À Casablanca, le numéro 36 est celui du pavillon psychiatrique du plus grand hôpital de la ville. Il est aussi devenu l’autre nom d’une folie qui classe, exclut et dissimule. Pourtant, Casablanca dévoile ses replis à qui sait regarder, mais surtout écouter. Car depuis une cuisine, un bus ou l’angle d’une rue, des voix s’élèvent pour abattre les murs qui enferment. Et si elles nous racontent un quotidien qu’étrangle la violence patriarcale, ces voix dessinent aussi les contours de puissants désirs d’émancipation.
Dans une langue grinçante et brutale, infiniment rebelle, Malika Moustadraf brosse un portrait au vitriol de toute une société. S’affranchissant des tabous et des silences, elle trace depuis les marges, à travers les fantasmes et les rêves de ses personnages, des chemins d’évasion et de révolte. Publié au Maroc en 2004 et traduit pour la toute première fois en français, "Trent-sis" continue de surprendre par sa radicalité littéraire – et profondément politique.
Un roman marocain hyper important enfin traduit en France ! Ce roman porte toutes les batailles à mener au Maroc : sur les causes féministes, lgbt, sur la reconnaissance de l'importance de la santé mentale... Enfin bref, l'autrice touche à énormément de sujet dans ce toman choral qui se lit d'une traite !
Lu d’une seule traite. C’est un recueil d’histoires fictives qui dépeingnent des tranches de vie quotidienne au Maroc. Certains récits m’ont bouleversée, d’autres m’ont fait sourire, d’autres encore m’ont touchée. L’autrice ne cherche pas à mâcher ses mots, certains passages peuvent clairement choquer mais c’est une réalité qui est montrée et j’ai trouvé ça assez excellent, tant dans le style assumé que dans la variété des sujets abordés. Mais ce qui m’a surtout glacée, c’est la postface parlant de la vie de ́l’autrice et de sa mort tragique il y a quelques années par manque d’accès aux soins de santé...
Une très belle découverte. Ces 14 nouvelles sont à remettre dans leur contexte pour mieux les apprécier. Écrites pas une autrice marocaine disparue à l’âge de 37 ans, on lui redonne la visibilité qu’elle mérite avec cette traduction française de « Trent-sis » Ici les thèmes abordés sont dérangeant pour la littérature marocaine, c’est une œuvre féministe qui dérange. La postface du livre écrite par le traducteur est très interessante et montre à quel point ce métier est important (c’est non les traductions par IA) Une super découverte qui va me pousser à chercher si je peux trouver d’autres récits de cette autrice
wow ! j'ai eu du mal jusque là avec la littérature contemporaine marocaine mais ça c'est autre chose, vraiment subtil et beau, sombre mais sans maniérisme