Un homme hanté par des voix de fantômes erre à Toulon et prend un train pour l'île du Levant, espérant que la mer apaise ses tourments. Il découvre un ancien bagne pour délinquants mineurs et reçoit le récit de Louis, un jeune garçon condamné pour vol et harcelé pour son homosexualité. En écoutant son histoire, l'homme libère la mémoire de Louis, acteur d'une révolte en 1866.
la première publication de cette nouvelle collection donne l'eau a la bouche. Avec al collection Locus, Denoel veut mettre en avant des lieux abandonnés et oubliés. ici, un pénitencier pour enfant sur l'île du Levant, loin d'Heliopolis, station naturiste de plus en plus prisée par les homosexuels.
ici il est question également d'homosexualité. l'auteur imagine l'histoire de jeune Louis enfermé de façon injuste dans ce bagne en 1880. mutineries, révoltes, injustices servies par une plume impactante et une narration chantournée, c'était une tres agréable lecture.
3,75. Roman très court, le Fin chemin des anges conte l’histoire de Louis, jeune garçon enfermé au bagne dans les années 1880 avec d’autres garçons adolescents, et ce par le biais de la voix de Lucas, qui entend les voix d’outre-tombe. Avec son visage pur et innocent, Louis fascine, noue des relations amoureuses avec d’autres garçons, subit la violence de la prison. Une plume très poétique et ciselée, mais malheureusement à mon sens le texte avait un potentiel atmosphérique qui n’a pas été satisfait, pareil pour la construction des personnages que j’aurais aimé voir approfondie. Le récit satisfera sûrement les aficionados de l’écriture, ceux qui aiment la belle langue, car tout y est très subtil.
« Jules n’était pas loin, il les prit par surprise d’un coup de pierre taillée qu’il gardait dans son lit, leur ouvrant le cuir à l'arrière de la tête dans une giclée de sang. Fallait-il leur en vouloir ? Enfermés ici jusqu’à leurs vingt et un ans, la rudesse des adultes pour unique réconfort, comment croire au meilleur ? Comment ne pas penser, puisque tout est violence, que le plaisir aussi se prend plutôt qu’il ne s’offre, comme il fut pris un jour par un autre au détriment de soi ? Quand il n’y a pas d'amour, comment en faire les gestes ? »
A week on, I can still picture the masses of poor teenage boys locked up in a caustic island penitentiary off the coast of Toulon, their piercing, haunting stories dredged up from the sidelines of history and reimagined by an anonymous narrator, presumably the author, who’s sort of possessed by the memory of one in particular, Louis, as well as his illicit lover. The story is spare, each word necessary and shocking. All the more so because of the records at the end, showing that speculative novel is not, in fact, entirely invented, but instead drew on the real stories of just one penitentiary of many that served to subjugate, vanish, and profit off the poor.
Ce livre a été rédigé après que l'auteur soit tombé sur des archives qui relatent une mutinerie dans une colonie pénitentiaire pour adolescents. Il se plait à s'imaginer communiquer avec des détenus fictifs, enfermés dans cet enfer malgré eux, et y dresse une histoire d'amour tragique entre deux garçons.
Il y a une vraie qualité d'écriture mais je n'y ai pas été sensible, je suis passé à côté je pense. J'ai trouvé ça trop pompeux. C'est très court heureusement. Ce que j'ai préféré dans la lecture, c'est la reproduction des archives en toute fin d'ouvrage... c'est dire. J'aimerais bien lire d'autre de ses livres néanmoins.