Michel Cormier, correspondant de la télévision de Radio-Canada, s'est installé en Russie à l'automne de l'an 2000, avec l'intention d'en dire du bien. Pendant quatre ans, il sollonne la Russie, visite ses anciennes dépendances du Caucase et de l'Asie centrale, et constate les vestiges de l'expansionnisme soviétique jusque dans les plaines de l'Afghanistan. Ce qu'il découvre alors est une réalité si vaste et si complexe qu'elle échappe aux tentatives de l'Occident de la résumer en topos de trois minutes et de la réduire aux dimensions du petit écran. D'où la nécessité de ce livre, qui creuse, explique et, surtout, fait ressentir aux lecteurs les vertiges de la Tussie du XXIe siècle. Car les mirages (et les illusions) ne se dissipent qu'à condition d'y aller voir de plus près.
Michel Cormier est un journaliste canadien. De 2000 à 2010, il est un des correspondants internationaux du réseau français de Radio-Canada, notamment en Russie et en Chine.
Originaire du village de Cocagne dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, Michel Cormier poursuit des études en journalisme à l'université Carleton d'Ottawa et en science politique (relations internationales) à l'Université Laval.
Il entre au service de la Société Radio-Canada dès l'obtention de son premier diplôme universitaire, en 1979. Il œuvre d'abord à la salle de nouvelles de Moncton de 1979 à 1983. De retour à Radio-Canada après ses études de maitrise (M.A), il prépare pendant sept ans des reportages d'affaires publiques à la radio, d'abord pour le magazine radiophonique Présent-Dimanche de 1986 à 1989, puis à Sunday Morning à la radio anglophone de la CBC. Le journaliste acadien revient au réseau français en tant que correspondant parlementaire à Ottawa (1993-1996), puis chef du bureau de la colline parlementaire des nouvelles télévisées de Radio-Canada à Québec.
À compter d'avril 2000, Michel Cormier est correspondant de la télévision de Radio-Canada à l'étranger. Il a été en poste à Moscou, où il a notamment couvert le renversement du régime taliban en Afghanistan, et à Paris (2004-2006).
En mai 2006, la direction de Radio-Canada a annoncé sa mutation au bureau de Beijing, où il a couvert l'actualité asiatique pour le compte du réseau français du diffuseur public canadien. En octobre 2010, la direction de Radio-Canada a annoncé qu'il prendrait la direction de Radio-Canada Acadie. Il assume ces fonctions jusqu'au printemps 2012. En avril 2012, il revient à Montréal à titre de directeur général de l'information à Radio-Canada jusqu'à sa retraite en juin 2018.