broché. Un homme, Arnaud, s'éprend passionnément d'une femme (la narratrice, Hélène), donne tous les signes d'un amour vrai, puis, presque aussitôt, se déprend d'elle. La narratrice tente de cerner l'inconstance du sentiment amoureux, la douleur de ce qui ne dure pas. Le roman veut aussi réfléchir, à travers la question de la transposition cinématographique, au rapport entre les mots et les images, au rôle de la représentation et de l'imagination dans l' ce qui est aimé, c'est ni toi ni moi, mais seulement l'image qu'on en a. Ne sommes-nous que des projections imaginaires ? Bref, un livre sur le cinéma -le cinéma qu'on se fait. Du même Romance; Dans ces bras-là.
Camille Laurens sur les hommes qu'elle décrit dans son livre..
Elle ne va pas à leur rencontre, du moins pas comme on pourrait croire. Elle ne fond pas sur eux pour les capter, les saisir, leur parler. Elle les regarde. Elle se replit de leur iamge comme un lac du reflet d'un ciel. Elle les maintient d'abord dans cette distance qui permet de les réfléchir. Les hommes restent donc là longtemps, en face d'elle. Elle les regarde, elle les observe, elle les contemple. Elle les voit toujours comme ces voyageurs assis vis-à-vis d'elle dans les trains maintenant rares où cette disposition existe encore : non pas à côté d'elle, dans le même sens, mais en face, de l'autre côté de la tablette où gît le livre qu'elle écrit. Ils se tiennent là. C'est le sexe opposé.
Une histoire d’amour en négatif. Un texte lourd, beau, chargé. Et pourtant, chargé de ce qu’il n’est plus et de ce qui n’a peut être jamais été. C’est un texte à plusieurs voix, et on se perd un peu sur la personne qui s’exprime, mais de toute façon tout est chaotique : la temporalité, les sentiments, le projet lui-même. Un livre amer, a-mère (?)
Si vous n'êtes pas familier avec la littérature et le cinéma française surtout Benjamin Constant, ce livre va être ennuyeux et impossible de lire pour vous. J'écris ça en tant qu'un non-Français qui a appris la langue mais qui n'est pas très noyé dans la littérature.
Too much neurosis for my taste. I used to find the NY type of neurosis charming when I was younger (remember Woody Allen movies?) but not anymore. I felt like shaking the main protagonist and even pulling her hair at times. I felt like screaming "Oh, grow up already and kick him out of your life!"
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