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Sur la virginité

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Ce traité de saint Jean Chrysostome est une manifestation de la pensée chrétienne au sujet de la virginité. Celle-ci était jugée inaccessible à la nature humaine par les païens et les Juifs la condamnaient au nom de la Loi. Seules, certaines de leurs sectes rigides l'estimaient fort et la pratiquaient en communauté au ier siècle avant Jésus-Christ. A la lumière de l'évangile et de l'enseignement de saint Paul, les penseurs chrétiens travaillaient à en faire connaître la valeur au point de vue ascétique. Saint Grégoire de Nysse lui avait déjà consacré un traité. Le mouvement qui attirait les fidèles à la vie solitaire était puissant à Antioche au ive siècle. Saint Jean Chrysostome s'y donna avec toute la fougue de sa jeunesse. Rentré en ville après un séjour de cinq ans au désert et ordonné diacre en 381, il composa un peu plus tard son traité, mais la date exacte n'a pu être précisée. Le plan n'est pas rigoureux : du chapitre ι à xxiv, remarques générales sur la virginité; chap, xxv à l, exégèse du texte de saint Paul (I Cor., 7, 1-27) ; chap, li à lxxii, inconvénients du mariage, éloge de la virginité; chap, lxxiii à lxxxiv : exégèse de saint Paul (I Cor., 7, 28-fin). Ses sources sont surtout scripturaires, car la littérature profane ne pouvait guère lui apporter de secours. Il a pu cependant s'inspirer d'œuvres chrétiennes antérieures; certains passages semblent bien être des réminiscences. L'œuvre est de genre oratoire et comporte les lieux communs de la rhétorique. Les éloges de la virginité ne vont pas à condamner le mariage. Celui-ci est légitime. S'il en exagère les inconvénients, c'est pour mieux faire ressortir la supériorité de la virginité. Plus tard, ses appréciations seront plus nuancées, parce qu'il jugera en pasteur.
http://mercure.fltr.ucl.ac.be/Hodoi/c...

84 pages, ebook

First published January 1, 1983

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About the author

John Chrysostom

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John Chrysostom (c. 347–407, Greek: Ἰωάννης ὁ Χρυσόστομος), Archbishop of Constantinople, was an important Early Church Father. He is known for his eloquence in preaching and public speaking, his denunciation of abuse of authority by both ecclesiastical and political leaders, the Divine Liturgy of St. John Chrysostom, and his ascetic sensibilities. After his death in 407 (or, according to some sources, during his life) he was given the Greek epithet chrysostomos, meaning "golden mouthed", in English and Anglicized to Chrysostom.

The Orthodox and Eastern Catholic Churches honor him as a saint and count him among the Three Holy Hierarchs, together with Basil the Great and Gregory Nazianzus. He is recognized by the Eastern Orthodox Church and the Catholic Church as a saint and as a Doctor of the Church. Churches of the Western tradition, including the Roman Catholic Church, some Anglican provinces, and parts of the Lutheran Church, commemorate him on 13 September. Some Lutheran and many Anglican provinces commemorate him on the traditional Eastern feast day of 27 January. The Coptic Orthodox Church of Alexandria also recognizes John Chrysostom as a saint (with feast days on 16 Thout and 17 Hathor).

John is known in Christianity chiefly as a preacher, theologian and liturgist. Among his homilies, eight directed against Judaizing Christians remain controversial for their impact on the development of Christian antisemitism.

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Profile Image for Yann.
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February 3, 2015


Sur la Virginité (Περὶ παρθενίας / Peri parthenias) est un traité rédigé au quatrième siècle, en 382 par Jean Chrysostome(347-407), un ecclésiastique chrétien romain. Il s'agit de faire l'apologie de la virginité par rapport au mariage.

Au début, j'ai été un peu inquiété par le tour pris par la démonstration: il ne s'agissait que de savoir qui avait dit quoi, entre l'apôtre Paul, le Christ, et la foule de personnages interlopes qui peuple les écritures sainte. L'auteur attrape comme bon lui semble une phrase par ci ou par là, et nous explique qu'il faut comprendre ce qu'elle signifie, ou tout le contraire: il n'est jamais à cours de fine distinction entre le corporel et le spirituel, ou je ne sais quelle autre sottise, pour retourner le sens obvie dans celui qui lui plait. A l'en croire, l'ensemble des écriture saintes forme une doctrine parfaitement cohérente, mais lui-même ne manque pas de dire une chose puis son contraire, du moment qu'il peut trouver quelque chose pour nous effrayer, car l'important et d'avoir bien peur.

Mais à mesure que la démonstration avance, l'auteur quitte un peu ces fastidieux arguments d'autorité et devient plus aisé à suivre: il s'attaque à l'état du mariage proprement dit, à ses misères, à toutes les difficultés auxquelles il expose. Il montre la rigueur terrible des liens conjugaux, que rien ne peut dissoudre s'il s'avère être mal assorti. Rien ne semble plus horrible que cela! C'est également l'occasion de faire un peu de morale: fustiger l'intempérance, l'amour des richesse, la présomption, la jalousie, et glorifier le travail, la modestie, la bonté, la discrétion. Mais enfin, quoique toutes ces remarques ne manquent pas de justesse, on a du mal à les rattacher à la question du départ, à savoir si la virginité l'emporte ou non sur le mariage.

De toute façon, il y a un argument massue qui traverse tout l'ouvrage: la vie sur terre passe à toute allure, on va bientôt mourir, mais au lieu d'en déduire comme le ferait n'importe qui qu'il faut employer le peu de son temps à jouir de la vie, à faire du bien à soi et aux autres, à être honnête et industrieux, il suppose qu'une autre vie nous attends, et qu'elle sera une heureuse ou malheureuse suivant un jugement dont les critères ne sont pas bien clairs, sinon qu'il faut bien détester le plaisir, être bien triste, bien tourmenter les autres pour gagner le ciel à frais communs, avoir hâte de mourir, et que les vierges auront plus de chances d'être bien jugés que ceux qui se sont mariés. J'avoue que tout ce mélange de sagesse et de folie extravagante me laisse perplexe. L'auteur est vanté comme un fabuleux orateur, d'où son surnom de "bouche d'or", une réputation surfaite à mon avis.
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