Bienvenue au Blanc-Mesnil, ville populaire de Seine-Saint-Denis au nord de Paris, illustration la plus parfaite de ce que la politique peut faire de pire, en toute opacité. Dans cette commune passée à droite il y a dix ans, clientélisme, népotisme, chasse aux sorcières, censure, racisme, affairisme immobilier, manipulation, harcèlement sont au coeur du pouvoir, au point qu’un des cadres de la ville s’est suicidé. Il est celui qui a compris très tôt le devenir d’une commune qui a discrètement fait alliance avec l’extrême droite pour garder le pouvoir. À sa tête, un ancien des renseignements, un coupeur de têtes communistes et un zemmouriste de la première heure. Les victimes de ce système : les habitants des quartiers, les étrangers, les agents en mairie, les opposants, les familles pauvres que la municipalité rêve de voir partir pour faire du Blanc-Mesnil un Neuilly du 93, au service d’un clan. Le récit glaçant d’une emprise politique, à l’image d’un système à l’oeuvre sur d’autres territoires.
Bien heureuse que la gauche ait repris sa position au Blanc-Mesnil, ville ravagée par Thierry Meignen et son fidèle compagnon Gérard Lesuisse. Beau travail d’investigation de la part de Nassira El Moaddem et bel hommage rendu à Philippe Hoang Mong. La droite a du sang sur les mains et Le Blanc-Mesnil n’est qu’un exemple parmi d’autres
Une plongée dans une ville de l'ex ceinture rouge, le Blanc-Mesnil, conquise en 2014 par la Droite. Une description a la fois glaçante et empathique d'une prise de pouvoir sans foi ni loi et des degats provoqués. Talentueux !
Une enquête glaçante au sein d'une municipalité qui avait été reprise par la droite, ainsi qu'un hommage à un agent qui a payé le lourd prix de cette bascule. Du grand journalisme d'investigation