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Les paysages intérieurs: Solastalgie, mémoire et territoire

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Les changements climatiques entrainent des bouleversements qui frappent l’imaginaire et font les manchettes. Mais certains impacts sont plus subtils, plus la perte de la neige en décembre, par exemple, ou celle de l’odeur d’une fleur qui embaumait jadis nos étés. Ce deuil des paysages disparus ou transformés a un solastalgie.

Dans cet essai, Catherine D’Amours ancre ce concept encore neuf dans le territoire québécois, sur les battures du Saint-Laurent comme dans les ruelles de Montréal. Portée par une quête de beauté, l’autrice mène une lutte contre l’amnésie collective, cette posture d’ignorance volontaire qui nous permet de mettre l’écoanxiété en sourdine.

94 pages, Kindle Edition

Published March 13, 2025

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10 (8%)
1 star
1 (<1%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Aly.
2,952 reviews86 followers
March 1, 2025
Je suis ambivalente. Il y a des passages que j'ai adorés et que je trouvais hyper pertinents mais dans l'ensemble, ça me laisse sur ma faim. Le sujet m'interpelle, étant une solastalgique, mais j'ai l'impression qu'on n'a fait qu'effleurer le sujet au lieu de le décortiquer et de le fouiller. Mais peut-être que ce n'était pas le but recherché ?
Profile Image for Virginie Rainville.
109 reviews7 followers
March 3, 2025
Se lit d'une seule traite! J'ai appris ce qu'est la "solastalgie" en lisant l'expérience de l'autrice. Bien intéressant dans l'ensemble. Je retire une étoile parce que j'aurais aimé y lire un peu plus de théorie.
Profile Image for Élisabeth Madgin.
25 reviews7 followers
April 26, 2025
J'ai bien aimé.

Les exemples de solastalgie donnés ont resonné dans mes propres expériences, rendant le concept très tangible et apprivoisable.

J'ai aussi l'impression de mieux comprendre le concept de recherche-création.

En fait, j'adore les Documents d'Atelier 10. Exercices intellectuels toujours accessibles, j'en sors régulièrement avec de nouvelles idées qui mijotent et qui ressortent quelque temps plus tard autour d'une conversation. (Invitez-moi pas à souper dans les prochaines semaines si vous voulez pas parler de nostalgie écosystémique 😜)
Profile Image for Véronic Fortin.
248 reviews7 followers
April 18, 2025
C'était un très doux moment de lecture ! J'ai beaucoup aimé. Ça m'a fait pensé à beaucoup de mes expériences personnelles. Super inspirant !
61 reviews1 follower
March 31, 2025
Une belle réflexion sur un changement de paradigmes qui met la vie au centre des préoccupations. En finissant ce livre, on ne peut s’empêcher de ressentir une vague d’amour pour le vivant sous toutes ses formes. Je me suis beaucoup reconnue dans la démarche de l’artiste, dans sa recherche de connexion avec la nature à travers la marche et l’empathie. J’aurais aimé plus de théorie, et un peu moins de répétions, mais j’ai tout de même grandement apprécié cette lecture et je suis reconnaissante qu’elle se taille une place dans l’écosystème littéraire actuel. 🫶
Profile Image for Anabelle Longchamps.
167 reviews4 followers
July 12, 2025
Mmmh. J’ai levé les yeux certaines fois. Certains propos m’ont chicoté ou alors j’ai eu l’impression qu’il manquait de chair et de développement à la pensée de l’essayiste. Je suis peut-être dure, il s’agit d’une première exploration littéraire, je sais.

Bon, je me pose quand même des questions : est-ce qu’en documentant les sorties extérieures avec l’autoethnographie, on n’entre pas justement dans une posture contraire à celle de la reconnexion avec la nature?!? Le fait de documenter ses marches, par exemple, ne nous empêche-t-il pas d’être réellement dans l’instant présent? Ce ne serait pas cette pratique qu’on devrait mettre de l’avant plutôt, celle de délaisser tout type de barrière entre la nature et nous pour pouvoir atteindre cette reconnexion réelle?
Je sais pas.

Pis ça c’est vraiment juste on me, mais esti que j’haïs le mot solastalgie. Je sais pas pourquoi, je le trouve laite, il me dérange. Haaaaa!

Tout de même. Cet essai nous rappelle l’importance de la lenteur et de sortir dehors. C’est vrai que c’est important.
Profile Image for Lire.Papier.
245 reviews69 followers
March 19, 2025
Dans cet essai , on parle de la nature, de la solastalgie ( un terme que je ne connaissais pas mais qui se colle totalement à moi ) et de la beauté de nos paysages.

À travers l'écriture magnifique de Catherine D'amours, on se plonge dans ses souvenirs de son environnement en tant qu'enfant , ses réflexions en tant qu'adulte face à son changement campagne - ville et les changements qui nous glissent entre les mains. En lisant, on se rend compte qu'on vit un certain déni face à tout ces changements. On se ferme les yeux , on efface nos souvenirs. Un sujet triste mais écrit avec beauté. J'aurais aimé que l'essai sois plus long et approfondie , en même temps non, puisque cela m'a permis de prendre mon temps , d'assimiler et de le transposer sur mes propres expériences.
Profile Image for Cottagecoeur.
9 reviews
June 16, 2025
En lisant ce livre, je me suis sentie tellement soulagée et j’ai réalisé à quel point j’avais besoin de lire cet essai. Il m’a permis de remplir une partie du vide que je ressentais depuis longtemps et de mettre des mots sur mon désir de changer les choses et sur le deuil des paysages que je vis quotidiennement. Merci 🩷
Profile Image for Pascale Roy.
373 reviews17 followers
April 21, 2025
Très bel essai personnel qui me redonne l’élan de me mettre en mouvement. C’est porteur d’espoir. Quelques détours qui m’ont détournée du sujet principal, à mes yeux. Cela dit, il s’agit d’un plaidoyer pour notre lien à la nature et au monde vivant.
Profile Image for ScorchingSerpent.
89 reviews4 followers
Read
September 1, 2025
Bon rappel.
-
« que chaque personne ne laisse aucune empreinte sur le territoire, sauf celles qui sont naturelles. »

« beaucoup plus qu'une simple visiteuse, je suis une partie de l'ensemble. Les paysages ne sont plus des images figées de cartes postales: ils sont une partie de ce que je suis, de ce qui se dresse en moi. »

« Les relations que nous entretenons avec les membres de notre famille biologique ou de notre famille choisie, les liens que nous tissons avec les collègues et même nos animaux de compagnie, deviennent, à différents moments de notre vie, des lieux que nous visitons pour différentes raisons. […] En ce sens, notre maison s'étend dans cette relation tête-cœur-corps. Construire sa maison devient alors un acte quotidien d'écoute, de cocréation, et par-dessus tout, d'amour partagé. Ou, pour reprendre l'expression de Kimmerer, un acte de réciprocité. »

« En choisissant de poser de petits gestes à notre échelle, comme introduire des espèces pollinisatrices dans nos jardins pour soutenir la biodi-versité, ou encore mettre au programme des sessions de jardinage dès l'école primaire, nous avons la capacité de renforcer les liens qui nous unissent à la maison, tant sur le plan émotionnel que physique. Cette démarche est essentielle pour stimuler notre désir et notre engagement à honorer et à respecter la vie sous toutes ses formes. L'implication de cette transition vers le Symbiocène exige de nous une introspection et une réévaluation de nos principes fondamentaux. Adopter une nouvelle éthique centrée sur la vie et la mutualité implique de remettre en cause les paradigmes dominants qui privilégient l'exploitation des «ressources naturelles» sans considération des conséquences.
Ce virage éthique n'est ni plus ni moins qu'une transformation collective de notre rapport au monde naturel, une réorientation de notre civilisation vers des pratiques qui favorisent la régénéra-tion, la restauration et le respect de l'équilibre écologique. »

« je possède en moi la capacité d'apprendre dans le silence, par l'expérience du cœur et du corps. C'est exactement ce que j'ai tenté d'expérimenter dans l'exercice de la marche. »

« encourager à croire en leurs capacités, à être critiques, à aimer et à se surpasser en vivant l'expérience d'une reconnexion à soi, à l'autre et au monde qui les entoure. Je pense que l'université devrait, avant de favoriser le capacitisme, être un lieu d'exploration et de translaboration.
Les enjeux auxquels nous faisons et ferons face nécessitent une nouvelle mécanique de pensée. Il ne suffira plus d'être les meilleure•s dans notre discipline. Il faudra avoir appris à redéfinir notre raisonnement et la relation que nous entretenons avec les lieux, les objets et les corps. »

« Je me suis égarée dans les dédales du rythme accéléré de nos vies modernes. Nous nous sommes toute's perdu•e•s. J'ai oublié de voir, de sentir, de toucher, de comprendre, de ressen-tir. N'avons-nous pas tout oublié? J'ai commencé à observer les paysages comme on regarde une carte postale. Nous y avons vu une nature figée. Nous y avons inventé des ressources à exploiter.
J'ai oublié la présence de ces autres corps vivants. Nous les avons reniés. Je suis restée figée, incapable de bouger, saisie par la peur de demain. »
Profile Image for Katy Borges.
29 reviews4 followers
May 19, 2025
Un livre lumineux, intime et nécessaire.

Les paysages intérieurs de Catherine D’Amours est une œuvre fine, sensible et profondément actuelle. Avec une plume à la fois douce et rigoureuse, l’autrice explore les liens invisibles entre crise écologique, mémoire personnelle, marche quotidienne, reconstruction identitaire et engagement.

Elle réussit à nommer avec justesse des sensations que peu de mots savent saisir : la solastalgie, l’amnésie collective, la perte de repères dans un monde en mutation, mais aussi l’amour du vivant, la puissance de l’éthique du care, et le retour à soi à travers la nature. Le livre est traversé par une attention aux détails, aux lieux, aux corps et aux voix qui nous constituent — et qu’on oublie trop souvent.

Ce texte a résonné profondément avec mon propre parcours. Il m’a ramenée à des lectures fondatrices (bell hooks, Donna Haraway, Bruno Latour), à mon rapport au territoire et à la maison. Il m’a aussi offert des mots pour penser ma propre reconstruction, à travers l’art, l’écriture, la marche et l’engagement.

Un livre à lire lentement, à méditer, à relire.
Et surtout, à garder près de soi.
277 reviews6 followers
March 29, 2025
Catherine D’Amours contribue à la superbe collection Documents, d’Atelier 10, avec un court essai sur la solastalgie, un concept qui réfère à la nostalgie des paysages disparus de notre enfance. Au fil du texte, D’Amours démontre comment les bouleversements climatiques que nous vivons actuellement érodent les liens affectifs entretenus par les individus avec leur milieu naturel. Elles présente comment les dimensions psychologiques et émotionnelles des habitants sont fragilisées lorsque leur habitat se transforme (jusqu’à disparaître).

En présentant des anecdotes tirées de son expérience familiale, Catherine D’Amours cherche à sensibiliser les lecteurs aux changements qui sont en train de se produire, tout en questionnant le lien qui nous unit au territoire. Elle lutte contre l’ignorance volontaire parfois présente de nos jours, qui permet aux gens d’éluder la question et de mettre de côté les émotions qui y sont rattachées.

Les paysages intérieurs est un manifeste amoureux de la nature, lié à l’identité de chaque habitant du territoire. Avec une préface d’Anaïs Barbeau-Lavalette.
Profile Image for Morgane.
131 reviews1 follower
April 22, 2025
Quel bonheur de tomber sur cet essai qui résume si bien mes questionnements de maîtrise! Avec de belles illustrations.
Displaying 1 - 14 of 14 reviews

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