De cette nouvelle, plutôt courte, de Prosper Mérimée, on en sort pas indemne. L'histoire, du début à la fin vous tient en haleine. Écrite d'une traite, sans séparation de chapitres, le lecteur ne s'arrête qu'à la fin de cette dernière. Cela ne m'a pas gênée, au contraire, puisque je n'ai pas pu décrocher de ma lecture.
Ayant fait des études d'histoire et travaillant dans le domaine de la Culture, j'ai beaucoup apprécié ce mélange des genres entre sauvegarde du patrimoine (Prosper Mérimée est à l'origine de bon nombre de classement de monuments au titre de "Monuments historiques"), entre une genre antique et enfin entre un genre proche du polar, ou du policier. Cela en fait une œuvre assez atypique, curieuse, qui m'a plu.
Et puis, on y trouve une deuxième lecture plus dénonciatrice, dans un premier temps, de la destruction du patrimoine historique et dans un deuxième temps de la société dans laquelle il vit. En effet, l'auteur témoigne plusieurs de son malaise face à ce mariage de convenance et face à la place de l'homme au détriment d'une femme. En bref, c'est une nouvelle, plutôt courte, à lire ou à relire, sans modération.