Au pays des matins pas si calmes, Lee Min-Ho, surnommé Gangnam, ex-policier mafieux, mène une enquête officieuse sur la disparition d’une touriste française, enlevée le jour de son arrivée à Séoul. Avec l’inspectrice Park, jeune flic prodige nourrie aux dramas, aux mangas coréens, à la K-pop et à la street food, ils tentent d’expliquer cet improbable kidnapping. Le mystère s’épaissit encore lorsque l’idole absolue de la K-pop coréenne se suicide en laissant une étrange lettre d’adieu. Mais quand Gangnam se résout à demander l’aide de Loup Bleu, dragon de la mafia historique, c’est une véritable guerre des clans qu’il déclenche… De sa plume vive et cinématographique, Ian Manook nous embarque cette fois à la découverte de la Corée. C’est enjoué, surprenant, goûteux, coloré, documenté, violent, poétique, émouvant, et Gangnam se révèle n’être ni plus ni moins que le cousin coréen et inattendu du Mongol Yeruldelgger et de l’Islandais Kornelius Jakobsson.
Séoul, ville de 10 millions d’habitants en Corée du Sud. Marc Verneuil, 50 ans, ex-flic et romancier français, accompagne Madeleine, son épouse adepte de K-pop, pour visiter le pays. Or, pendant que lui fait un saut dans un marché de poissons et que sa conjointe l’attend dans la voiture, rien ne va plus à son retour. Les deux ont disparus. Marc s’en prend agressivement à la vieille femme sensée surveiller l’espace de stationnement. La situation dégénère, une mêlée envenime la situation. Lee Min-ho, dit Gangnam, ex-policier mafieux, vient à son secours. S’ensuit une cavalcade époustouflante pour retrouver Madeleine au cœur d’un réseau non-rassurant.
L’auteur utilise un vocabulaire recherché. Plusieurs mentions et descriptions de plats coréens, restos et petits bouiboui, tout ce qu’il faut pour brosser une ambiance asiatique imagée. Soit l’auteur s’est bien documenté ou il connait bien le pays. Au niveau de l’écriture, rapidement le ton est donné, le climat s’installe. Les personnages sont bien définis. On sait à qui on a à faire. Un bémol : deux des personnages principaux (Gangman et l’écrivain) sont de parfaits inconnus l’un pour l’autre au début du roman. Tout de même étonnant qu’une complicité de cette ampleur se soit si vite installée et aille si loin… Sceptique, mais bon, c’est un roman…
Citations « Ce n’est que ça, une vie, la somme des souvenirs qu’on a. » p. 188 « La surprise est l’essence de la guerre… » p. 298 « … si on te donne, tu prends, et que si on te prend, tu cries. » p. 349