Après des années d'abstinence amoureuse, malgré une brûlante envie d'aimer à nouveau, une romancière trentenaire croise un de ses fervents lecteurs lors d'une lecture en librairie. Coup de foudre immédiat ; elle fait tout pour le retrouver. Lorsqu'ils commencent à échanger via Instagram, débute une attente magnétique avant de se revoir, ainsi qu'une conversation amoureuse nourrie par les mots et les images de stories interposées. Cet inconnu si désirable, tant attendu, pourrait-il n'être qu'un mirage façonné par le manque et l'imagination ? Entre projections, doutes et emballements, l'autrice décrit la mécanique du désir qui renaît - en revisitant son propre passé amoureux et son cheminement, la perte puis la renaissance de l'espoir, qui l'ont menée à cet endroit où des amours enfin saines sont possibles. Peu à peu, elle entreprend une relecture de son histoire sentimentale et sexuelle, et de son éveil au féminisme. Les enjeux intimes de l'époque s'incarnent à travers une balade lumineuse qui donne à voir la pratique post MeToo de la séduction hétéro, mettant en scène de nouvelles partitions. Comment se réinvente l'amour en actes ? Comment s'y prend une féminité agissante ? Quelles précautions et réflexes de sécurité, mais aussi quelles épiphanies ? À la croisée entre récit autobiographique, fragments poétiques et essai personnel, ce récit intime relate l'itinéraire sentimental, sexuel et féministe d'une génération de femmes qui ne veulent plus se soumettre. Il ouvre pourtant la voie à une possible réconciliation en esquissant la figure d'un masculin allié, réfractaire à toute forme de domination. Cette longue déclaration d'amour, toute en tension poétique, prolonge dans une langue très contemporaine la tradition de l'élégie amoureuse, rappelant par certains accents le Cantique des Cantiques ou Passion simple d'Annie Ernaux.
Je découvre l'autrice avec ce récit très intime et j'ai adoré. Il m'a été impossible de lâcher le roman, si bien que je l'ai lu d'une traitre (mon employeur m'a payé quelques heures de lectures, deso pas deso).
Récit d'une histoire d'amour entre l'autrice et ce qui est au début un de ses lecteurs. Ils se rencontrent en librairie et cela devient quasi obsessionnel. Cette histoire d'amour devient autant un pretexte que le sujet pour que l'autrice puisse questionner son rapport à l'amour, au désir, aux relations de domination entre homme et femme. Je l'ai trouvé très juste, avec très peu de pudeur et profondément touchant.
En même temps, l’autrice se réclame de Duras (giga beurk), d’Ernaux (giga beurk) et de Maggie Nelson (giga beurk). On pourra pas dire que je n’étais pas prévenue.
Dans ce monologue long et écrit en grosses grosses lettres (pour faire semblant que c’est conséquent), notre autrice nous raconte l’histoire d’une séduction. Deux quadra, beaucoup, beaucoup, beaucoup de blabla-moimoi.
Pourtant, c’est un sujet qui me parle. Je veux changer le genre, cette prison de merde dans laquelle on s’essouffle, et je ressens une compassion immense pour les meufs hétéros qui tentent de conquérir l’amour depuis une boîte en plastique - mais TEMU Ernaux, c’est non.
C’est un livre qui fait semblant de parler d’un truc mais en fait, c’est vraiment juste l’appli notes d’une millennial convaincue que toutes ses pensées devraient être exposées en collage au MOMA.
Son mec déconstruit a un tatouage Anne Frank et il faut en parler absolument. Ils se draguent via leur stories instagram et il faut absolument publier ça dans le livre.
Ça m’embarrasse pour elle.
Pitié, un peu plus de pudeur et d’humilité. On a pas besoin de s’exhiber comme ça, on peut avoir du talent aussi.
un livre vraiment magnifique, J ai adoré de bout en bout c était super intéressant honnête écrit avec beaucoup de finesse et aussi de frontalité et vraiment ça m a donnée envie de vivre une histoire avec un homme... je me remets toujours pas de l incipit il est grandiose. J ai été très émue par l évocation a plusieurs reprises des viols et leur lente conscientisation. C'est aussi un grand livre sur le désir et la sexualité, j'ai trouvé le paragraphe vers la fin sur l hétérosexualité comme un „grand enclos a ciel ouvert“ bouleversant. Comme toujours avec Emmanuelle Richard il y a une grande précision et acuité dans son écriture ainsi qu'un certain dépouillement (une économie de mots, des traits qui vont à l'os) qui la rend très juste et percutante. C'est un très beau livre sur le désir, sa transformation et son déploiement dans un régime patriarcal, l'éclosion d'une histoire d'amour horizontale, à égalité, respectueuse des forces et faiblesses de chacun.e. Ca parle d'agentivité, de se réapproprier sa narration, de devenir actrice de son désir, l'autrice dit elle même arrêter de minorer sa puissance. C'est aussi un livre sur l'espoir (oui, des mecs biens existent sur terre), ainsi que sur la naissance d'un désir mutuel au travers de storys interposées (j'ai trouvé cette mise en scène ultra moderne et rafraichissante, et j'ai beaucoup aimé les images et références musicales émaillant la lecture). C'est un livre hybride, joyeux et nécessaire, à lire vraiment vraiment !!
Could not finish this. Maybe I am not woke enough but this was a pain to read. Big letters so you think you are reading a lot of pages and it says something meaningful but it actually looks like a teenage secret diary