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Daniel Duval #2

Le rouge idéal

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“Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses/Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.” Ces vers tirés des Fleurs du mal de Baudelaire acquièrent soudain un charme vénéneux quand on les retrouve en exergue du Rouge idéal, cinquième roman de Jacques Côté. Pourquoi ? On le comprendra dès les premières pages de cette seconde enquête menée par le lieutenant Daniel Duval, enquêteur à la Sûreté du Québec qui faisait ses premières armes dans Nébulosité croissante en fin de journée.

Au cours du mois d'octobre 1979, on découvre, dans un collège de jeunes filles de Québec, une main coupée, empalée sur un piquet de clôture. Enroulée autour de l'index, telle une funeste alliance, se trouve une bande de papier sur laquelle quelqu'un a écrit : “Mes amours décomposés.” La veille, à l'université Laval, on a trouvé dans le boisé le cadavre d'un chien dépecé au scalpel puis, sur les murs d'un corridor, un graffiti écrit en lettres rouges : “au bout de ton sang, femelle.” Pour traquer ce malade misogyne fou de poésie, Daniel Duval devra reléguer au second plan ses angoisses de père et sa relation naissante avec Laurence.

Jacques Côté met ses talents de conteur au service d'un style, le roman policier, qu'il maîtrise de mieux en mieux. Le Rouge idéal lui permet d'entrer de plain-pied dans le cercle restreint des auteurs de polar made in Québec. --Marie Claude Fortin

342 pages, Kindle Edition

First published November 7, 2002

9 people are currently reading
100 people want to read

About the author

Jacques Côté

34 books30 followers
Jacques Côté enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. En 2000 paraissait Nébulosité croissante en fin de journée, un premier roman policier mettant en scène Daniel Duval, un enquêteur de la Sûreté du Québec travaillant dans la région de la Capitale nationale. Le deuxième titre de la série, Le Rouge idéal, a paru en 2002 et remportait l’année suivante le prix Arthur- Ellis. Jacques Côté a aussi obtenu en 2003 le Grand Prix La Presse de la biographie avec Wilfrid Derome, expert en homicides, paru chez Boréal, le prix Saint-Pacôme du roman policier 2006 pour La Rive noire, le prix Arthur-Ellis 2009 et le prix de la Ville de Québec – SILQ pour Le Chemin des brumes, quatrième enquête de Daniel Duval, et, tout récemment, à nouveau le prix Arthur-Ellis 2011 pour Dans le quartier des agités, le premier des « Cahiers noirs de l’aliéniste ».

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1 star
7 (2%)
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Zweite.
113 reviews4 followers
January 27, 2026
Une lecture qui n'est malheureusement pas mémorable pour moi, mais tout de même marquante.

Le fait que l'intrigue se déroule en 1979 apporte charme et complexité à l'histoire - pas de téléphones cellulaires, des méthodes d'analyses moins précises... j'aime ce côté plus 'concret' de l'intrigue, où les enquêteurs doivent se fier à leurs connaissances théoriques, à leur intuition et aux témoignages des personnes d'intérêt plutôt qu'à des résultats d'analyse.

J'ai également adoré l'écriture et l'ambiance générale du roman - c'est gris et mélancolique, glauque, pesant... Les descriptions des paysages et de l'architecture sont superbement travaillées et mettent de l'avant un vocabulaire riche et précis.

Là où j'ai été moins charmée, c'est en premier lieu avec les personnages, plus précisément celui de Louis. À aucun moment je n'ai éprouvé le moindre intérêt ou sympathie à son égard - ses blagues douteuses et misogynes m'ont immédiatement répugnée. Je présume que l'auteur a voulu le positionner comme l'opposé de Daniel, qui est pour sa part sérieux et réservé, mais vraiment, la magie n'a jamais opéré sur moi.

Ensuite, le meurtrier... Le roman met en scène un nécrophile frustré et misogyne. Vu l'ampleur de la dépravité du tueur, je m'attendais à un dénouement digne de ce nom, une plongée dans sa psyché, une série de découvertes macabres illustrant la descente progressive dans la perversité... eh non. En gros, on a affaire à un étudiant instable et rejeté qui se croit plus cool que ses camarades et qui se venge de ceux qui l'ont humilié. Ça m'apparaît limite pathétique comme élément déclencheur pour mettre en branle une telle violence. Sans être carrément invraisemblable, ce dénouement m'a déçue et je suis restée sur ma faim.

Après, ça reste un solide roman policier sur le plan procédural, et raconté avec une prose magnifique; je ne peux donc pas être trop mécontente.
Profile Image for Isabelle Larocque.
Author 18 books8 followers
May 10, 2017
Points positifs: écrit sans chi chi, une bonne enquête, la ville de Québec en détails (j'y ai habité, je me reconnais) et les années 70 sans téléphone portable qui rajoute du suspense quand l'inspecteur ne peut communiquer avec ses collègues. Les personnages sont bien développés.
Points négatifs: L'action comme à 30% du livre. D'abord une enquête sans importance (d'ailleurs je em susi demandé tout au long s'il y aurait une connexion, ce qui aurait été bien) et un longue partie de chasse détaillée. J'avoue, j'ai failli en rester là. Mais contente d'avoir continué. L'évidence que c'est écrit pour une série avec des intrigues personnelles qui commencent mais ne se terminent pas. Perosnnellement, ca m'énerve un peu. C'est bien quand il y a une progression, mais un sujet devrait être mené à chacun des tomes (à mon avis). Est-ce que je lirai le prochain? peut-être...
Profile Image for Sandra.
409 reviews5 followers
September 8, 2016
Avis sur la saga en général : Les quatre tomes de la série mettant en scène le personnage de Daniel Duval sont bien différents les uns des autres, je reviendrai d’ailleurs un peu plus en détail sur chaque tome séparément, mais je souhaite commencer par parler des éléments qui se retrouvent tout au long de cette saga et qui font selon moi sa force.

Tout d’abord, j’apprécie beaucoup les romans policiers qui se passent avant la découverte de tous les procédés ultramodernes de recherches et d’analyses qui existent de nos jours et qui facilitent drôlement le travail des enquêteurs. Or, cette saga se passe dans les années 80, à un moment où les systèmes de communication sont encore très limités et où les enquêteurs doivent se creuser les méninges pour identifier le criminel grâce aux indices qu’ils dénichent. Bien sûr, de nos jours, de telles enquêtes seraient probablement résolues en deux temps trois mouvements : quelques clics sur Internet, une analyse ADN, trois coups de fil et basta. Ce n’est donc pas le cas ici, nous avançons pas à pas avec les enquêteurs et les moyens dont ils disposent. J’adore ces romans policiers un peu « old school », donc autant dire que cette saga m’a particulièrement plu.

Un autre élément qui fait la force de ces livres, c’est la complicité entre les deux personnages principaux, qui sont pourtant bien différents. Il y a d’un côté Daniel Duval, grand sportif, père de famille, qui aime son travail et qui ne fait pas de frasque ; et de l’autre Louis Harel, dit le Gros, toujours en train de raconter des blagues (souvent en dessous de la ceinture), misogyne et bon vivant, qui commet quelques fois des erreurs à cause de son impulsivité. Louis peut sembler être un peu « lourd » au début, mais il a aussi un grand cœur et on s’y attache très vite. Autant dire que lorsque les deux enquêteurs sont réunis sur une affaire, on ne s’ennuie pas ! Leur duo est étonnant (et détonnant) à la Laurel et Hardy, qui se comporte parfois comme un vieux couple et qui se lance régulièrement des petites piques.

Un dernier point qui m’a beaucoup plu lors de cette lecture, c’est tout simplement la découverte du Québec, autant grâce aux descriptions des environs qu’au travers de l’écriture, qui nous offre un témoignage fidèle du parler québécois et du quotidien de la province. J’ai aimé ce premier contact avec la littérature québécoise et je serai ravie de découvrir d’autres auteurs. Et dans un autre registre, je rêve d’aller visiter le Québec un jour, mais en attendant de pouvoir y aller, c’est la littérature qui m’y emmènera.

Avis sur le tome 2 : Le Rouge idéal
Nous retrouvons Daniel et Louis à la recherche d’un tueur en série aux manières très étranges. La vie privée des personnages principaux évolue petit à petit, ce qui est très agréable à lire.

L’enquête en elle-même est vraiment passionnante, les descriptions sont très réalistes et le rythme est beaucoup plus dynamique que dans le premier tome, on ne s’ennuie pas un seul instant.

L’ambiance du Rouge idéal est assez glauque et un certain professeur de philosophie controversé ne va qu’accentuer ce sentiment. Les indices font avancer l’enquête à son rythme et de nombreuses pistes sont exploitées.

La fin tombe un petit peu trop abruptement à mon goût, mais toute la phase de dénouement est très intéressante et des plus passionnantes.
Profile Image for Yves.
689 reviews7 followers
July 25, 2011
J'ai adoré ce livre. J'ai embarqué dedans dès les premiers moments. J'étais attaché aux personnages car j'avais lu le tome précédent. C'était donc un plaisir de les revoir. Une autre chose que j'ai aimé c'est le réalisme des personnages. Ils parlent comme des vrais québécois, ils vivent dans des lieux que je connais et leur vie est normale comme tout le monde. Dans ce roman, la troupe de l'enquêteur Duval est à la recherche d'un tueur nécrophile. La recherche de ce meurtrier ne sera cependant pas facile. En lisant ce roman, j'avais l'impression d'en apprendre sur plusieurs sujets que je connaissait peu, ce qui m'a poussé à aller voir un peu plus loin. Ce que je peux dire pour terminer, c'est que Le Rouge Idéal peut rivaliser avec n'importe quel autre roman policier de toute nationalité.
Profile Image for Carine.
697 reviews
June 14, 2012
Deuxième tome de la série Duval, aussi bon sinon plus que le premier. Cette fois-ci, Duval est à la recherche d'un tueur amateur de Baudelaire qui s'en prend aux femmes. Je crois que j'apprécie tout particulièrement que l'intringue se passe à Québec. Puisque j'y ai habité quelques années, je peux facilement situer l'action. J'ai même habité tout près du cimetière de la rue Chapdelaine, dont on fait mention dans la roman.
Profile Image for Curlyxhaz.
94 reviews1 follower
November 6, 2016
le début n'a pas du tout capté mon attention, mais la fin a beaucoup fait évolué les personnages.
Displaying 1 - 7 of 7 reviews

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