Un passeport égaré devient le déclencheur d’un récit mordant où se mêlent dérive intime et chaos collectif. Dans un Montréal saturé de files d’attente et d’institutions fédérales défaillantes, une femme vacille entre l’usure de son couple, l’angoisse sourde du quotidien et l’ironie de l’époque. Sur les conseils insensés de Service Canada, elle se retrouve embarquée dans un train pour Jonquière sans bagages ni plan, comme aspirée par la logique d’une fuite à la fois improbable et inévitable. Dans cette échappée au parfum d’errance et d’excès, l’absurde prend des allures de destin : une nuit de fête devient la scène d’un possible recommencement, où l’évidence fragile d’un nouvel amour surgit au coeur du chaos.
En 188 pages, la narratrice nous parle de sa relation problématique avec son chum, de la mort de son père, de l’incompétence du gouvernement, du coût de la vie, des voyages, de l’anxiété, de nos systèmes administratifs défaillants, du sexe, de l'amour et de son métier d’écrivaine.
C'est trop et en trop peu de pages, c'était donc difficile de trouver un fil conducteur au récit.
C'est dommage car certains débuts de réflexions étaient intéressants, et c'est justement quand je voulais en entendre plus qu'on changeait de sujet.
D’emblée, ce roman m’a parlé: une protagoniste jeune trentenaire montréalaise semi en contrôle de son existence, ça me réjouit. La voix empreinte d’une poésie du banal m’a fait dévorer le récit en deux jours. Je me suis aussi beaucoup reconnue dans la propension de la narratrice à idéaliser/fictionnaliser les événements. Cela dit, j’ai été déçue du chemin parcouru une fois arrivée à la dernière page. J’ai le sentiment d’avoir assisté à une amorce, mais qu’il n’y a pas trop eu de destination.
Kafka rencontre les rom-coms du début des années 2000.
Une histoire dynamique, ensoleillée, qui défie l'injonction littéraire qui demande de « montrer au lieu de dire ». Raconté comme une histoire complètement folle par une vague connaissance qui avait soudainement besoin de parler après deux coupes de vin au bar, L'amour et la fête est un récit byzantin, parfois étourdissant qui passe par St-Jean-sur-Richelieu pour se rentre à St-Sauveur. C'est à la fois son charme et son problème. On y est passagers, mais pas copilotes.
Beaucoup aimé les derniers chapitres. J'ai été un peu frustré que ça finisse tout juste au moment d'aborder les zones plus douloureuses.