"En traduisant d’abord l’un des livres qui descendent à la pratique, avant de terminer la traduction des abstractions, je puis être convaincu d’interversion volontaire : mais j’ai voulu faire entendre à quoi les avis des Sages pouvaient servir dans la vie. Il se peut que j’aie mal réussi dans mon projet, et que les « Influences » ne paraissent pas d’une utilisation suffisante. Peut-être aurais-je dû aller plus avant, et jusqu’à la traduction des livres de Sciences Pratiques, comme la physiognomonie ou la psychologie thérapeutique. J’avoue que le saut des unes aux autres m’a paru trop grand ; et d’ailleurs certains en eussent-ils mieux compris les textes enténébrés d’où sortirent les théories de la Pathogénie Chinoise ? j’en doute. Je ne me défends pas de l’obscurité : je ne suis pas un vulgarisateur, et n’ai que faire de donner des explications. En Chine même, Laotseu ne doit pas être compris immédiatement de chacun. Les ténèbres dont on lui fait un reproche ont le don bienfaisant d’effaroucher les myopes, et je suis ravi qu’elles se retrouvent, au scandale de plusieurs, dans mes traductions ; c’est là une preuve de leur fidélité." - Matgioi