Bardzo interesująca powieść graficzna, trochę antycypacja, trochę dystopia.
XXII wiek, zmiany klimatyczne, ocieplenie które przyszło szybciej niż zapowiadane, upały, stara Europa jest podzielona murem południowym, od La Rochelle po Alpy i murem północnym, nad morzem Północnym.
Akcja zaczyna się w Lyonie, gdzie Nathan, który zajmuje się ochroną Muru (Winter is coming…) żyje z żobą, Tess, lekarką i nastoletnią córką.
Pewnego dnia oddział Nathana interweniował przy próbie penetracji muru przez dwóch uchodźców z Południa. Jeden został zabity, drugi ranny, i on został uratowany przez Tess. Kilka dni po tym, na skutek pożaru, który strawił całe miasto Lyon, i rozprzestrzenił się na resztę Intramuros, Nathan otrzymuje wiadomość od brata, który pracuje w merostwie, aby natychmiast uciekał. Jednak od pożarów zaczęły też wybuchać motory elektryczne aut na autostradzie wyjeżdżającej z Lyonu, ginie Tess. Nathan, Lea i Migrant z Południa, decydują się wraz z garstką uciekinierów przedrzeć się przez Pustynię Rodańską do Marsylii, wierzą, że będą mogli wsiąść na statek i odpłynąć na Azory, do rodziny.
Long story made short : w tej powieści Nathan i jego córka znajdują się w odwróconej roli migrantów.
Zamknieci w Obozie dla uchodźców z Północy, pod strażą milicji, wykorzystywani przy bardzo wyczerpującej pracy fizycznej, a także atakowani przez mieszkańców miasta, którzy uważali, że zabierającym oni wodę, żywność.
I na tym polega siła tej powieści graficznej : na odwróceniu punktu widzenia.
Codziennie słyszymy przecież o obozach uchodźców na przykład w Libii, o łodziach pełnych migrantów na morzu śródziemnym, którzy płacą ciężkie pieniądze przemytnikom. No to tutaj też to było, tylko w odwrotnym kierunku : to uprzywilejowani wcześniej mieszkańcy Starej Europy płacą ciężkie pieniądze za możliwość wydostania się z obozu, i obietnice transportu na Azory (oczywiście, ich łódeczka nie ma tyle benzyny, aby tam dopłynąć. Opowieść kończy się jednak dobrze, bo trafiają na jedno z wielu plywajacych miast, wybudowanych przed laty przez ONZ i porzuconych, z powodów politycznych).
Altermonde s’inscrit dans la grande tradition des récits d’anticipation post-apocalyptiques tout en y injectant une dimension profondément humaine. Situé en 2112, l’album décrit un monde ravagé par le dérèglement climatique, où une élite a cru pouvoir se protéger derrière les murs d’une Cité fortifiée, laissant le reste de l’humanité survivre dans la précarité. Lorsque cette illusion de sécurité s’effondre brutalement, le récit bascule et révèle toute la fragilité de ce système fondé sur l’exclusion.
Harry Bozino construit un scénario sobre et efficace, qui évite le sensationnalisme pour se concentrer sur l’essentiel : la fuite, la survie et la remise en question morale. Le cœur du récit repose sur la relation entre un père et sa fille, contraints de quitter leur monde privilégié pour affronter la réalité qu’ils avaient jusque-là ignorée. Ce duo fonctionne comme un puissant moteur émotionnel, incarnant à la fois la culpabilité d’un ancien confort et l’espoir ténu d’une reconstruction possible.
Le dessin de Paolo Antiga renforce cette tension permanente. Son trait précis et expressif donne corps à des paysages dévastés, faits de cendres, de ruines et d’horizons brûlés, tout en accordant une grande attention aux visages et aux silences. La mise en scène, souvent contemplative, laisse respirer le récit et accentue le contraste entre la grandeur déchue de la Cité et la dureté du monde extérieur.
Au-delà de son intrigue, Altermonde interroge frontalement notre présent. Il questionne les notions de responsabilité collective, d’inégalités sociales et de choix politiques face à la crise climatique. Sans jamais tomber dans le discours didactique, l’album agit comme un miroir sombre mais lucide de nos sociétés contemporaines.
Œuvre engagée et maîtrisée, Altermonde est une bande dessinée de science-fiction intelligente et poignante, qui conjugue réflexion, émotion et puissance visuelle. Un récit d’anticipation qui marque durablement par sa résonance actuelle et son humanité.
. . [BANDE DESSINÉE] • ALTERMONDE • Nathan et sa famille sont retranchés derrière ‘’le Mur’’, une forteresse qui sépare les migrants des privilégiés qui les traquent. Sur fond de crise migratoire et environnementale, Nathan et sa famille doivent quitter leur secteur pour fuir de graves incendies. Les voici obligés de migrer vers le Sud, se retrouvant tributaires de ceux qu’ils rejetaient il y a encore peu de temps. • Cette bande dessinée met en lumière un retournement de situation que personne n’avait vu venir. Le chausseur devient le gibier et doit s’en remettre aux mêmes à qui ils refusaient tout. Dans cette quête d’une vie meilleure, un groupe de rebelles se détache du reste du camp car c’est un groupe dont les compétences sont reconnues et utilisées à bon escient. Obligés de migrer vers le Sud afin de trouver des conditions de vie descentes, ils se rebelleront contre ceux qui les oppressent. • Le réchauffement climatique est une réalité niée par certains. Cette bande dessinée nous offre un aperçu de ce que pourrait arriver à l’humanité dans peu de temps si nous ne faisons rien. • Si tu veux intégrer Le Mur, c’est ici : https://amzn.to/4qkLF15 • #InstaBook #BookstagramFrance #Dyspopie #BandeDessinée #Illustrations
Je ne connaissais ni n’avais lu le roman d’origine dont est tirée cette bande dessinée de science-fiction d’anticipation à tonalité apocalyptique et environnementale.
Le récit est particulièrement intéressant dans sa manière d’aborder la migration climatique : on suit des personnages qui, après avoir refusé d’accueillir des migrants, se retrouvent à leur tour contraints d’endosser ce rôle. Un renversement de perspective pertinent et percutant.
Mention spéciale pour les paysages français, qui ancrent fortement l’histoire dans le réel et renforcent l’immersion (cocorico).
Un récit très actuel en un seul tome qui se lit vite et facilement.