Damien, treize ans, se rend dans son garage pour y prendre une hachette... et découpe son père et sa soeur. Les mains pleines de sang, il attend le retour de sa mère avec la tête décapitée de la fillette. Six ans plus tard, le jeune homme est transféré de la prison des Lauriers à un établissement atypique où les détenus sont exhibés comme des animaux. Parvenu à s'évader de ce zoo pour criminels, il tombe sur Cab, une étrange petite fille née dans le milieu du grand banditisme. Dans ce monde souterrain, on raconte qu'il existe un endroit sans flic, sans juge ni prison. Un territoire où les hors-la-loi peuvent vivre librement sans craindre les mandats d'arrêts internationaux. Pour l'improbable duo et leurs complices, c'est le début d'une longue cavale à travers l'Europe, où chaque frontière devient un pari entre la prison et la liberté..
Cloé Mehdi nous livre ici un roman au rythme endiablé et aux répliques cinglantes, et qui baigne dans un humour noir bien dosé. Dans une France dystopique, au sein d’une Europe éclatée et où les prisons subissent de plein fouet les coupes budgétaires et le zèle policier (pas très différent de notre monde actuel, somme toute), on suit le destin de Damien, qui a pris perpétuité pour le meurtre de son père et de sa sœur et pour avoir gravement mutilé sa mère.
Suite à un concours de circonstances, dans des conditions cyniques et glauques, l’assassin juvénile et « psychotique » réussit à retrouver la liberté… et fait une rencontre qui va tout changer.
Entre cavale haletante, galerie de personnages hauts en couleurs, questionnement sur la moralité, les troubles mentaux et les traumas, on traverse une Europe sans espace Schengen, et on apprend à découvrir Damien, son passé et la personne qu’il devient, loin des barreaux et de l’isolement.
C’est un peu déjanté, bourré de références, et chaque personnage possède son style et sa voix. L’autrice a réussi à écrire toute une mythologie des truands et autres malfrats, dans un monde où on perd de vue un paquet de valeurs humaines, et où le gouvernement est gangréné et n’hésite plus à abandonner les principes de décence et de dignité humaine en visant les populations carcérales déjà mises à mal.
Le rythme est maîtrisé, et malgré deux ou trois incohérences, la montée en puissance m’a laissée scotchée à mes pages. Malheureusement, la révélation finale m’a fait l’effet d’un soufflé raté, car il était difficile de conclure correctement toute cette histoire… mais ça n’a même pas réussi à entamer le plaisir de cette lecture particulière.
Critique de la justice, de la police et de la prison, Monstres en cavale est une ode à la liberté qui se lit avec une joie presque enfantine, où les gentils n’existent pas vraiment et où les méchants sont un peu méchants, mais avec un grand cœur.
un peu cringe comment c écrit ça veut prouver que c cool 🤙🏻 et détaché 😎 mais le plot est pas zinzin, c divertissant mais pas très surprenant et le truc de l’inceste à la fin qui explique pk la mère elle déteste son enfant vraiment pas nécessaire 🤐
Original et dynamique : des péripéties rocambolesques, une bonne dose d'humour et de critique sociale. Piètre révélation finale néanmoins, d'autant qu'elle est inutile à l'économie de l'œuvre.