Ce qui m’a attirée en premier lieu avec le roman Capitana, c’est sa couverture, que je trouve vraiment très belle, avec son ambiance maritime parfaitement marquée. Le résumé promettait également une chasse aux pirates des plus palpitantes, ce qui a immédiatement éveillé ma curiosité !
J’ai trouvé ce point particulièrement intéressant, car il change des récits de piraterie traditionnels, où l’on suit souvent des pirates finalement beaucoup plus sympathiques qu’il n’y paraît. Ici, pas de complaisance : on traque, on chasse et on tue les pirates sans la moindre hésitation. Les personnages que nous suivons sont convaincus que les pirates sont le mal incarné, et c’était vraiment original et enrichissant de découvrir l’histoire sous cette perspective.
Cela dit, je suis un peu restée sur ma faim : cette approche me plaisait beaucoup, mais l’intrigue se concentre finalement davantage sur l’académie militaire et sur la formation de Ximena, laissant la chasse aux pirates un peu en retrait. Le rythme y est assez lent, mais il permet de poser les bases de l’univers et de construire progressivement la psychologie du personnage principal. J’ai lu cette histoire en me laissant porter par les mots de l’autrice, ce qui m’a valu quelques surprises agréables au fil des chapitres.
Concernant Ximena, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle au début. Elle m’a semblé froide, distante, et très centrée sur elle-même. Cassandra James souhaite, à travers elle, mettre en lumière les conflits d’intérêts entre le bien et le mal, l’oppression et l’endoctrinement imposés par l’empire. Il me paraissait donc logique que Ximena adopte cette attitude presque rigide, pour se protéger derrière une carapace. En revanche, au fil des pages, elle évolue de manière positive et devient progressivement plus accessible et touchante. Je regrette cependant que cette évolution soit un peu rapide ; j’aurais aimé que ses conflits intérieurs soient davantage développés.
Un autre point fort du roman réside dans son ambiance latino-américaine. Les noms des personnages, de certaines fonctions, et l’atmosphère générale ont une consonance hispanique (si je ne me trompe pas), ce qui donne un charme chantant à la lecture et s’accorde parfaitement avec l’univers maritime.
Même si je n’ai pas été totalement convaincue, l’autrice propose de très belles idées qui laissent entrevoir un potentiel intéressant pour la suite. Je vous invite à découvrir Capitana par vous-même et à vous forger votre propre avis !