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The Passion of the Holy Martyrs Perpetua and Felicitas

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ABOUT THE AUTHOR:
Quintus Septimius Florens Tertullianus, anglicised as Tertullian, was a prolific early Christian author from Carthage in the Roman province of Africa. He is the first Christian author to produce an extensive corpus of Latin Christian literature. He also was a notable early Christian apologist and a polemicist against heresy. Tertullian has been called "the father of Latin Christianity" and "the founder of Western theology." Though conservative, he did originate and advance new theology to the early Church. He is perhaps most famous for being the oldest extant Latin writer to use the term Trinity (Latin trinitas), and giving the oldest extant formal exposition of a Trinitarian theology. Other Latin formulations that first appear in his work are "three Persons, one Substance" as the Latin "tres Personae, una Substantia" (itself from the Koine Greek "treis Hypostases, Homoousios"). He wrote his trinitarian formula after becoming a Montanist; his ideas were at first rejected as heresy by the church at large, but later accepted as Christian orthodoxy.

24 pages, Kindle Edition

First published October 27, 2011

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About the author

Tertullian

552 books90 followers
Quintus Septimius Florens Tertullianus, anglicised as Tertullian (c. 160 – c. 220 AD), was a prolific early Christian author from Carthage in the Roman province of Africa. He is the first Christian author to produce an extensive corpus of Latin Christian literature. He also was a notable early Christian apologist and a polemicist against heresy. Tertullian has been called "the father of Latin Christianity" and "the founder of Western theology." Though conservative, he did originate and advance new theology to the early Church. He is perhaps most famous for being the oldest extant Latin writer to use the term Trinity (Latin trinitas), and giving the oldest extant formal exposition of a Trinitarian theology. Other Latin formulations that first appear in his work are "three Persons, one Substance" as the Latin "tres Personae, una Substantia" (itself from the Koine Greek "treis Hypostases, Homoousios"). He wrote his trinitarian formula after becoming a Montanist; his ideas were at first rejected as heresy by the church at large, but later accepted as Christian orthodoxy.

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Profile Image for Jess the Shelf-Declared Bibliophile.
2,447 reviews928 followers
November 15, 2022
Heartwrenching yet encouraging. They maintained their faith and strength so incredibly despite what they faced. What a testimony even all these centuries later.
Profile Image for Jack Smith.
94 reviews2 followers
January 28, 2025
“When [Felicitas] was in pain, struggling in childbirth on account of the natural difficulty of an eight month term, a certain one of the administrators of the jail cells said to her: “As much as you are in pain now, what will you do when you’re thrown to the beasts you disdained when you refused to sacrifice?”

And she replied: “Now I am suffering what I suffer; but there another will be in me who suffers on my behalf, since I am going to suffer on his behalf.””
Profile Image for Amber Thiessen.
Author 1 book39 followers
February 9, 2025
“ O most brave and blessed martyrs! O truly called and chosen unto the glory of our Lord Jesus Christ! Whom whoever magnifies, and honours, and adores, assuredly ought to read these examples for the edification of the Church, not less than the ancient ones, so that new virtues also may testify that one and the same Holy Spirit is always operating even until now, and God the Father Omnipotent, and His Son Jesus Christ our Lord, whose is the glory and infinite power for ever and ever. Amen.”
Profile Image for Maxime N. Georgel.
256 reviews15 followers
December 19, 2021
# Propos général
Actes de deux martyres, Perpétue et Félicité. Perpétue semble elle-même rapporter une bonne partie de l'histoire qui est simplement introduite par l'éditeur et poursuivie pour le récit du martyre lui-même. Cela ferait de ce texte le plus ancien texte d'une femme chrétienne (vers 203). Les historiens acceptent majoritairement l'authenticité du récit.

Le martyre aurait eu lieu sous Septime Sévère mais n'est probablement pas la conséquence d'une politique impériale de persécution mais plutôt une persécution locale.

Un doute subsiste sur l'éditeur, plusieurs ont proposé Tertullien et je comprends pourquoi. Le martyre eut lieu dans sa ville et l'introduction peut sonner Montaniste à la Tertullien : glorification du martyre et éloge des nouvelles visions et prophéties jusque dans la conclusion. Par ailleurs, il mentionne Perpétue par son nom dans *De l'âme*. Le récit en lui-même rapporte de nombreuses visions des martyres peu de temps avant leur mort. Comme Tertullien, le texte parle aussi du martyre comme d'un second baptême, de sang.

Il a survécu en latin et en grec.

# Résumé détaillé

**Préface de l'éditeur** rapportant ce martyre pour qu'il en soit fait lecture pour l'édification et témoignage de l'œuvre de Dieu en leur époque. Il affirme avoir vu le martyre et rapporte le témoignage de Perpétue elle-même.

**Arrestation** de plusieurs jeunes gens dont Perpétue et Félicité. Perpétue a alors 22 ans.

**Début du récit de Perpétue**. Son père tente de la convaincre par sa vieillesse à lui et le jeune âge de son enfant de renier, il la violente. Elle reçoit le baptême. Elle est transféré en prison. Douleurs et chaleurs dans la prison, elle obtient à prix d'argent par les diacres d'être transféré dans un lieu plus calme pour allaiter son petit qui reprend des forces.

Son frère l'exhorte à demander une vision pour savoir s'ils subiront le martyre. Elle obtient une vision d'une échelle pleine d'objets de torture qu'elle doit gravir et au pied de laquelle se trouve un serpent. Elle bondit pour gravir l'échelle et écrase alors sur son chemin la tête du serpent. Ils comprennent alors qu'ils sont destinés au martyre.

Alors vient la nouvelle qu'ils vont être interrogés, son père vient la supplier d'abjurer. C'est le seul dans sa famille qui ne soit pas à Christ.

Quelques jours plus tard, ils sont effectivement conduits pour être interrogés et son père la supplie à nouveau. Condamnation prononcée. Elle est séparée de son enfant et forcée de le sevrer.

Alors qu'ils prient quelques jours plus tard, le nom de son frère décédé alors qu'il avait 7 ans lui vient. Elle comprend alors qu'elle doit prier pour lui et reçoit une vision de lui dans les souffrances et persévère dans la prière. Elle reçoit alors une autre vision de son frère guéri, joyeux et apaisé.

Le garde de la prison les laisse recevoir beaucoup de visite. Nouvelle supplication de son père.

Elle reçoit une quatrième vision le jour où son martyre doit avoir lieu. Elle se voit combattre un géant Egyptien dans l'arène et le vaincre. Elle est alors acclamée et reçoit un rameau. Elle se réveille et comprend qu'elle vaincra le diable.

**Fin du récit de Perpétue et vision de Saturnus**

Saturnus, un autre martyr, voit en songe son corps et celui de Perpétue portés au ciel par des anges où ils recontrent le Seigneur, 4 vieillards et une foule immense, ils voient aussi des martyres récemment décédés et sont consolés.

**Le rédacteur reprend la parole**

Secundus est mort en prison avant le martyre. Félicité qui était dans son huitième mois de grossesse à ce moment pria pour accoucher afin de pouvoir subir le martyre en même temps que les autres et non plus tard avec des criminels car on n'éxecutait pas des femmes enceintes. Elle mit au monde une fille qui fût adoptée par une sœur de l'Église.

Après des réprimandes de Perpétue, le tribun autorisa d'autres visites. Le chef de la prison se convertit. Les martyres prirent une agape la veille de leur martyre et dirent aux païens curieux de regarder leur visage afin de les reconnaître au jour du jugement. Plusieurs se retirèrent honteux et un bon nombre se convertit.

Ils entrent plein de joie dans l'arène et obtiennent de pouvoir conserver leurs vêtements car on voulait leur donner des vêtements de prêtres païens. Perpétue chante et les hommes martyrs menacent la foule du jugement divin ainsi que le tribun et sont donc fouettés.

Les hommes sont déchiquetés par des fauves et animaux sauvages. Les femmes sont produites nues dans un filet mais la foule en a honte comme l'une vient d'accoucher et l'autre est toute frêle.

Les deux femmes sont exposés à une vache qui les embroche. Elles survivent et, se relevant, obtiennent la faveur de la foule pour sortir de l'arène. Perpétue est comme en extase et demande à ses amis quand donc elle sera livrée aux bêtes et ne croit qu'elle l'a déjà été qu'en voyant le sang sur sa robe. Elle les exhorte. Saturus exhorte le soldat, il a survécu aux bêtes. Le léopard le mord et il meurt en appelant le soldat à la repentance.

Les martyrs qui restaient sont alors égorgés au milieu de l'arène sur demande de la foule. Perpétue survit au premier coup de couteau et oriente donc le second vers sa gorge.

Conclusion : "Ô très vaillants et bienheureux martyrs ! Vous avez été choisis et élus pour la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui le magnifie, l’honore et l’adore, doit lire ces nouveaux exemples pour l’édification de l’Église, parce qu’ils ne sont pas moins beaux que ceux d’autrefois. Ils rendent témoignage que l’unique et même Esprit agit toujours, ainsi que le Dieu tout-puissant et son Fils Jésus-Christ, notre Seigneur, à qui appartiennent la gloire et la puissance souveraine dans les siècles des siècles. Amen."

# Remarques
1) Première mention dans le plan de lecture des pères d'une prière pour les défunts. Perpétue reçoit en effet une vision de son frère décédé à 7 ans souffrant et après des jours de prières le voit à nouveau dans la paix et la joie. Augustin (*De l'âme et de son origine*) dut expliquer ce récit, puisque, selon lui, les enfants non baptisés ne peuvent pas atteindre la félicité. Il a donc tenté de démontrer que ce frère avait pu être baptisé avant d'être écarté de la foi par son père païen. Notons que ce texte a donc joui d'une grande autorité, si bien qu'Augustin est forcé de rappeler à ses brebis que ce texte n'est pas inspiré (*ibid* I, 10, 2.). Ce texte pose aussi question aux protestants : il atteste la présence, très tôt, de prière pour les défunts nominalement (et non simplement la prière générale pour les défunts que les protestants peuvent accepter) et vraisemblablement d'une théorie d'un proto-purgatoire qui l'accompagne et qu'on retrouve par ailleurs dans les œuvres de Tertullien. Pour la prière pour les morts, Tertullien la maintient et la défend comme héritée des croyants qui les ont précédé (tradition) mais reconnaît l'absence d'assise scripturaire (*De corona militis* III, *Exhortation à la chasteté* XI, *La monogamie* X). Elle semble émerger du sentiment naturel d'amour pour ceux qui nous ont quitté, c'est sur cette base encore que C.S. Lewis défendait cette pratique dans ses *Lettres à Malcolm*. Elle n'est toutefois pas établie par Dieu et, comme toute chose fait sans son ordre, elle conduit à une autre théologie que la sienne.
Voici les remarques de Jean Calvin à ce sujet :
"On répondra que le purgatoire est un enseignement très ancien de l'Église. Mais Paul répond à cette objection en incluant son époque dans la phrase où il déclare que tous ceux qui, dans l'édifice de l'Église, auront apporté quelque chose qui ne correspond pas à son fondement, auront travaillé et pris de la peine en vain.

Quand ils objectent que la coutume de prier pour les morts a été reçue dans l'Église depuis plus de treize siècles, je leur demanderai, en retour, selon quelle parole de Dieu, à partir de quelle révélation et en suivant l'exemple de qui, cela a été fait. Car, non seulement, il n'y a aucun témoignage dans l'Écriture, mais on n'y trouve aucun exemple de croyants le faisant. L'Écriture raconte souvent, et avec quelle intensité, que les croyants ont pleuré la mort de leurs parents et comment ils les ont ensevelis. Mais qu'ils aient prié pour eux, il n'en est pas question. Or, comme c'est une question de plus grande importance que les larmes et la sépulture, cela n'aurait pas manqué d'être men- tionné. D'ailleurs les Pères de l'Église chrétienne, qui ont prié pour les morts, reconnaissaient qu'ils n'avaient ni commandement de Dieu pour le faire, ni exemple de poids.

Comment alors, demandera quelqu'un, ont-ils osé le faire? Je dis qu'en ce qui concerne cette pratique, ils ont trop concédé aux sentiments humains; mais il ne faut pas prendre la suite en les imitant. Les croyants ne doivent rien entreprendre sans certitude de conscience, comme le dit Paul (Romains 14.23), et cela est particulièrement vrai pour la prière.

On objectera qu'il est vraisemblable que cette pratique n'est pas sans justification. Je réponds qu'elle a pour origine un sentiment humain suscité par la recherche d'une atténuation de la douleur. Il semblait inhumain de ne témoigner aucun signe d'amour envers les morts. Nous expérimentons tous combien notre nature est encline à éprouver cela. La coutume a pris de l'ampleur à la manière d'un feu de broussaille. Nous savons qu'à toutes les époques, les gens ont eu l'habitude de faire des obsèques avec le souci de purifier les âmes, ou du moins, ils le pensaient. Ainsi il y avait un jour spécial chaque année. Bien que Satan ait abusé de la crédulité des pauvres gens par de telles illusions, il a appuyé sa tromperie sur un principe exact: la mort n'abolit pas entièrement l'être humain, elle est un passage de cette vie éphémère à une autre.

Il n'y a pas de doute que cette superstition rend même les païens coupables devant le jugement de Dieu, car ils négligeaient de penser à la vie à venir tout en faisant profession d'y croire. Et les chrétiens, afin de ne pas avoir l'air inférieur aux incré- dules, se sont sentis honteux de ne pas assurer des rites pour les morts. Voilà quelle est l'origine de cette pratique folle et inconsidérée : ils ont craint de s'exposer à un grand déshonneur s'ils n'organisaient pas de nombreuses et pompeuses cérémonies, s'ils ne faisaient pas des offrandes pour soulager les âmes des parents et amis des morts. C'est en s'inspirant de cette comédie per- verse, qui s'est beaucoup développée, que la marque principale de la sainteté des papistes est de faire une grande place pour les morts et de leur venir en aide. Mais l'Écriture nous apporte une meilleure consolation, disant : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur » et elle ajoute la raison : « ils se reposent de leurs travaux» (Apocalypse 14.13). Il n'est pas bien de laisser libre cours à nos sentiments au point d'introduire dans l'Église une mauvaise manière de prier Dieu.

Quelqu'un d'intelligence et de sagesse moyennes reconnaîtra aisément, en réfléchissant sur ce sujet, que les Anciens se sont trop conformés à l'opinion de leur époque. Il me semble que les esprits trop naïfs sont souvent aveuglés et que même les docteurs se sont laissé influencer. Pourtant, on discerne, dans leurs livres, que ce n'est pas sans scrupule qu'ils parlent de la prière pour les morts; ils le font comme des gens peu assurés et incertains. Augustin, dans ses Confessions, raconte que Monique, sa mère, a instamment demandé qu'à sa mort, on fasse mémoire d'elle à l'autel. Pour moi, il s'agit du vœu d'une personne âgée que son fils, plein d'affection, en le trouvant bon, n'a pas bien évalué selon l'Écriture. Le livre qu'il a écrit justement sur ce sujet, intitulé Les soins dus aux morts, témoigne de tant de doutes qu'il devrait suffire à décourager ceux qui seraient tentés par ce type de rite. Au minimum, en voyant les conjectures minces et légères sur lesquelles il s'appuie, on comprendra qu'il n'y a pas de scrupules à avoir par rapport à une chose totalement dénuée d'importance. En effet, voici l'unique fondement sur lequel cette pratique s'appuie: il ne faut pas mépriser ce qui est admis depuis longtemps et qui est devenu une coutume (cf. [[20201214130330]] Augustin - De cura gerenda pro mortuis et https://parlafoi.fr/2021/02/12/la-sup...).

Même si je reconnais que les docteurs anciens ont jugé qu'il ne fallait pas rejeter les prières pour les morts, nous n'en devons pas moins nous en tenir à la règle infaillible suivante : il n'est pas permis de mettre en avant, dans nos prières, le fruit de nos imaginations. Nous devons plutôt soumettre nos désirs et nos requêtes à Dieu, parce qu'il a l'autorité de nous dire ce que nous devons lui demander. Puisqu'il n'y a pas, dans toute la Loi et l'Évangile, une syllabe qui nous permette de prier pour les morts, j'affirme qu'aller au-delà de ce que Dieu a permis, c'est profaner son nom.

Mais, afin que nos adversaires ne se glorifient pas d'avoir l'Église ancienne en leur compagnie à propos de cette erreur, je dis qu'il y a une grande diffé- rence entre eux et elle. Autrefois, on faisait mémoire des morts, afin de ne pas avoir l'air de les oublier complètement. Les Pères anciens ont reconnu qu'ils ne savaient rien de l'état des morts. Ils sont donc loin d'affirmer quoi que ce soit au sujet du purgatoire, dont l'existence leur paraissait douteuse. Nos « nouveaux prophètes » veulent qu'on accepte leur songe comme article de foi au sujet duquel il n'est pas permis de se poser des questions. Les Pères anciens ont fait mention des morts dans leurs prières sobrement et peu souvent, comme par acquit de conscience : les papistes s'y adonnent avec zèle, préférant cette superstition aux œuvres charitables.

Il ne me serait pas difficile d'apporter quelques témoignages des Anciens à l'opposé des prières qui se faisaient alors pour les morts. C'est ainsi qu'Augus- tin dit que les morts attendent la résurrection de la chair et la vie éternelle mais que ceux qui en sont dignes jouissent déjà du repos qui vient après la mort. Par conséquent, les croyants ont un repos semblable à celui des prophètes, des apôtres et des martyrs, aussitôt après leur décès. Si tel est bien le cas, je vous le demande, que leur apporteraient de plus nos prières?

J'arrête de parler de ces énormes superstitions dont les catholiques ont ensorcelé les gens simples, bien qu'il y aurait encore matière pour les asticoter et les convaincre de leur erreur puisqu'ils n'ont rien de solide à proposer. Je ne parle pas non plus des vilains trafics qu'ils font à propos des âmes, profitant ainsi de l'ignorance des gens. Je n'en aurai jamais fini! Mais j'en ai assez dit pour que les croyants soient au clair dans leurs âmes et consciences." - *Institution*, III, V, 10.

Les textes des Pères à ce sujet confirme ce que dit Calvin. Augustin ne parle pas du purgatoire comme d'une chose établie mais comme d'une conjoncture possible :

"Y a-t-il dans l'autre monde une épreuve analogue ? Il n'y aurait là rien d'extraordinaire, et on peut se poser cette question. Par une loi plus ou moins mystérieuse, il peut y avoir des fidèles qui se purifient, dans les flammes, de leur attachement excessif aux choses d'ici-bas, et qui se sauvent en endurant un supplice dont la longueur est en rapport avec l'intensité de leurs désirs mondains mais il ne saurait être ici question de ceux « à qui le royaume du ciel est fermé », à moins qu'ils n'aient obtenu par une juste pénitence le pardon de leurs crimes. Par ce mot de juste pénitence, je veux surtout dire qu'ils ne doivent pas être pauvres d'aumônes : l'Ecriture, en effet, attribue.àl'aumône une vertu si puissante que le Seigneur prédit qu'il mettra les hommes à sa droite ou à sa gauche, au dernier jour, selon qu'ils auront été féconds ou stériles en charités ; car il doit dire aux uns : « Venez, bénis de mon Père, a possédez le royaume qui vous a été préparé »; et aux autres : « Allez au feu éternel »." (*Enchiridion*, LXIX.)

De même, dans *La Cité de Dieu* (XXI, XXVI, 4), au sujet de "sauvé à travers du feu", il dit : "Les afflictions, comme un feu, brûleront ses délices et ses amours, qui ne sont pas criminelles, à cause du mariage. Ce feu figure donc les veuvages, les pertes d’enfants, et toutes les autres calamités qui emportent ou traversent les plaisirs terrestres. Ainsi cet édifice fera tort à celui qui l’aura construit, parce qu’il n’aura pas ce qu’il a édifié, et qu’il sera affligé de la perte des choses dont la jouissance le charmait." et il interprète alors ce feu principalement comme étant les afflictions des croyants. Mais il introduit comme probable alors le purgatoire et non comme certain : "Maintenant si l’on dit que dans l’intervalle de temps qui se passera entre la mort de chacun et ce jour qui sera, après la résurrection des corps, le dernier jour de rémunération et de damnation, si l’on dit que les âmes seront exposées à l’ardeur d’un feu que ne sentiront point ceux « qui n’auront pas eu dans cette vie des moeurs et des affections charnelles, de telle sorte qu’ils n’aient point bâti un édifice de bois, de foin et de paille que le feu puisse consumer » ; mais que sentiront ceux qui auront bâti un semblable édifice, c’est-à-dire qui auront commis des péchés véniels, et qui devront pour cela être soumis à un supplice transitoire, je ne m’y oppose point, car cela peut être vrai."

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Profile Image for Rebecca Harms.
6 reviews
March 7, 2025
I am truly inspired by these two early Christian martyrs. St. Perpetua and St. Felicity, pray for us 🙏🏽
14 reviews
January 9, 2025
Not a day has passed since reading this "book" that I have not thought about it. Nothing I have read in years has made quite the same impression on my memory, nor led to more questions than this brief text. It is only a 30 minute read and the translation is readily found online. The narrative is gripping, densely filled with scenes of profound imagery and magnitude, not easily forgotten, nor for the faint of heart. The lead-up to the martyrdom, and the martyrdom itself, seems indelibly printed on my memory. The torment of Perpetua's father. The childbirth in the prison. Their final meal of Holy Communion. Perpetua singing psalms in the midst of the arena. Saturus shouting up to the crowds to remember his face for the day of judgement. And of course the enigmatic mystery of the visions of the martyrs. I did not understand what it meant to be thrown to the wild beasts. Apparently, the animals did not always kill their victims. Instead, they just mauled them in front of the audience until the Roman soldiers came in and finally executed them. Now I understand that when the martyr Ignatius assured the Roman church that he would beckon the lions to jump on him, he meant it as a comfort.

It must be clarified that this work is not actually by Tertullian. If he had anything to do with it at all, he is the editor of a series of separate texts who writes the prologue and organizes the material into its present form. It is from his time and church community (Carthage in 203 AD is the usual date) and the editor shares Tertullian's belief that the Holy Spirit still actively worked in the church (which led him, in his later years, to believe Montanus was a legitimate prophet). The bulk of the text, however, consists of the personal diaries of Perpetua-- a 22 year-old catechumen languishing in prison with her infant son as she awaits her martyrdom--with an additional text by a fellow martyr, Saturus, and an eye-witness account of their deaths, written by someone who may or may not be the editor. To my surprise, it appears that the consensus view is that these accounts are in fact authentic, making this the first known text to be written by a Christian woman, as well as the fullest portrait we have of a martyr's mental state in their final days, supplanting the earlier Epistles of Ignatius.

What didn't surprise me about the text? Nothing comes to mind. In the first place, it should be stated that Perpetua is told that she is a perfect candidate for "visions" due to her impending martyrdom (similar to how Stephen receives a vision of heaven as a martyr in the Book of Acts), and she and Saturus both record the alleged visions that they received. Whether the visions are "real" or not is beside the point from a historical perspective. Their chief significance, in many respects, is that (if the date is correct) the recorded visions were assumed to be comprehensible to the Carthaginian church in the year 203. As a consequence of that fact, what they conveyed was incredibly surprising to me.

In the first and most basic sense, the apparent belief in continuing prophecies and visions by the martyrs is just one in a long line of other textual evidences that I think indisputably prove that the church at no time (until modernity) believed that miracles and visions ceased with the destruction of the Jewish temple in 70AD. There is simply no evidence to back up this view from any ancient witness, and it seems almost every church father (for centuries) claimed to believe in prophecies, modern miracles, or to have personally witnessed exorcisms. Off the top of my head, Justin Martyr, Ireneaus, Tertullian, Origen, Jerome, and Augustine all fit into this category.

The text also witnesses to an early Christian view I have seen in many writers (like Tertullian for example) that Martyrdom was a second baptism. Presumably this is based off of Jesus' statement to John and James, on the last, long road to Jerusalem, that they would drink from the cup He drinks and be baptized with His baptism (Matthew 20:23); a point which is further clarified by Jesus' allusion to His impending death as the cup he must drink from (Matthew 26:39). Tertullian also frequently mentions the martyrs as partaking of a baptism of blood, and this was likely perceived to be symbolized by the blood and water pouring from Jesus' side on the cross (John 19:34).

Now Baptism, for the first millennia of the church, was unanimously viewed as a purifying process that cleansed the soul of its sins, making a new heart for the reception of the Holy Spirit. Thus it was the "laver of regeneration". To use Tertullian's expression, it was the seal of the new covenant, the metaphorical wedding ring in the marriage of Christ to His bride (the church). What, then, are we to make of the idea that martyrdom was a second "baptism", which requires a similar regenerative understanding of the word? It is clear that the early church (at least in the second century) seemed to think that all of a martyr's sins were "forgiven" and that they were "perfected" and "cleansed" on account of their martyrdom.

This then leads to the most surprising revelation of this text: Perpetua and the Carthaginian church clearly believe in what I can only describe as a form of Purgatory. They accordingly also believe in prayers for the dead, and that by prayer they can intercede for the benefit of those suffering dead such that they are 'refreshed' and translated to the joys of heaven. Clement of Alexandria, in "The Stromata" (written around the same time, or earlier) likewise believes that there are different levels of "perfection" based on how you have lived your life, and that after death all who are saved through faith in Jesus, by grace, are "perfected" in the afterlife. However, he believed that some, who lived more righteous lives, could skip into a higher level of heaven (Paul, for instance, describes seeing the third level of heaven in 2 Corinthians) or even into immediate communion with God as a fully perfected being. Tertullian also, in one of his later works ("On Modesty" or "On Monogamy"; I can't remember which) describes a widow lighting candles for her dead husband and praying for him. Praying for the dead does not make sense if you believe in the immediate entrance into a fully perfect existence in heaven or an immediate damnation in hell.

I have been shocked to see that Christians in both Alexandria (Clement) and Carthage (Tertullian and Perpetua) believed (across such a wide geographic range) in a purgatorial process (if not explicitly a place called "Purgatory") after death, as early as 200 AD. This is hundreds of years before I thought this doctrine had been developed. Also of interest is the fact that Perpetua clearly believes "Revelation" is a book of scripture (significant for this time) and Saturus describes the Carthaginian Bishop (a man Tertullian, his contemporary in the church of Carthage, never once seems to mention across millions of words). I have no idea what to make of this vision of Saturus in which he and the martyrs are in heaven, and see Optatus their bishop who is still alive on earth in heaven for a brief exchange before the angels speak to him and "send him back to his congregation:"
""And we went forth, and saw before the entrance Optatus the bishop at the right hand, and Aspasius the presbyter, a teacher, at the left hand, separate and sad; and they cast themselves at our feet, and said to us, 'Restore peace between us, because you have gone forth and have left us thus.' And we said to them, 'Are you not our father, and you our presbyter, that you should cast yourselves at our feet?' And we prostrated ourselves, and we embraced them; and Perpetua began to speak with them, and we drew them apart in the pleasure-garden under a rose-tree. And while we were speaking with them, the angels said to them, 'Let them alone, that they may refresh themselves; and if you have any dissensions between you, forgive one another.' And they drove them away. And they said to Optatus, 'Rebuke your people, because they assemble to you as if returning from the circus, and contending about factious matters.' And then it seemed to us as if they would shut the doors. And in that place we began to recognise many brethren, and moreover martyrs. We were all nourished with an indescribable odour, which satisfied us. Then, I joyously awoke."

What just happened there? If you were a second century Christian, inclined to believe this was a real vision, what would you say to your bishop the next time you saw him in church? Would you ask him whether he had later had a dream where he conversed with dead martyrs in heaven? If you were the Bishop in the church where this was published, what would you say? That you are just as confused as everyone else? If you never had a vision of heaven like this in the ensuing days after the martyrdom, do you just shrug your shoulders and say "I have no idea what Saturus was saying. If his vision was real, I would have had a vision of heaven and I didn't. So I guess its not a true vision!" Or are we to say this was made up at the bishop's bidding to make the church listen to him? If so, why put the bishop in heaven to be rebuked at all when its not even his vision and it (presumably) makes the vision more confusing? What beliefs would have to be held by the church at Carthage for this to be comprehensible? Would any protestant listen to this bishop more earnestly (if he was their pastor) after a member of their church wrote this vision down before being executed by the state? Whatever the bishop's response, this text emerged in his church community and became internationally famous among the churches. If I was a Roman Catholic apologist, I know exactly what I would argue is implied by this passage. Protestants likewise need an answer.

We are left with four options to explain this unusual artifact of past faith: 1) it is a forgery written at a later time by one author, superimposing late ideas into antiquity. However there is not really any evidence for this (except a belief that it must be so), many aspects of the story comport with theological views held in 203 AD, and there is apparently no ancient or modern belief that this could be the case. 2) The "editor" is actually the author of the whole thing who based their narrative on events that happened. But apparently no one seems to really believe this either, and again it would be a claim made from skepticism rather than evidence. 3) The editor did in fact compile or embellish accounts from the martyrs into this text, but the visions are made up by those writers. 4) The entire narrative is what it claims to be.

Assuming the text, as the evidence suggests, is from the early third century, the ultimate question becomes "what set of dogmatic beliefs were held by the Carthaginians, and presumably the wider audience of the church at large, in 203 AD, that made this text comprehensible?" I am still looking for answers.
Profile Image for Etienne OMNES.
303 reviews15 followers
May 16, 2018
Et où sont les femmes dans l'histoire de l'église? Et bien vous en avez deux ici, et elles ont un témoignage à vous faire blêmir.

Perpetua était une jeune femme carthaginoise de 22 ans, mariée, un bébé, la famille semble chrétienne sauf le père. Elle repousse plusieurs fois les supplications de son père à apostasier, doit vivre avec l'angoisse de son fils qui n'est pas encore sevré et ne se nourrit pas tant qu'elle est en prison, réconforte son frère emprisonné et reçoit une vision où Dieu lui révèle qu'elle sera martyr.

Félicitas était enceinte de 8 mois au moment où elle fut arrêtée et condamnée à mort. Elle accouche d'une petite fille en prison, et doit se résoudre à voir une soeur de son église l'adopter. A elles deux, elles impressionnent leur geôlier, qui attendri accepte qu'elle partage un dernier repas fraternel avec leur église dans la cour même de la prison.

Puis vient le martyr à proprement parler. Le frère de Perpetua meurt d'une morsure de léopard (à son grand soulagement, il avait très peur d'être démembré par un ours). Avant de rentrer dans l'arène, Perpetua et Felicitas sont fouettées par des gladiateurs, puis habillées d'un filet. On lâche un auroch contre elles qui encorne Félicitas et la blesse gravement. Les deux femmes se rejoignent, salement amochées, et devant les yeux de la foule entière, s'adressent un baiser de paix, avant que les gladiateurs ne viennent les poignarder.

Et c'est ainsi que ces femmes ont vaincu la mort. Et moi qui reste et lit leur témoignage 1800 ans plus tard, je pleure et admire.

Lisez, c'est court et inspirant.
Profile Image for Beth.
Author 5 books7 followers
December 11, 2022
A true story of martyrs

The documented experience of Perpetua is one every Christian should read. In a time when the word myrtr is tossed around haphazardly, this book reminds us of the true cost many before us endured.
Profile Image for Dennis J. Waszak.
36 reviews
March 14, 2023
Touching account of early Catholic martyrs

This 2000 year old story of early Christian martyrs facing sure death with dignity, and keeping their Faith was beautifully told. I definitely recommend this for anyone wanting to get a glimpse into what early Christians faced.
Profile Image for Mariah Everett.
144 reviews20 followers
October 11, 2024
Really moving and powerful testimony of two women who were not afraid to die in the arena for Christ. It really broke my heart to hear of Perpetua nursing her infant in prison before she died, and of the mother giving birth just hours before her death in the arena.
Profile Image for Christina.
222 reviews2 followers
March 20, 2019
Wonderful, amazing, charismatic first-person glimpse into the life of the early (and persecuted) church. Perpetua is a saint of the Church with whom all Christians should be familiar.
Profile Image for Tom Velasco.
115 reviews8 followers
March 27, 2020
3 and 1/2 stars

Read for discussion with Chad and Trevor on A History of Christian Theology podcast
Profile Image for Joshua.
167 reviews13 followers
November 12, 2023
Shocking. Confronting. Rome was more bloody than we give it credit for. And Early Christians were more willing to give their lives then we are.
Profile Image for Richard Fitzgerald.
613 reviews8 followers
January 19, 2018
Tertullian's report of Perpetual and Felicity and their colleagues is challenging and edifying. I can't say that about the further readings on virgins and veils. While his basic premises are valid, his applications are extreme. However, that has challenged me to consider where I might have the general biblical principles of holiness correct, but fail as miserably as Tertullian in my application of those principles. In the meantime, I will continue to wear clothing made from dyed fabric.
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