Un chef-d'œuvre. Il n'y a pas d'autre mot. Christian Quesnel nous transporte sur le territoire de la Baie-James, porté par le reportage touchant d'Annie Desrochers. Ce reportage, il n'est pas que familial, il est identitaire, il est québécois, il en est un d'héritage et de TRANSMISSION. J'ai été happé par les témoignages et les récits des autochtones rencontrés. J'ai été bouleversé par la franchise des enfants d'Annie Desrochers, par l'authenticité de leurs mots, ainsi que par la vulnérabilité de ceux de leur mère. Si Paul Desrochers, le grand-père de l'autrice, a été marquant pour le paysage politique, forestier, hydroélectrique et travailleur du Québec, l'autrice laisse ici une marque importante dans le paysage du reportage, du média, de la littérature et j'en passe.
Cette bande dessinée, dans la collection Ricochets, se taille une place importante dans mes favorites des derniers temps. Un bijou de création québécoise, une adaptation qui ne passe pas inaperçue. Je pense que nous avons, à notre tour, un devoir de TRANSMISSION, de lire cet ouvrage ou d'écouter le balado et de le partager au plus grand nombre.
Bravo à Annie Desrochers et à Christian Quesnel, ainsi qu'aux éditeurs!
Très bon roman graphique. J’ai appris beaucoup et c’est très bien raconté. Les images sont superbes et vont tellement bien avec la situation. J’ai adoré.
Quand j'en serai revenu de la beauté incroyable des illustrations, je vous ferai signe.
Adapté d'une série balado, ce roman graphique fait un survol - à partir d'un angle tout personnel - de la construction de la Baie-James et de son impact sur le territoire et les premiers peuples qui y habitent. J'ai reconnu le sentiment d'amertume des habitants de Radisson, y ayant moi-même été à deux reprises, devant la dualité du secteur: la misère y côtoie l'abondance.
Il y a de très beaux passages, notamment dans les annexes, où on peut lire les impression des trois fils de l'autrice avec un peu de recul.
Ouvrage d'une qualité exceptionnelle. Travail d'édition impeccable. J'adore les BD documentaires, spécialement quand elles combinent des réflexions sociales et des quêtes personnelles. L'alliage entre les deux est vraiment réussi. Les illustrations de Christian Quesnel sont, comme toujours, exceptionnelles. Je suis fan!
Dans Transmission, la journaliste Annie Desrochers prend la route de la Baie-James avec ses trois garçons adolescents. Elle cherche à comprendre l’héritage des projets hydroélectriques conçus dans les années 1970 et qui furent dirigés par son grand-père. L’autrice suit donc les traces de Paul Desrochers, organisateur libéral et proche conseiller de Robert Bourassa dans les années 1970, décédé tragiquement en 1983. Elle compte initialement réaliser une balado avec Radio-Canada, puis ce livre quelques années plus tard.
Au fil de l’histoire, Desrochers raconte son rapport ambigu face à ces accomplissements familiaux. Elle est consciente de l’impact positif immense du « Projet du siècle », en raison des 100 000 emplois fournis et des barrages qui permettent au Québec un accès régulier et peu dispendieux à l’électricité. Toutefois, les conséquences sur l’environnement et sur les peuples qui habitent les lieux et qui côtoient les rivières harnachées la frappent de plein fouet.
Au long de la route, qui mènera la famille à Chisasibi et à Radisson, la journaliste sera tiraillée entre les choix qui ont été faits et les répercussions sur la société. Elle est consciente que le choix de développer l’hydroélectricité a été positif, car il a permis au Québec d’éviter les centrales nucléaires ou au charbon tout en produisant de l’énergie abordable et renouvelable. Toutefois, cela a entraîné des problèmes au niveau de l’environnement, avec d’immenses territoires inondés, des rivières dont le cours a été modifié et de l’eau contaminée au mercure. Sans compter les pertes territoriales des Autochtones qui habitaient le territoire et qui y chassaient. Elle dresse également plusieurs parallèles entre les choix de son grand-père, qui travaillait énormément pour défendre ses idéaux et ses ambitions, mais au détriment de sa famille et de sa santé.
Les images sont de Christian Quesnel, exceptionnelles comme toujours.
Intéressant et visuellement magnifique. Ce n'est pas un coup de coeur absolu, mais j'ai apprécié ma lecture! On dirait toutefois que l'impression qu'il me reste, c'est que rien n'a été creusé. On dirait qu'on est resté en surface sur plusieurs thèmes qui auraient pu être approfondis davantage (quoi que les choix à faire pour une BD sont clairement contraignants!)
Je suis toujours excité à l'idée d'un roman graphique sur l'Histoire. Transmission a de très belles tuiles des paysages du Nord, mais 50-75% du contenu suit Annie Durocher et ses enfants avec des conversations peu intéressantes et finalement c'est 50% des portraits d'eux et le même contenu vaguement répété.
Ça laisse 25% pour un peu d'histoire, qui tourne beaucoup autour des mêmes sujets à peine effleuré.
C'est pas vide, mais je m'attendais à beaucoup plus.
WOW. De un: tout ce que touche Christian Quesnel est selon moi une œuvre d'art, déjà. Puis la passionnée d'histoire en moi a tellement aimé le récit du projet du siècle de Bourassa, avec tout ce que ça implique et les répercussions sur les nations autochtones qui y habitent... C'est tellement complexe comme situation et super d'actualité puisqu'on traverse encore une petite crise au niveau de la transition énergétique... Je recommande vivement ♥️♥️♥️
Une BD que j'ai découverte cet automne et que j'ai adorée. Un réel coup de coeur et des possibilités pédagogiques évidentes. J'aimerais l'exploiter en classe éventuellement!