of dealing with this crisis of self and sexuality is upsetting, but I did wonder if taking the book at face value is reductive. Is Carlos sister Carla truly a separate person? When Carlos kills Alberta, does he kill her as a stand-in for his queerness, for his transness, or in relation to her son Antonio who so often sings her to sleep? How is crime situated in this society of hidden identities, the Spanish-sounding names not giving away the political context of the scene set in a country turmoiled as much as Carlos himself?
• « En tout cas, il faut le dire, rien au monde n’avait produit sur et en moi un effet comparable à celui qui résulta de cette vaine attente, l’attente du pays d’Oscar Wilde. »
• « En tout cas, il faut le dire, rien au monde n’avait produit sur et en moi un effet comparable à celui qui résulta de cette vaine attente, l’attente du pays d’Oscar Wilde. »
March 9, 2021
Une bonne surprise sortie de nulle part. Tous que je voulais était de lire un(e) Togolais(e). Je lis beaucoup et sans limite. La Fête des masques a été inédite pour moi. Sami Tchak - je suis a la chasse de tes œuvres.
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