« Mais c'est souvent comme ça dans les familles dysfonctionnelles, on fait endosser des rôles aux enfants, des rôles de père et de mère, des rôles que les adultes ne veulent même pas ou ne sont juste pas capables d'assumer. »
J’ai toujours beaucoup aimé Marie-Sissi Labrèche et malgré ma relation qui se ternie avec l’autofiction Québécoise (j’aime l’autofiction, mais j’aimerais ça encore plus si on était capable publier autre chose. N’importe quoi d’autre.) je trouve quand même toujours l’envie et le cœur de lire du Labrèche.
Labrèche va explorer les traumas générationnels sur les relations avec les hommes, de sa grand-mère qui suite à une trahison a appris à les détesté et qui va apprendre à sa progéniture à faire de même, à sa mère qui va passer sa vie dans les jupes de sa propre mère, définissant ses relations avec les hommes selon les dégouts de sa mère et finalement Marie-Sissi Labrèche, la petite fille, élevé sans bon modèle de l’amour, qui n’a jamais appris à aimé et qui va passer d’une relation à l’autre sans voir la toxicité de ses relations. J’ai aimé qu’elle analyse sans jugement sur trois générations leurs relations, montrant l’impact des traumas générationnel et de l’éducation sur nos relations. On sent bien les patterns qui recommence et que bien qu’on reconnaisse on n’est pas capable les briser parce qu’ils font partie de nous et nous rassure.
J’ai toujours beaucoup aimé la plume de Labrèche, elle sonne un peu oral, mais surtout très personnelle. Elle va nous donner cette impression de confession, d’intimité, comme si on recevait les mots de l’autrice dans la proximité de la confidence. Elle va nous racontés des brides de sa vie avec une franchises crues, sans atténues ou sans embellir ses souvenirs. Elle est directe et ne craint pas les mots et bien qu’elle puisse se montrer vulgaire et très oral dans son style, son livre va toujours rester littéraire. Ses mots vont être frappant et vont même donner l’impression d’une conversation à cœur ouvert entre ami.e.s.
Par contre, j’ai trouvé le livre quelque peu redondant. Elle répétait principalement que les mêmes choses, elle vient d’un milieu pauvre et peu cultivé, elle a manqué d’amour et son dating life va mal. Bien qu’on la voie évolué dans plusieurs relations, il revienne toujours un peu au même. Je ne sentais pas que chaque relation qu’elle décrivait apportait quelque chose de nouveau ou faisait évoluer le personnage, je trouvais que parfois c’était plus en ajouter pour en ajouter, comme pour nous énumérer une liste d’épicerie. Certaines phrases également me semblait redondante, j’avais l’impression que bien que reformuler dans différent mots, elles revenaient au même et dans un livre aussi court je trouvais ça dommage que ça soit redondant. J’aime les répétitions, mais il faut que ça ait l’aire volontaire et ce ne fut pas le cas. Je pense aussi que la fin a été un peu trop abrute, l’autrice fini par se marier et avoir un enfant, je pense qu’il aurait été bien de mettre un peu d’importance sur son mari et son enfant et pas que sur le négatif. De faire un chapitre un peu positif et pas de finir sur une non-fin avec un personnage insignifiant et une relation qu’elle a eu quelque mois avant d’enchainer avec une autre.
C’était un bon livre, c’est toujours une valeur sûre de lire du Marie-Sissi Labrèche et c’est un court livre qui se lit très rapidement! Hâte de lire son prochain.