Nouveau-Mexique, 1970. Chuck sort de taule, retrouve Kat, sa partenaire, qui l’a gentiment attendu. Ensemble, ils vont récupérer le magot que Chuck a planqué dans une bourgade abandonnée au milieu de nulle part, et à eux la grande vie ! Mais rien ne se passe comme prévu. Beaucoup trop de gens s’intéressent à cet argent, sans parler du spectre d’un vieux cow-boy à la gâchette facile qui hante la ville fantôme... Un polar sans concession par le duo qui vous a donné LE SERPENT ET LE COYOTE.
"Matz" is the pseudonym for French writer Alexis Nolent. He has written scripts for video games, a novel, and as Matz, a number of comics including Triggerman by Walter Hill. His graphic novel, Du plombe dan la tete a.k.a. Headshot, was adapted into the 2012 film, Bullet To The Head.
Après "Le serpent et le coyote" (paru en 2022) Matz et Xavier reprennent les routes de l'Ouest Américain et revisitent le western au son d'une radio des années 70.
Philippe Xavier est un artiste dont le coup de crayon s'est aiguisé dans le domaine de la publicité et du graphisme sur le sol américain. Matz (Alexis Nolent) est notre scénariste préféré : c'est celui de la série le Tueur et de quelques autres albums remarquables, souvent des coups de coeur. Ses scénarios, très écrits, sont presque des romans. Les deux complices n'en sont pas à leur coup d'essai (on leur doit notamment la série Tango - Le Lombard 2017) et L'or du spectre est un peu la suite de leur album précédent, le serpent et le coyote (Le Lombard 2022), mais il peut tout de même se lire indépendamment.
Dans l'album précédent (Le serpent et le coyote), on avait laissé Joe (un malfrat repenti, témoin protégé d'un procès anti-mafia), en cavale avec son camping-car sur les routes du Nouveau Mexique. Nous voilà repartis sur les routes de l'ouest sauvage, Montana, Wyoming, Colorado, Nouveau-Mexique, au milieu de nulle part : Chuck sort de 5 ans de placard et retrouve sa dulcinée, Kat. Tous deux veulent bien sûr retrouver le butin que Chuck a planqué avant ses vacances en taule mais ils vont tomber sur un os creux et sur un vieux pépé, qui n'est pas sûr de s'appeler Rufus, il perd la boule, et pire, la mémoire ce qui n'est pas très pratique quand on cherche après son or ! Le pépé gâteux croit être né en 1820 au temps de la ruée vers l'or et les indiens du coin le prennent pour un fantôme. Après tout, qui sait ... En gros, tout le monde se retrouve avec une pelle à la main et creuse, creuse, tantôt pour déterrer un trésor, tantôt pour enterrer un gêneur. La routine, quoi ! Et que les fans se rassurent, nos héros finiront bien par croiser la route de Joe et son camping-car !
➔ Chuck et Kat, on les trouve plutôt sympas. Chuck incarne l'idiot parfait : il a même révélé à un camarade de cellule l'endroit où il avait dissimulé son butin ! Et le "copain" est évidemment sorti avant Chuck ... C'est Kat la tête pensante, la blonde fatale dans toute sa splendeur, et le dessinateur Philippe Xavier fait tout pour nous la rendre séduisante. Mais elle est assez vénère après les conneries de son petit-ami. Ce qui nous vaut des dialogues piquants puisque la belle Kat n'a pas la langue dans la poche de son jean. « [...] - Tout va bien se passer, bébé, t'inquiète - C'est quand tu dis des trucs comme ça que je m'inquiète en fait J'hésite. J'arrive pas à décider si t'es un pauvre con ou un sale con Chuck. Pourquoi t'as préféré dire à quelqu'un d'autre que moi où était planqué le fric ? - Mais tu m'aimes, bébé, non ? - Arrête de m'appeler bébé, ça m'énerve. » ➔ Côté dessins, Philippe Xavier se régale (et nous aussi) : c'est du grand cinéma, digne du technicolor. Cadrages larges sur des panoramas grandioses et plans resserrés sur les trognes des personnages, tous très variés, ou les beaux yeux de Kat. Dans ces planches, il plane parfois comme un petit air de Blueberry, que l'on aperçoit d'ailleurs en arrière-plan page 29 : clin d'oeil. C'est un véritable plaisir et cela nous offre un album magnifique. ➔ Voilà un western revisité années 70 au dessin impeccable. L'album précédent évoquait les débuts du programme WITSEC de protection des témoins repentis et cela donnait au scénario une profondeur, une densité, que l'on ne retrouve pas vraiment ici : L'or du spectre semble manquer d'un fil conducteur plus riche que les déboires de Chuck et Kate en quête de leur bonne fortune. Peut-être faut-il voir là un épisode de transition dans une série qui ne dit pas encore son nom.
POPKULTUROWY KOCIOŁEK: Akcja komiksu Skarb widmo przenosi czytelnika do Nowego Meksyku roku 1970. To właśnie wtedy główny bohater, Chuck, po pięciu latach odsiadki opuszcza więzienie. Natychmiast spotyka on swoją dawną partnerkę i miłość życia – Kat. Oboje wyruszają do opuszczonego miasteczka Dry Creek, gdzie przed laty ukrył on łup z napadu. Para marzy o rozpoczęciu nowego, dostatniego życia. Niestety, ich prosty plan szybko się komplikuje. Skrytka okazuje się pusta, a wokół niej kręci się zbyt wielu chętnych. Wśród nich jest duch starego poszukiwacza złota, którego nie da się łatwo odesłać w zaświaty. Tak zaczyna się gra o przetrwanie, w której żaden z uczestników nie jest bez winy.
Scenariusz Matza to ciekawy i dość angażujący miks gatunkowy. Twórca łączy ty bowiem elementy klasycznego kryminału noir, thrillera i dramatu, dodatkowo ubierając to wszystko w westernowe szaty. Historia pełna jest częstych i dobrze poprowadzonych zwrotów akcji. To sprawia, że czytelnik nie nudzi się ani przez chwilę. Matz udanie miesza wątki kryminalne z estetyką westernu. Wykorzystuje przewidywalne archetypy postaci, nadając im głębszy wymiar.
Od pierwszych stron widać, że to historia o chciwości i odkupieniu. Choć punkt wyjścia jest schematyczny, sposób prowadzenia narracji skutecznie odświeża znany motyw. Matz przy tym nie idzie na skróty. Umiejętnie rozkłada akcenty, dzięki czemu historia rozwija się z filmową precyzją. Liczne retrospekcje dodają zaś opowieści potrzebnej głębi.
Do zalet scenariusza na pewno trzeba zaliczyć jego rytm. Każdy dialog czy scena ciszy ma tutaj jakieś znaczenie. Wątki zdrady i zemsty przeplatają się naturalnie, bez nadmiaru patosu. Dobrze zbudowana atmosfera klaustrofobii kontrastuje zaś z ogromem pustynnych przestrzeni.
Niestety nie jest to album bez skazy. Fabuła miejscami traci tu bowiem swoją spójność. Niektóre sekwencje wydają się zbyt skrócone, jakby urwane w pół zdania. Opowieść momentami niekoniecznie też będzie w stanie mocno zaskoczyć doświadczonego fana westernu/kryminału. Pewne drobne zastrzeżenia można mieć także do zakończenia, które choć ironiczne i efektowne może co u niektórych odbiorców pozostawić pewien niedosyt.
Chuck i Kat to duet, którego relacja napędza całą historię. Ich więź opiera się na miłości, nieufności i wzajemnych kłamstwach. Matz subtelnie ich przedstawia, wzbudzając niemal sympatię mimo ich przestępczych skłonności.
Kat to inteligentna, wyrachowana i mocno zmienna urodziwa blondynka. Chuck to z kolei impulsywny i naiwny typ bohatera, który często sam swoimi działaniami prowadzi się w stronę katastrofy. Między nimi wciąż iskrzy, lecz zamiast namiętności coraz częściej pojawia się gniew. To właśnie napięcie między tą dwójką buduje emocjonalny ciężar fabuły....