Il n’y a pas de philosophie de Wittgenstein. Il y a l’histoire d’un homme qui lutta pied à pied contre la folie et le suicide avec pour seules armes la logique et l’éthique. Cet homme, on l’a dépeint tantôt comme un saint, tantôt comme un monstre, tantôt comme un génie, tantôt comme un détraqué sexuel. A Vienne où il a passé sa jeunesse, comme à Cambridge où il a enseigné, il est vite devenu une légende. Les rumeurs les plus extravagantes ont circulé sur son compte : on prétendit même que sa grande œuvre n’était pas le Tractatus logico-philosophicus , mais le suicide de son ancien camarade de classe, Adolf Hitler, et de sa compagne, Eva Braun, dans leur bunker berlinois. Ce qui demeure certain, c’est qu’aucun philosophe n’aura mené avec un tel acharnement son enquête sur « le monde tel qu’il l’a trouvé », ni sur les fins ultimes de l’existence. Dans ce bref essai, Roland Jaccard tente, à la manière de Stefan Zweig parlant de Montaigne, de Nietzsche ou de Freud, de cerner la personnalité de Wittgenstein et de faire quelques pas en sa compagnie.
Docteur dès Sciences Sociales et Psychologiques. Chroniqueur au journal Le Monde depuis 1969.
Grand admirateur de Georges Devereux, Freud ou encore Norbert Elias, il déroule leur pensée dans son essai L'Exil intérieur : schizoïdie et civilisation (1975) qui aurait marqué toute une génération de lecteurs. Essayiste, diariste dans l’âme et expert en nihilisme, Roland Jaccard dirige la collection Perspectives critiques aux PUF. Il est l’auteur de plusieurs essais dont L’Exil intérieur et La Tentation nihiliste (PUF), ainsi que d’une trilogie autobiographique (Grasset). Plusieurs de ses livres sont parus aux éditions Zulma dont Dictionnaire du parfait cynique. Sugar Babies, illustré par des photographies de Romain Slocombe, reprend les principaux volumes d’écrits intimes de Roland Jaccard, en partie (Topologie du pessimisme, Flirt en hiver, Une fille pour l’été...) ou dans leur intégralité (le Rire du diable, Vertiges).
This short book isn't that bad, but I think Wittgenstein would have hated it: the fast-and-loose proclamations and posturing on random subjects are way too annoying.