Qui a tué la journaliste Pricilla Rosetawer ? Harry Botkine est un artiste consacré, un as du rodéo-métathrombix, des concerts en perfusion collective. Lorsqu''il reçoit le corps de son amie, momifié dans un cocon en soie d''araignée, il est déjà trop tard. Elle est au seuil de la mort. Quant au message accompagnant le crime, délivré par une grenade de pollen métabolique, il est au-delà de l''obscur, jouant "toutes les couleurs du noir". À une vitesse hallucinée, passant entre les mains, les bouches et les symbiotes sexuels de femmes voraces et volup-tueuses, Harry remonte le fil. Ou n''est-ce pas plutôt qu''il s''englue dans la toile tendue par le meurtrier ? Difficile de faire tomber les masques dans la ville de Narcose où des humains adeptes de la chirurgie plastique se livrent à toutes les métamorphoses. Et comment, lorsqu''on porte une tête animale, ne pas finalement se prendre pour un ancien dieu égyptien ?Narcose. Psychose ? Harry Botkine n''est-il pas le premier suspect ? Ce n''est qu''au bout d''un voyage d''un érotisme torride et angoissant, en ayant "acquis, comme les rêveurs, le don de se voir agir" qu''Harry touchera au coeur de la psychomachination. Lui moins que quiconque, personne ne pourrait en revenir indemne.La Mémoire du crime est un roman de science-fiction délirant, qui se lit comme un polar. Attention, ce roman est le deuxième volet du tryptique de Narcose, la ville creuse , mais il ne se lit pas comme une suite du premier volet.