Traduction révisée de l’américain par Philippe Garnier Knockemstiff, un hameau aujourd’hui fantôme du Midwest. C’est l’inquiétant décor de ces récits à couper le souffle, peuplés de personnages entre fiction et réalité, qui ont en partage la cruauté, la folie et le désenchantement. Mais qu’ils soient paumés, cinglés, camés, ou simplement brisés par la vie, tous portent en eux une extraordinaire force vitale. Longtemps ouvrier dans une usine de pâte à papier, c’est à l’âge de cinquante ans que Donald Ray Pollock, l’auteur du Diable, tout le temps, fait irruption sur la scène littéraire avec ce formidable recueil de nouvelles réédité, avec un inédit, dans une traduction entièrement révisée par Philippe Garnier. « Plus encore que les camionneurs speedés, les fondus de la fonte ou les papys Alzheimer qui peuplent Knockemstiff, c’est l’humanité atrocement comique de ces personnages qui dérange. » Philippe Garnier « Ce recueil est un poison sublime, une plongée dans le pire des culs-de-sac d’Amérique. Attention, ça pue la poudre et la pâte à papier. » Simon Johannin
Donald Ray Pollock was born in 1954 and grew up in southern Ohio, in a holler named Knockemstiff. He dropped out of high school at seventeen to work in a meatpacking plant, and then spent thirty-two years employed in a paper mill in Chillicothe, Ohio. He graduated from the MFA program at Ohio State University in 2009, and still lives in Chillicothe with his wife, Patsy. His first book, Knockemstiff, won the 2009 PEN/Robert Bingham Fellowship. His work has appeared in The New York Times, Third Coast, The Journal, Sou’wester, Chiron Review, River Styx, Boulevard, Folio, Granta, NYTBR, Washington Square, and The Berkeley Fiction Review. The Devil All the Time is his first novel.
Cette collection puissante et graveleuse de 18 nouvelles, toutes liées géographiquement et à travers des personnages, est authentique et brutale mais tout à fait transcendante. Pollock a tissé un monde tragique avec un ciel sans étoiles où la pauvreté mène à la violence brutale, à des dépendances et à des actes de désespoir, et pourtant, il semble qu'il soit enraciné dans la condition humaine de rêver et de garder une lueur d'espoir, même dans les pires situations.